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Parc industriel Caracol/la Fondation Sae-A

Une école gratuite pour les enfants des ouvriers de Caracol

vendredi 28 mars 2014 par Administrator

Quelque 200 enfants de Caracol bénéficient, depuis octobre 2013, de la scolarité gratuite dans un environnement d’apprentissage approprié grâce à la Fondation Sae-A, branche philanthropique du confectionneur et exportateur mondial de vêtements, Sae-A Trading

. C’est par une cérémonie qui aura duré plus de 5 heures que ladite fondation a procédé, mercredi, à l’ouverture officielle de son école, sise à la route conduisant aux installations de Sae-A au Parc industriel de Caracol (PIC), département du Nord-Est. Plusieurs personnalités dont le président de la République, Michel J. Martelly, l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique, Pamela White, le représentant en chef du bureau de l’Agence coréenne de coopération internationale en Haïti, Sae Chul Oh, le président de Sae-A, Woong-Ki Kim, ainsi que des représentants de la Banque interaméricaine de développement, ont pris part à cette cérémonie inaugurale. A l’issue de la cérémonie, elles ont visité le PIC où Sae-A a construit trois usines dont deux fonctionnent déjà, embauchant pas moins de 2 000 employés.

« Nous sommes ici pour célébrer cet événement qui, après le tremblement de terre, nous a permis de créer la vie dans la zone, a dit Jean Mirvil, directeur de l’école, pour donner le coup d’envoi à la cérémonie. C’est une célébration qui accompagne la collaboration, la sensibilité dans le monde et l’engagement pour le bien et l’éducation des enfants du pays. Nous sommes venus ici, c’est une façon de contribuer à cette nouvelle Haïti qui permettra aux enfants d’avoir le sens du leadership, de développer le civisme chez eux et la connaissance du monde », a expliqué l’Haïtiano-Américain qui est retourné dans le pays après avoir travaillé dans des écoles de la ville de New York.

Il a indiqué que les 200 élèves fréquentant cet établissement appelé « Ecole S & H » sont des enfants des actuels employés des usines situées dans le PIC, ainsi que ceux du village de Caracol. Elle les reçoit du jardin d’enfants à la 9e année fondamentale et leur apprendra le créole, le français et l’anglais. Yvanne Jean, une parente qui gagne sa vie au village se dit fière du travail que l’école fait avec son enfant et a exprimé sa reconnaissance envers les responsables de l’école.

Celle-ci constitue déjà pour le ministre de l’Education nationale, Vanneur Pierre, une pierre dans l’édifice social du pays. D’après lui, « ce programme permettra à des enfants qui n’avaient aucune chance avant, de nourrir un rêve aujourd’hui. Il a promis l’accompagnement du ministère afin d’aider l’école à donner une éducation de qualité aux enfants.

Ils sont, pour le président de Sea-A, les plus grands espoirs dans la vie d’une nation. « L’éducation est le meilleur investissement que nous puissions faire pour assurer des résultats garantissant le succès d’une société », a poursuivi Woong-Ki Kim. Pour stimuler les Haïtiens, Il a rappelé l’histoire de son pays, la Corée qui, il y a quelques années, a été dévastée par une « terrible guerre » laissant le pays dans la pauvreté et la misère. « Grâce à de durs labeurs et à notre passion pour l’éducation, poursuit M. Kim, la Corée s’est relevée de ses cendres et est devenue une grande nation. »
Le Coréen a promis que son entreprise « va faire tout son possible pour faire de l’école une institution solide qui éduque ses élèves, afin qu’ils deviennent meilleurs et des leaders pour l’avenir d’Haïti ».

Il a, par ailleurs, souligné que Sae-A Trading a actuellement deux manufactures qui fonctionnent au Parc industriel de Caracol. « Nous avons des plans pour élargir le cadre et avancer pas à pas, a-t-il dit. Une troisième manufacture s’ouvrira prochainement et une quatrième à la fin de l’année. Lorsque toutes seront ouvertes, nous donnerons 5 500 emplois dans la zone. »

De son côté, l’ambassadeur des Etats-Unis en Haïti, Pamela White, a remercié les initiateurs d’avoir fait « des sacrifices pour permettre aux enfants d’aller à l’école ». Elle a aussi remercié le gouvernement haïtien qui, selon elle, leur a donné la chance de « contribuer au développement du département ». « Chaque fois qu’on pense avoir fait le dernier pas, ajoute-elle, il faut encore faire plus d’efforts », a dit Mme l’ambassadeur qui a promis de travailler avec les autres partenaires à l’embellissement du site de Caracol.

Le président de la République a, lui aussi, félicité et remercié Sea-A pour cet établissement scolaire. « C’est un geste important pour moi, a déclaré Michel J. Martelly. Je remercie Sea-A qui nous offre une école de cette envergure, (…). » Plus loin, le président a mis l’accent sur les fruits de la collaboration entre les Etats-Unis et la Corée dans le projet de Caracol. Il a rappelé que le village est construit avec les fonds de la USAID qui, selon lui, « constitue une grosse œuvre dans le domaine de la reconstruction du pays ».

M. Martelly a longuement discouru sur « l’importance du Parc industriel de Caracol et ce qu’il peut apporter pour la région en termes de création d’emplois et de développement durable ». « (…) Je veux insister sur le travail qui se fait au parc Caracol. Partout où je passe, je parle de cela. Lorsque je discute avec des dignitaires dans le monde entier, je ne manque jamais de parler de Caracol, des possibilités d’affaires qu’il offre. En ce sens, je veux féliciter la firme Sea-A et toutes les autres entreprises qui commencent à venir travailler au parc. »

Conscient, par ailleurs, que le salaire des ouvriers n’est pas tout à fait convenable, Michel J. Martelly appelle la population à faire preuve de patience et lui demande de garder la zone stable. Car, a-t-il expliqué, « le changement ne vient pas d’un coup. Mais dans l’idée de faire concurrence à d’autres pays pour avoir plus d’emplois, il estime que nous ne devons pas imposer un salaire trop élevé. « En voulant toucher beaucoup plus, vous pouvez perdre le job définitivement, ce qui serait pire. Même quand vous voulez toucher plus d’argent, il faut éviter d’être plus cher que les autres pays », a dit le président.

Bertrand Mercéus
mbertrand@lenouvelliste.com

Voir en ligne : Le Nouvelliste







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