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Thèmes de l’Emission de la semaine‏

dimanche 12 avril 2009 par Robert Benodin

Thèmes de l’Emission de la semaine

Orlando le 10 avril, 2009

Actualités Politiques : Grandes Lignes

Les candidats supportés par Préval, gaspillent avec extravagance les deniers de la caisse publique, 4X4 flambant neufs, distribuant en veux-tu en voilà des liasses de dollars pour faire campagne et s’acheter des voix. A 9 jours des élections, on ne ressent pas encore la fièvre électorale, ni l’excitation qui d’ordinaire précède les joutes électorales ! Evidemment, les esprits sont malheureusement ailleurs ! Le gouvernement, dans son laxisme, n’a pas jugé bon, après les désastres cycloniques, d’intervenir en faveur des plus démunis. Un an après les émeutes de la faim, la situation n’a fait qu’empirer. Cela n’empêche, que Prévale, dans le financement extravagant de la campagne de ses candidats au Sénat, ne va pas de main morte. Préval, faute de mieux, le remplacement de la constitution, convoite maintenant le contrôle de 2/3 du Sénat, pour se donner le droit de veto sur le parlement.

Cependant, il est important de constater et surtout de comprendre qu’à ce tournant où se jouent les destinés de la constitution et le bien-être de la nation, les 3 options :

- Remplacer,

- Amender,

- Appliquer à la lettre la Constitution de 1987.

la pression qu’exerce l’internationale pour faire les élections du 19 avril et celles de la fin d’année, diminue drastiquement toutes les chances de remplacement de la Constitution. En dépit des doutes exprimés sur la probabilité de renvoi des élections, la détermination de l’internationale, en faveur des élections et des amendements, est persistante. Cependant, il est à remarquer qu’il y a une loyauté à la Constitution de 1987 qui persiste aussi. Malgré toutes ses failles, l’opinion générale tient mordicus pour le maintien et l’application à la lettre de la Constitution de 1987. Le gouvernement d’un régime, qui durant ses 2 décades au pouvoir, n’a jamais cessé de violer la constitution, n’inspire aucune confiance au peuple. Le peuple craint qu’on lui fasse perdre les acquis démocratiques et la protection contre la présidence à vie, si le processus de l’amendement de la constitution s’exerce sous le contrôle de ce régime récidiviste.

Il ne faut pas perdre de vue non plus, le fait que pendant 22 ans, cette Constitution a servi de rempart impénétrable et invincible contre toutes les tentatives d’apprentis sorciers pour confisquer le pouvoir à vie. Il y a donc un lien, un attachement et une loyauté inébranlable dans le conscient et le subconscient du peuple haïtien envers la Constitution de 1987. Elle est exceptionnellement la seule constitution qui n’a pas été taillée sur mesure par un homme, pour un homme, à son service et au service de sa clique. Cette caractéristique à elle seule, supplante de mille coudées toutes les failles qui handicapent cette constitution. Dès le début, elle n’a pas cessé d’être violée en premier lieu par ses pères incestueux, les militaires, et ensuite par le premier et le seul régime civil qui pendant 2 décades a gouverné et qui gouverne encore sous son égide. Le peuple veut enfin étancher sa soif des promesses que lui ont été faites par cette Constitution depuis 22 ans, et que le régime lavalassien en particulier lui en a refusées l’accès. Le peuple aujourd’hui se questionne à juste titre : Le moment est-il vraiment propice pour amender la Constitution sous un tel régime ?

Ne pouvant pas obtenir la garantie formelle d’impunité, les lavalassiens, face à leur exclusion, ont opté pour la prudence, rejetant la violence leur réflexe naturel, pour l’abstention. « L’opération portes fermées », voilà le choix génial du leadership collectif lavalassien. En vertu de quelle réflexion intelligente et éclairés le leadership lavalassien a-t-il pu aboutir à un tel choix ? Existe-t-il nulle part dans la loi électorale en vigueur, un minimum de taux de participation, en d’autre terme, un barème pour la validation des résultats électoraux ? Le leadership lavalassien a-t-il compris que l’abstention augmente automatiquement les chances de victoire des candidats du pouvoir qui l’a exclu ? L’abstention, n’est-ce pas l’erreur classique des apprentis sorciers en matière de politique électorale ? L’arme le plus efficace, le cas échéant, n’est-elle pas absolument et irréfutablement, le vote négatif ?

La campagne autour du vote négatif, une action unitaire, permettrait au leadership lavalassien d’unifier, de consolider, et de rétablir la cohésion, la cohérence et la pertinence politique d’un parti divisé, en lambeau depuis plus de 5 ans et qui est en train de s’effriter. Le vote négatif ne serait-il pas une sanction sévère contre Préval qui les a exclus ? Le vote négatif n’infligerait-il pas un échec humiliant à Préval, à ses candidats et à son pouvoir ? Assumant que les lavalassien ont encore la popularité dont ils se vantent, voilà l’occasion pour eux de remettre à Préval la monnaie de sa pièce, en excluant de fait cette fois-ci ses candidats des sièges sénatoriaux qu’ils convoitent, pour avoir le contrôle du Sénat et par ce biais celui du parlement ! Le vote négatif aurait de surcroît pour le leadership lavalassien des retombées extrêmement positives, pour les élections de la fin d’année qui seront beaucoup plus importantes que celles-là, un autre tiers du Sénat, la 49e législature et la totalité des postes électifs locaux.

Ce leadership lavalassien, y compris Aristide, bien sûr, n’est-il pas en train de commettre une erreur grave, en ratant une telle occasion ? J’inclus Aristide, sans hésiter, parce qu’aujourd’hui, il lui est impossible de démontrer ou de prouver qu’il est en vérité en contrôle total et réel de son parti. Ce n’est pas qu’il ne veuille pas donner un mandat, Aristide est aujourd’hui absolument incapable de donner un mandat à qui que ce soit, qui sera strictement respecté à l’unanimité par tous les membre de son parti. Le mandat donné au Dr. Maryse Narcisse par Aristide n’est pas reconnu par le CEP certes. Mais il ne l’est pas non plus par les leaders des autres factions. Ces factions de fait échappent au contrôle d’Aristide. Une campagne autour du vote négatif, serait pour lui une manifestation de force pour rétablir son leadership et sa pertinence politique.

C’est un fait connu et ce n’est un secret pour personne, que le vote négatif est psychologiquement l’arme le plus puissant en matière électorale. Le vote négatif est la stratégie qui incite le plus à la participation. C’est l’ABC de la psychologie électorale. C’est un fait irréfutable que l’on vote avec plus d’enthousiasme contre que pour ! N’est-on pas obligé aujourd’hui, face au choix stratégique du leadership lavalassien, de poser la question : Ce leadership est-il capable de réflexions politiques valables, profondes et sérieuses ?

Il est vraiment pénible, triste et décevant de constater une telle aberration, de la part d’un parti qui a non-seulement l’option de pouvoir, mais qui l’exerce depuis près de 20 ans. Qu’on veuille l’admettre ou non, nous sommes à notre 4e gouvernement paléo, crypto ou néo-lavalassien avec Préval. Il est irréfutable que ce soit la base lavalassienne qui l’a catapulté au pouvoir aux élections du 7 février 2006 ! Certes il est en train d’exploiter cyniquement la division au sein de son propre parti, pour l’exclure aux élections, parce qu’au pouvoir, il s’est révélé incapable d’en assumer le leadership. Tandis que les leaders des autres factions ont provoqué cette division par égocentrisme et la maintiennent jusqu’à présent par ignorance, crétinisme et stupidité. Ils sont en train de saliver et de rêver, contemplant avec des œillères les présidentielles de novembre 2010.

On ne doit pas être surpris, qu’au pouvoir le leadership lavalassien n’a fait qu’improviser, sans programme, sans plate-forme, sans vision, sans aucun moment de réflexion réelle ! Le leadership lavalassien n’a innové que dans le domaine de la violence, « la stratégie étau bouclier », « l’opération Bagdad », « le père Lebrun » etc. Ce leadership vient de prouver dans les faits qu’il n’a rien appris des 20 ans qu’il a passé au pouvoir, en ratant l’opportunité du vote négatif ! Aristide, Préval et les autres aspirants apprentis sorciers ne comprennent rien à la bicyclette. Pire ils sont en train aujourd’hui de perdre les pédales !

Face au patrimoine légué par les régimes populismes de droite et de gauche, qui ont grugé le peuple haïtien, a-t-il intérêt à persister à les maintenir au pouvoir ? Le peuple haïtien n’a-t-il pas le droit d’aspirer à un moment de répit, à un changement et à un mieux-être ? Est-ce que ce n’est pas sous Duvalier qu’Haïti est devenu et demeure jusqu’à présent le pays le plus pauvre de l’hémisphère ? Est-ce que ce n’est pas sous lavalas qu’Haïti est classifié parmi les 4 pays les plus corrompus du monde ? Est-ce que ce n’est pas sous Duvalier que la violence inhumaine et bestiale des temps modernes d’Haïti, a commencé avec les totons macoutes tortionnaires et sanguinaires ? De la violence fasciste duvalierienne, est-ce que l’effet pendulaire ne nous a pas fait passer d’un extrême à l’autre, à celle anarchique lavalassienne avec les chimères terroristes, l’Opération Bagdad, les zones de non-droit le kidnapping etc. ? Pour sortir du gouffre de la pauvreté et de la corruption, la déduction logique n’est-elle pas de se débarrasser de ces régimes populistes de droite et de gauche. ? Le développement n’est pas du domaine du populisme, quelque soit sa tendance. La mobilisation constante, l’articulation démagogique des revendications, l’exploitation violente des ressentiments, la propagation venimeuse de la haine, le nivellement par le bas, vivre et fonctionner au niveau du plus petit commun dénominateur, le replacement du système méritoire par celui du népotisme de la médiocrité, sont absolument et totalement incompatibles à l’ambiance qui conditionne le développement. Le développement requiert l’état de droit, l’équilibre économique, la paix sociale et politique. Le populisme ne peut pas effectivement fonctionner dans une atmosphère de tranquillité et de paix. L’effet pendulaire ayant pris tout ce temps pour faire son cours, la pendule ne doit-elle pas enfin arriver, après plus d’un demi-siècle de turbulence fasciste et anarchique, à son point d’aplomb dans le calme, au centre démocratique ?








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