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Trois congressmen américains, dont le Sénateur Ted Kennedy, réclament le TPS pour les haïtiens

dimanche 17 mai 2009 par Robert Benodin

Trois congressmen américains, dont le Sénateur Ted Kennedy, réclament le TPS pour les haïtiens

Les sans-papiers haïtiens sont aussi éligibles à ce statut que des réfugiés venus d’ailleurs, estiment les parlementaires

mercredi 13 mai 2009,

Radio Kiskeya

Le très influent Sénateur démocrate du Massachusetts, Edward "Ted" Kennedy et son collègue de la Chambre des Représentants, Barney Frank, favorables à l’attribution du statut de protection temporaire (TPS) à des milliers d’illégaux haïtiens, ont fait savoir mercredi que les compatriotes ayant fui le pays en raison de catastrophes naturelles seront autorisés à séjourner aux Etats-Unis.
Selon le quotidien The Boston Globe, appuyés par le Représentant (Député) démocrate Stephen Lynch, les parlementaires ont pressé le Département de la sécurité intérieure (Homeland security) d’accorder aux haïtiens le TPS qui permettra aux immigrants d’avoir un permis de séjour et de travail pour une durée indéterminée.
Barney Frank a fait remarquer que Washington est en train d’étendre le TPS à des réfugiés venus du Salvador, du Nicaragua, du Honduras, de la Somalie et du Soudan alors que cette opportunité n’a jamais été offerte à Haïti. « Je pense que c’est outrageant que les haïtiens n’aient pas pu encore l’obtenir », a affirmé le congressman américain.
Le Boston Globe souligne que, pour sa part, Stephen Lynch, a coparrainé à la Chambre des Représentants une résolution visant à contraindre la Secrétaire ä la sécurité intérieure, Janet Napolitano, à permettre aux haïtiens d’accéder au statut de protection temporaire devant son refus obstiné de le faire elle-même.
Quant à la Fédération pour la réforme de l’immigration américaine, elle n’exige ni plus ni moins que le statut de résident permanent pour nos compatriotes au moment où l’administration Obama, continue de se montrer extrêmement prudente sur ce dossier.
L’ancien Président George W. Bush avait, après un moratoire plusieurs mois, relancé fin 2008 les opérations de déportation des illégaux vers Haïti, pays fortement touché par des cyclones dévastateurs l’année dernière. spp/radio Kiskeya

Un frère de feu le Dr Jimmy Lalanne abattu par balle à proximité de son commerce à Port-au-Prince

Appréhendé par la population, le meurtrier a été remis à la police

mercredi 13 mai 2009,

Radio Kiskeya

L’homme d’affaires Anthony Lalanne (43 ans) a été abattu par balle mercredi après-midi, à proximité de son commerce sis à la rue de la Révolution (ci-devant Rue de l’Enterrement, Centre de Port-au-Prince), au moment où il s’apprêtait à monter à bord de son véhicule.
Atteint d’au moins un projectile à la tête, Anthony Lalanne serait décédé alors que des riverains le conduisaient d’urgence à l’hôpital.
Le meurtrier qui tentait de prendre la fuite après avoir glissé l’arme du crime dans sa poche, a été appréhendé par des témoins qui l’ont rossé d’importance avant de le remettre à la police.
Anthony Lalanne est le jeune frère de feu le Dr Jimmy Lalanne, abattu par balle à l’intérieur de sa clinique le 27 février 1999. Il avait alors 39 ans. Ce crime qui avait jeté la consternation dans tout le secteur médical et dans la société civile en général, est resté impuni dix ans après.
Anthony Lalanne avait la réputation d’être un paisible citoyen. Aucun contentieux ou litige ne l’opposait à qui que ce soit, selon un de ses proches.
Les Lalanne sont originaires de Vieux Bourg d’Aquin (Sud). [jmd/ Radio Kiskeya]

Le Vice-président du Sénat réclame officiellement l’arrêt du processus électoral

Andris Riché s’oppose d’autre part à la démission de l’ambassadeur d’Haïti à Santo Domingo

mercredi 13 mai 2009,

Radio Kiskeya

Le Vice-président du Sénat, Andris Riché, a appelé mardi à l’interruption du processus électoral en vue d’éviter au pays une crise politique majeure.
Le sénateur de la Grande Anse (Sud-Ouest) et coordonnateur général adjoint de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL) s’est prononcé de ce fait contre la tenue du second tour des sénatoriales partielles fixées au 21 juin par le Conseil Electoral Provisoire (CEP).
Quant à la menace de certains de ses collègues de ne pas valider les pouvoirs des élus qui sortiront de ces élections, Andris Riché a soutenu que ces derniers n’y pourront absolument rien, une fois que les élections se seront tenues. Le mieux, à son avis, est de bloquer le processus dès aujourd’hui afin d’y apporter les correctifs nécessaires. « Ce ne serait pas aux élus de payer la note de l’incapacité manifeste du CEP », a-t-il ajouté.
Intervenant par ailleurs dans le dossier des réactions enregistrées après l’exécution en public, le 2 mai dernier à Santo Domingo, de l’haïtien Carlo Nérilus, le parlementaire a affirmé ne pas croire au bien-fondé des appels à la démission de l’ambassadeur d’Haïti à Santo Domingo, Fritz Cinéas. Ce dernier serait à son avis l’un des diplomates haïtiens les plus compétents.
S’interrogeant par contre sur le niveau de collaboration entre le diplomate et le gouvernement, Andris Riché a proposé la création au Ministère des affaires étrangères, d’un véritable département chargé des relations entre Haïti et la République dominicaine. « En raison de la présence de plus d’un million d’haïtiens en territoire dominicain, l’ambassade d’Haïti à Santo Domingo devait être l’une des principales missions diplomatiques haïtiennes », a-t-il déclaré.
Le sénateur de la Grande Anse a enfin fustigé les différents gouvernements du pays pour n’avoir pas créé les conditions devant empêcher les haïtiens de se rendre clandestinement en territoire voisin, à travers la frontière. [jmd/Radio Kiskeya]

Une association d’élus locaux réclame la démission du ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales

Motif : utilisation abusive du fonds des Collectivités territoriales au profit de candidats au Sénat du pouvoir

mercredi 13 mai 2009,

Radio Kiskeya

La Fédération des délégués de ville de l’Ouest a réclamé mardi le remplacement du ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales, Paul Antoine Bien-Aimé, qui aurait, selon cette association, financé illégalement la campagne de certains candidats au Sénat au moyen du fonds mis à sa disposition pour les Collectivités territoriales.
Les délégués de ville de l’Ouest s’en sont également pris au titulaire de l’Intérieur pour son manque d’intérêt pour les projets des élus locaux.
La Fédération des délégués de ville de l’Ouest a enfin réclamé l’annulation des élections du 19 avril dernier et la constitution du Conseil Electoral Permanent.
Concernant les dénonciations sur l’utilisation abusive du fonds destiné aux Collectivités territoriales, le ministre de l’Intérieur avait fait l’objet, il y a deux semaines, d’une convocation au Sénat de la République. Les explications qu’il avait alors apportées n’avaient pas entièrement rassuré les parlementaires qui avaient promis d’approfondir leur investigation.
Le Ministère de l’Intérieur est soupçonné d’avoir activement appuyé la candidature au Sénat de certains membres de la plateforme présidentielle LESPWA (Espoir). [jmd/Radio Kiskeya]

Nouvelles violences contre des haïtiens en République Dominicaine après le drame du 2 mai dernier à Santo Domingo

Une cellule de crise constituée au Ministère haïtien des affaires étrangères sur la situation des haïtiens en territoire voisin

jeudi 14 mai 2009,

Radio Kiskeya

Trois citoyens haïtiens, Eligène Exavier, Désir Reynold et Charles Mérostène ont été sévèrement agressés lundi par des dominicains dans la région de Carata, en territoire voisin, dans des circonstances non encore élucidées, a confirmé mardi au micro de Radio Kiskeya Mme Lise-Anne André, responsable de la communication et du plaidoyer au sein du Groupe d’Appui aux Réfugiés et Rapatriés (GARR), un organisme fortement impliqué dans la lutte en faveur du respect des droits des haïtiens en République Dominicaine.
Ces haïtiens ont eu leurs oreilles arrachées et ont dû être hospitalisés pour recevoir les soins que nécessite leur état, a précisé la responsable de GARR. Elle a exprimé sa préoccupation face à la nette détérioration de la situation des haïtiens en territoire dominicain marquée, entre autres cas, par l’exécution en public, le 2 mai dernier à Santo Domingo, de l’haïtien Carlo Mérilus.
Interrogé sur ce nouveau cas d’agression contre des compatriotes, le chancelier haïtien Alrich Nicolas a déclaré en avoir entendu parler sans avoir pu confirmer l’information au moment où le journaliste de Radio Kiskeya sollicitait sa réaction. Il a toutefois admis qu’une certaine tension règne actuellement en territoire voisin et menace, par la répétition de graves incidents, les bonnes relations qui doivent exister entre les 2 républiques partageant l’île.
Une cellule de crise a de ce fait été constituée au Ministère des affaires étrangères en vue de suivre de près l’évolution de la situation et d’adopter des mesures appropriées, informe le chancelier.
Alrich Nicolas a d’autre part confirmé le rapatriement du corps de Carlo Mérilus dont les funérailles seront organisées samedi. Le gouvernement assistera les parents de la victime, a-t-il ajouté.
Le chancelier haïtien a enfin déclaré disposer du rapport de la police dominicaine sur l’arrestation de l’auteur de l’acte horrible de décapitation en public de l’haïtien, le 2 mai dernier à Santo Domingo. [jmd/Radio Kiskeya]

Dix boat people haïtiens meurent noyés en Floride

17 autres personnes ont survécu au naufrage d’une embarcation clandestine qui se dirigeait vers les côtes américaines

mercredi 13 mai 2009,

Radio Kiskeya

Dix boat people haïtiens ont péri dans le naufrage tôt mercredi matin, au large des côtés de la Floride (sud-est), d’une embarcation surchargée qui transportait une trentaine de passagers et membres d’équipage, ont annoncé les garde-côtes américains lors d’une conférence de presse à Miami.
« Dix décès sont confirmés », a déclaré la porte-parole Marilyn Fajardo qui a aussi précisé que 17 autres clandestins ont pu être sauvés après avoir dû passer près de dix heures en mer, certains sans gilet de sauvetage.
Plusieurs des rescapés ont été hospitalisés alors que d’autres étaient gardés au repos avant d’être interrogés sur les circonstances de cette nouvelle tragédie.
« Nous ne savons pas combien de personnes nous recherchons », a lancé un capitaine ds garde-côtes, James Fitton, qui a fait savoir que le bateau arrivait des Bahamas et tentait d’entrer illégalement aux Etats-Unis.
Les recherches devaient se poursuivre en soirée en vue de retrouver d’éventuels autres survivants au large de Boynton Beach (environ 100 km au nord de Miami).
Trois bateaux, deux hélicoptères et un petit avion participaient aux opérations.
Poussés par l’insécurité économique, de nombreux compatriotes ont péri dans des catastrophes maritimes en tentant d’atteindre les côtes de différents pays de la région. spp/Radio Kiskeya

L’ancien ministre Gabriel Bien Aimé répond au président Préval qui a taxé son action au ministère de l’Education de "vagabondage politique" : prenez garde de ne pas faire perdre à la fonction de président toute sa dignité, écrit-il dans une lettre ouverte

Port-au-Prince, le 13 mai 2009 – (AHP)-

L’ancien ministre haïtien de l’Education, Gabriel Bien Aimé, a appelé mercredi le président René Préval à "prendre garde de ne pas faire perdre à la fonction de président toute sa dignité, en tombant dans l’accusation gratuite d’anciens hauts fonctionnaires qui ont fait des sacrifices énormes pour servir leur pays".

Lors d’une visite mardi aux Gonaïves (171 Km au nord de Port-au-Prince) pour superviser des travaux à l’approche de la saison cyclonique, le chef de l’Etat a taxé de "vagabondage politique", l’action de son ancien ministre qu’il a accusé d’avoir embauché sans lettre de nomination ni disponibilité budgétaire entre 11.000 et 17.000 enseignants du secteur public. Il a affirmé à l’occasion soutenir la grève des enseignants et promis que l’Etat assumerait ses responsabilités

Dans une lettre ouverte au chef de l’Etat, Gabriel Bien Aimé lui a demandé de faire attention pour ne pas entrer dans le projet de son assassinat politique concocté, a-t-il dit, par des gens tapis dans l’ombre.

" Des informations dignes de foi laissent croire que ces mêmes gens planifient mon assassinat physique si la première phase n’aboutit pas aux résultats escomptés", écrit M. Bien Aimé dont on affirme qu’il aurait des ambitions présidentielles.

Concernant les accusations portées contre lui par le chef de l’Etat, Gabriel Bien-aimé soutient qu’en arrivant au Ministère de l’Education le 9 juin 2006, il a inventorié deux problèmes : 163 millions de gourdes d’arriérés de salaires et 765 écoles à maître unique.

"J’ai trouvé des enseignants avec des arriérés datant de 1993. J’ai pu éponger 80.000.000 de gourdes. Le reste n’a pu l’être, du fait que ces enseignants n’avaient pas de pièces pour justifier leur présence dans les salles de classe", a-t-il expliqué, soulignant que le problème d’arriérés n’est pas une invention.

L’ancien ministre qui avait été à maintes reprises accusé d’avoir multiplié les révocations au profit de membres de son parti (OPL), a fait savoir en outre que les syndicats d’enseignants ont inventorié avec le ministère 765 écoles n’ayant qu’un enseignant servant à la fois de directeur et d’enseignant pour 6 classes. Il déclare avoir pris deux décisions qui s’imposaient : pourvoir ces écoles en maîtres et donner à ceux et celles qui sont en salle de classe une lettre d’autorisation, en attendant la régularisation de leur cas.

Gabriel Bien Aimé accusé par des membres du gouvernement Alexis dont il faisait partie, d’avoir toujours traité en matière d’éducation directement avec les bailleurs, sans impliquer ses supérieurs hiérarchiques, explique aussi l’augmentation du montant des arriérés par ce qu’il appelle des tergiversations qui l’auraient empêché d’utiliser 205 millions des 235 millions affectés au budget de son ministère pour l’exercice 2006/2007.

Il affirme toutefois qu’après son départ, 17 millions de gourdes ont été engagés, une flotte de vehicules neufs disatribués, des firmes cooptées pour une "enquête"

M. Bien-Aimé souvent accusé aussi par ses adversaires de manipulation dans les mouvements de grève, se demande pourquoi un tel gaspillage , car cette enquête aurait pu être menée, selon lui, par les ressources humaines déjà au service du ministère au niveau des départements et ces fonds pourraient commencer à satisfaire les enseignants en grève réclamant leurs dus restés impayés.

L’ancien ministre affirme encore avoir reçu des témoignages autour de manoeuvres visant à introduire plusieurs milliers de nouveaux enseignants avec des lettres d’autorisation antidatées.

C’est ce qui expliquerait, selon lui, qu’au début on parlait de 4000 enseignants (irréguliers) et qu’aujourd’hui le président Préval avance le chiffre de 17.000.

Dans différents milieux politiques, on affirme ne pas comprendre ces hostilités entre René Préval et Gabriel Bien-Aimé, un haut cadre du parti OPL, alors que le président collabore étroitement avec d’autres personnalités de cette formation politique.

La date du 21 juin retenue pour l’organisation du second tour des sénatoriales partielles.

14 mai 09, - Métropole

Le second tour des élections sénatoriales partielles est prévu pour le 21 juin, ainsi en a décidé le Conseil électoral provisoire.

« La date officielle est le 21 juin. Il revient à l’Exécutif de publier l’arrêté invitant le peuple en ses comices dans le cadre de ce deuxième tour », affirme Frantz Bernadin, porte-parole de l’institution électorale.

Pour l’heure, l’organisme électoral travaille simultanément sur l’inventaire de la liste électorale, la confirmation des centres de vote, et sur une campagne de motivation et de sensibilisation des électeurs. .

Concernant le traitement de 18 cas de contestations enregistrées par le Conseil électoral, ce dossier suit son cours, déclare Frantz Bernadin, qui indique que le Conseil va se servir des expériences du passé pour avancer dans la bonne direction lors du second tour. .

Auparavant, c’est le 7 juin qui était retenu pour le déroulement du deuxième tour de ces élections, dont le premier tour s’était tenu le 19 avril. .

RD

Polémique autour du recrutement de 13 000 enseignants

14 mai 09 - Métropole

Le recrutement de 13 000 enseignants entre 2006 et 2008 par le ministre de l’éducation Gabriel Bien Aimé refait surface et se retrouve au centre d’une polémique entre l’exécutif et l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL).

Le président haïtien, René Préval, avait en début de semaine qualifié de " vagabondage politique" l’intégration de manière irrégulière de 13 000 enseignants dans le système éducatif. Le chef de l’Etat avait critiqué vertement le comportement de Gabriel Bien Aimé qui n’avait pas délivré des lettres de nomination à ces enseignants.

De nombreux professeurs observent un arrêt de travail depuis plusieurs jours afin de réclamer le paiement de plusieurs mois d’arriérés de salaire.

L’actuel ministre de l’éducation, Joël Desrosiers Jean Pierre, a réitéré hier la détermination du gouvernement à régulariser la situation de ces enseignants. Il précise que des lettres de nomination seront attribuées aux personnes occupant réellement une chaire.

Faisant appel à la compréhension des enseignants grévistes, M. Jean Pierre assure que les dossiers des arriérés de salaire ont été acheminés au ministère des finances. Selon le ministre Jean Pierre le vote du budget permettra de lancer le processus de normalisation qui ne sera pas complété à brève échéance.

En réaction, le député Elourne Doréus, membre du bloc parlementaire de l’OPL, soutient que les critiques contre Gabriel Bien Aimé constitue une attaque contre l’OPL. Il dénonce l’acharnement du chef de l’Etat contre M. Bien Aimé qui pourtant avait permis au secteur de l’éducation de connaître une certaine embellie.

Le député Doréus interprète l’offensive du président Préval comme une tentative visant à discréditer l’OPL qui avait réalisé un bon score lors des sénatoriales du 19 avril.

5 candidats de l’OPL sont en course pour le second tour des sénatoriales.

LLM

Préval est seul aux commandes selon Kelly Bastien

14 mai 09 - Métropole

Le président du sénat, Kelly C. Bastien, membre de la Plateforme Lespwa, n’est pas surpris par l’attitude du chef de l’état qui a affiché son indépendance vis-à-vis de cette Plateforme politique. Même s’il avait été désigné par les deux partis et les deux regroupements régionaux de Lespwa, le sénateur Bastien révèle que M. Préval avait fortement souhaité sa désignation comme candidat à la présidence.

Membre du parti Escamp, le sénateur Bastien avoue toutefois que Escamp et PLB n’avaient pas permis à René Préval d’avoir la popularité pour remporter les présidentielles de 2006.

Lespwa n’est pas au pouvoir aujourd’hui martèle Kelly Bastien rappelant que Joseph Jasmin, ministre chargé des relations avec le Parlement et Carol Joseph, secrétaire d’état à l’alphabétisation sont les seuls représentants de Escamp au gouvernement. Selon le sénateur Bastien, le succès au l’échec de Préval ne devrait avoir aucun impact sur Lespwa.

Il espère que les chefs de file de Lespwa pourront dans la concertation définir de nouvelles stratégies pour le regroupement.

En début de semaine, le président Préval avait indiqué qu’il n’avait jamais été membre de l’Organisation Politique Lavalas ou du Parti Louvri Bariè (PLB), composant le regroupement Bo Tab, vainqueur des présidentielles de 1997.

Réagissant à cette déclaration, le président du sénat estime que ceci prouverait que les partis politiques ne représentent pas le meilleur moyen pour accéder au pouvoir.

LLM

Le CEP s’active dans les perspectives du second tour des sénatoriales partielles

Jeudi, 14 Mai 2009 - Signal FM

Le Conseil Electoral Provisoire met les bouchées doubles en vue du deuxième tour des élections fixé au 21 Juin prochain.

Il est actuellement au stade d’inventaire de la liste électorale et de confirmation des centres de vote, indique son porte-parole.

Frantz Bernardin qui déclare que l’organisme électoral est ouvert aux critiques et suggestions, annonce par ailleurs l’arrivée prochaine de nouveaux kits électoraux.

Haïti : La vérité, toute la vérité et rien que la vérité

Le Nouvelliste

Dans la nuit du 18 au 19 août 2008, une patrouille composée de policiers affectés au commissariat de Saint-Marc, accompagnés de Me Riguens Cajuste, Juge de Paix de cette commune, a interpellé les nommés Dairon Emilio Monsalveh, Carlos Alberto Ochoa, Paul Lesly, Smarc Castor, Dorisca Ketty, Levy Exil, Brévil Sanon et John Gervais à hauteur de Pont-Sondé en revenant de Port-de-Paix à destination de Port-au-Prince à bord de deux véhicules de marque Nissan Patrol. Après avoir intimé l’ordre aux sus-nommés de descendre de leurs véhicules et de se coucher à plat ventre, les policiers commençaient à fouiller les véhicules. Au moment où la fouille a débuté, sous l’oeil vigilant du Juge de Paix Me Riguens Cajuse, un autre Juge de Paix répondant au nom de Me Adam Innobert est arrivé muni d’une autorisation écrite donnée par Me Rocky Pierre, Commissaire du Gouvernement Près le Tribunal de Première Instance de Saint-Marc. Ce nouveau juge a ordonné au premier de se dessaisir à son profit, et de se retirer immédiatement. Le premier juge, Me Riguens Cajuste, a même été blessé par certains policiers de la patrouille pour avoir déclaré : « mesye jan fè bagay yo la-a li pa bon ». Il était exactement 2 heures du matin.

Certaines personnes arrêtées ont été réquisitionnées par Dairon Emilio Monsalveh moyennant une rémunération de mille dollars américains (US 1 000) en vue d’assurer sa sécurité pour le transport d’une somme d’argent évaluée à plus de deux millions de dollars américains (US $2 000 000). Cette valeur étant remarquée par le Juge délégué, Me Adam Innobert, qui a ordonné que les nommés Dairon Emilio Monsalveh, Carlos Alberto Ochoa, Paul Lesly, Smarc Castor, Dorisca Ketty, Levy Exil, Brévil Sanon et John Gervais soient arrêtés, conduits et gardés à vue immédiatement au Commissariat de Saint-Marc.

C’est à ce moment précis, après l’arrivée du 2ème Juge Me Adam Innobert,que l’affaire est tombée dans un total silence pour refaire surface au cours de la journée du mardi 19 août après 10 hres 30 du matin. Les ordres se trouvant dans l’un des véhicules étaient soigneusement dilapidés et réduits à six cent quatre vingt cinq mille huit cent dix dollars américains (US $ 685 810 00), selon le premier rapport dressé par la police accompagnée cette fois-ci de la MINUSTAH et de la DEA.

En fait, il n’en était rien, aux dires de Dairon Emilio Monsalveh qui, dit-il, s’était rendu à Port-de-Paix aux fins de l’acquisition d’un bateau négociée au Cap-Haïtien. Les négociations n’étant pas abouties, il devait se rendre à Port-de-Paix pour récupérer son argent. Pour ce faire, il a requis les services des haïtiens pour l’aider dans le transport de ces fonds à Port-au-Prince.

Les opérations policières qui ont débuté à 2 heures, cessées à 2 heures 30 a.m. après la découverte des fonds, et reprises après 10 heures 30 a.m. ont laissé pressentir ce qui allait constituer la mauvaise surprise des susnommés qui n’ont fait que constater la dilapidation des fonds. Cette dilapidation ayant été effectuée, il fallait forger contre eux de faux prétextes comme moyens de rétention, qui ont donné lieu aux qualificatifs ci-dessous créés de toute pièce par Rocky Pierre tels que :

- trafic illicite de stupéfiants ;
- blanchiment d’argent ;
- association de malfaiteurs ;
- détention illégale d’arme à feu.

Malgré ces précautions, la maladresse et la mauvaise foi sautent aux yeux, quand le dossier monté par Me Rocky Pierre lui-même contient 3 montants différents :

1) Le procès-verbal de saisine du Juge de Paix parle d’un million trois cent mille dollars américains (US$ 1 300 000) ;
2) Le rapport du BLTS parle de six cent quatre vingt cinq mille huit cent dix dollars américains (US$ 685 810) ;
3) L’acte d’accusation de Me Rocky Pierre parle de six cent quatre neuf mille trois cent quatre vingt onze dollars américains (US$ 689 391), sans nul doute, il y a certainement un 4ème montant, le vrai, jusque-là non déclaré.

Peu de temps après, soit quatre jours plus tard, une altercation a éclaté entre Me Adma Innobert, Juge de Paix délégué par Me Rocky Pierre et ce dernier qui, d’ailleurs, est son supérieur hiérarchique. Au terme de cette altercation, Me Rocky Pierre en réaction, a mis son auxiliaire délégué en disponibilité pour des raisons inavouées et inconnues et ce, jusqu’à ce présent instant.

Tous les policiers ayant participé à cette opération, sauf ceux qui ont pris la fuite immédiatement après cette dite opération, ont été mis en isolement sur demande de Me Rocky Pierre. A remarquer, il n’y avait eu aucun dossier pouvant justifier une quelconque accusation contre les personnes arrêtées.

Vu l’intérêt de Me Rocky Pierre dans cette affaire qui a essayé de soudoyer les détenus acquittés, il a été mis en garde par l’un des avocats du conseil de la défense de ne pas provoquer un scandale inutile dans le système judiciaire qui tente de se remettre de ses profondes blessures, empreinte de ce Magistrat qui agite la colère des justiciables de Saint-Marc et provoque la révolte de la société contre le Justice.

Contre toute attente et sans justification aucune, les personnes détenues ont été renvoyées par devant le Tribunal Criminel siégeant sans assistance de Jury pour y être jugées sous les inculpations de : trafic illicite de stupéfiants, blanchiment d’argent, association de malfaiteurs et détention illégale d’arme à feu suivant une ordonnance de renvoi en date du 30 novembre 2008.

Jugés les 1er et 2 avril dernier, cinq (5) des accusés ont été reconnus non coupables pour absence de preuves et les autres, notamment les policiers condamnés chacun à un an d’emprisonnement, bien que seulement munis, à l’occasion, de leur arme de service.

En dépit de cette décision rendue le 7 avril dernier, les acquittés sont encore gardés en prison aux ordres de Me Rocky Pierre, qui dit attendre l’autorisation du Ministre de la Justice Me Jean Joseph Exumé pour les libérer.

Malgré les correspondances datées des 15 et 20 avril dernier, le Ministère de la Justice au lieu de se courber à la Justice, a préféré convoquer le 21 avril dernier Me Ramon Guillaume qui a rendu cette décision ordonnant la libération de cinq des huit accusés, pour le forcer à modifier sa décision en vue de maintenir les acquittés en prison. Me Ramon Guillaume, pour avoir refusé, aurait même été menacé de révocation et d’arrestation par le Ministre de la Justice Me Jean Joseph Exumé et certains hauts placés du Ministère de la Justice.

Jusqu’à présent, les acquittés sont encore gardés en prison, victimes de l’arbitraire, d’abus d’autorité et d’excès de pouvoir du Ministère de la Justice et de Me Rocky Pierre qui refusent de les libérer, arguant qu’un recours a été exercé contre la décision ayant ordonné leur acquittement ; alors qu’aucun recours n’a été exercé contre la décision ayant ordonné leur acquittement ; alors qu’aucun recours ne peut préjudicier la liberté des acquittés suivant les dispositions des articles 305 et 316 du code d’instruction criminelle.

Pourquoi le Ministre de la Justice et le Commissaire du Gouvernement refusent d’exécuter la décision ordonnant l’acquittement des détenus reconnus non coupables ?

Tout d’abord, il faut faire remarquer que tout au début, Me Rocky Pierre a tout tenté pour alourdir le dossier qui, en fait, n’avait rien d’accablant. Il a exploré les pistes de trafic illicite de stupéfiants ; blanchiment d’argent, d’association de malfaiteurs et détention illégale d’arme à feu. Pour les deux premières infractions, rappelons à Me Rocky Pierre et au Ministre de la Justice Me Jean Joseph Exumé, qu’il y a une procédure spéciale tracée indiquant comment apprécier et porter ces infractions par devant les tribunaux.

En clair, Me Rocky Pierre cherche à cacher une réalité incontournable dans cette affaire. Cette réalité c’est l’argent trouvé en possession des personnes arrêtées dans la nuit du 18 au 19 août 2008. Les différents montants consignés dans le montage expriment clairement la mésentente entre les différents intervenants dans le montage de ce dossier lors de l’opération.

Ex : le juge de paix mentionne un million trois cent mille dollars américains (US $ 1 300 000) ;

Le BLTS mentionne six cent quatre vingt cinq mille huit cent dix dollars américains (US $ 685 810 00) ;

Le commissaire parle de six cent quatre neuf mille trois cent quatre vingt onze dollars américains (US $ 689 391 00)

Après le partage de l’argent, les dilapidateurs s’étaient contentés de forger de fausses accusations sans se préoccuper de leurs conséquences. Après vérifications, les armes lourdes qui auraient été chargées de sécuriser les opérations policières auraient été converties en pièces à conviction pour être versées au dossier tôt dans la matinée en vue de justifier leur plan. Là, le commissaire Rocky Pierre a quand même gagné avec une condamnation abusive des trois policiers victimes de sa machination. Les policiers, au moment de leur arrestation, avaient déclaré qu’ils étaient armés et avaient volontairement déposé leurs armes, à savoir : un Rovolver 9 mm, un Gluck et un petit fusil de chasse appartenant à Brésil Sanon.

Me. Rocky Pierre, qu’est-ce que vous espérez encore ? Pourquoi gardez-vous les acquittés en prison ? Vous êtes à quel niveau ? à quelle époque ?

Ayez-vous quand même le courage pour une fois de dire la vérité ? Le pouvoir dans ce pays est toujours éphémère, à un niveau ou à un autre vous serez démystifié, en dépit du soutien inconditionnel de votre ami Jean Joseph Exumé, Ministre de la Justice, qui a déclaré aux avocats du conseil de la défense de cette affaire le 30 avril dernier, qu’il entend supporter jusqu’au bout son ami commissaire Rocky Pierre.

La réalité, c’est que tout le monde veut profiter du discours à la mode : « la lutte contre le trafic illicite de stupéfiants et le blanchiment d’argent » pour commettre des exactions et de l’arbitraire. L’avarice de certains dépasse les limites jusqu’à mettre en péril le système judiciaire et détruire les organes d’appui du système.

Comment comprendre la position de Me Jean Joseph Exumé, le ministre de la Justice du gouvernement de notre Etat, qui ose déclarer avoir passé des ordres formels au commissaire du gouvernement Me Rocky Pierre de ne pas exécuter une décision de justice ; et Rocky Pierre lui-même s’enorgueillit, en déclarant attendre l’ordre contraire du ministre Exumé.

Messieurs Jean Joseph Exumé, ministre de la Justice et militant des droits de l’homme et Me Rocky Pierre commissaire du gouvernement, au cas où vous l’auriez oublié, on vous rappelle que vos comportements et vos démarches sont les caractéristiques d’un processus visant à affaiblir l’Etat, à détruire l’institution judiciaire, à éliminer toutes les normes et garanties démocratiques du pays et à déstabiliser la société.

En effet, facilitons la compréhension de l’affaire, huit personnes ont été arrêtées pour avoir eu en leur possession un montant évalué à plus de deux millions dollars américains (US$ 2 000 000).

Les fonds sont pillés par ceux qui ont procédé à l’arrestation des acquittés et qui étaient, malgré tout, envoyés et jugés par le tribunal criminel siégeant sans assistance de jury pour : trafic illicite de stupéfiants, blanchissement d’argent, association de malfaiteurs et détentions illégales d’armes à feu.

Après l’examen de l’affaire, la culpabilité de certains des accusés n’étant pas établie, le tribunal a ordonné leur acquittement.

Me Rocky Pierre commissaire du gouvernement et Jean Joseph Exumé, Ministre de la Justice, refusent d’exécuter cette décision de justice.

Qu’est-ce qu’on peut attendre d’un Etat qui ne respecte pas les décisions de justice, et pire encore d’un Etat où l’exécution de ces décisions est méprisée par ceux-là mêmes qui sont chargés de les faire respecter ?

De toute évidence, la situation actuelle de la justice telle qu’elle est gérée par les responsables actuels, ne laisse aucun doute sur l’éventualité de ce qui reste à espérer : la fermeture de nos cours et tribunaux ; quand ces responsables se lancent dans des exactions maladroites contre les justiciables de l’Etat.

Certainement, on aura à revenir sur d’autres considérations ayant rapport aux comportements de Me Jean Joseph Exumé ministre de la justice et Me Rocky Pierre commissaire du gouvernement telles que :

1) Le cas d’Adam Innobert, le juge délégué par le Commissaire du gouvernement Me Rocky Pierre, victime d’une mesure arbitraire prise par ce même Commissaire en le mettant en disponibilité dans le cadre de ce même dossier.

2) Le cas des policiers participants aux opérations dans la nuit du 18 au 19 août 2008, mis en isolement sauf ceux qui ont pris la fuite immédiatement après les opérations.

3) Le cas du Doyen du tribunal qui, après avoir rendu la décision, a été convoqué le 21 avril par le Ministre de la Justice dans le but de le forcer à modifier cette décision qu’il a rendue le 7 avril et ce, sous menace de révocation et d’arrestation.

4) Ce que vous ignorez de plus c’est la situation de ces gens que vous gardez injustement dans une prison construite sous l’occupation américaine pour cent (100) personnes qui contient un effectif actuel de plus de quatre mille (4 000) prisonniers.

Vous êtes trop éloigné ou peut être trop étranger à la situation carcérale du Pénitencier national pour comprendre la portée de ce que vous faites aux gens ayant bénéficié d’une décision de justice, tandis qu’ils continuent à vivre en spectateur les expériences de ce milieu criminogène sans aucune structure d’encadrement qui modifie et transforme de manière négative la personnalité de tous ceux qui y ont vécu.

On vous rappelle en outre Messieurs, que c’est justement ce genre de pratiques qui fait de nous aujourd’hui des parias, des anarchistes et des sauvages aux yeux du monde entier. Comment dire aux gens du monde entier et notamment aux défendeurs farouches des Droits Humains qu’un Ministre de la justice, PDG d’un organisme de Droits Humains a fait obstacle à l’exécution d’une décision de justice.

Franchement Messieurs, on est vraiment inconfortable rien que pour trouver des mots pour expliquer vos comportements et les faire comprendre. Quand bien même, ayez le gros bon c’est de dire aux justiciables, face à cet état de fait, quels sont vos objectifs. Quelle honte pour la justice de notre pays ! Quelle tristesse pour notre Etat ! Quand vous avez décidé, de manière délibérée, de bloquer la justice et de parachever du même coup le dysfonctionnement du système judiciaire Haïtien.

De toute évidence, vous avez de quoi vous frotter les mains, quand au cours de ce week-end, la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme vous a félicité de vos palmarès en maintenant votre niveau habituel comme pays placé toujours en première position en matière de violation des droits de l’Homme et des libertés individuelles.

Si vous avez encore à dire, dites au moins, sans fausse modestie, ce qui pourrait susciter l’intérêt du gros bon sens.

Me Jean Renaud Romélus
Avocat et Membre du conseil de la défense








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