CAPSULES-HAITIMONDE.COM - Les Dernières Nouvelles d’Haiti - Tout sur l’actualité haitienne - Le réseau de référence Haitimonde.com

Thèmes de l’Emission de la semaine

lundi 26 octobre 2009 par Robert Benodin

Thèmes de l’Emission de la semaine

Orlando le 23 octobre, 2009

Actualités Politiques : Grandes Lignes

Bonsoir chers auditeurs. Vous écoutez sur les ondes de Radio Classique Inter, l’émission Actualités Politiques, Grandes lignes, animée par Robert Bénodin.

Nous avons avec nous, sur les ondes de Radio Classique inter, l’économiste, banquier et ex-directeur technique de l’avant dernier CEP, Jacques P. Bernard, opinant sur les élections afghanes et haïtiennes.

Jacques Bernard, nous vous souhaitons la bienvenue sur les ondes de Radio Classique Inter.

RB : En Haïti vous étiez directeur technique de l’avant-dernier CEP. A l’occasion des élections en Afghanistan, le gouvernement américain vous a dépêché auprès des autorités électorales afghanes.

Quelles ont été vos responsabilités ?

JPB : Juste une petite correction, j’étais le directeur général de l’avant dernier CEP. Donc je coiffais non-seulement la partie technique et aussi d’autres fonctions de ce CEP. En effet j’ai été dépêché par le gouvernement américain pour faire partie d’une équipe de soutien aux élections afghanes. Une équipe composée de membres du Département d’état, du Pentagone, de l’Armée, de la USAID et d’autres agences du gouvernement américain, ainsi qu’un Haïtien, votre serviteur.

J’étais responsable de la coordination de toutes ces expertises, de les canaliser et les intégrer dans tous les aspects du processus électoral. Le groupe était supervisé par un ancien ambassadeur américain en Haïti, monsieur Timothy Carney. Nous avions contribué à identifier des déficiences un peu partout dans le processus électoral, tant au niveau de la Commission Electorale Indépendante de l’Afghanistan qu’au niveau de la Commission des Plaintes Electorales. Nous avons travaillé avec le PNUD qui était en charge de certains aspects techniques du processus électoral. En résumé mon rôle était d’identifier les déficiences, de placer les experts là où il le fallait et d’intervenir des fois directement. C’était un rôle assez important. L’équipe a fait un travail extraordinaire. Nous avions contribué énormément au succès de ces élections. Nous savions qu’il y a eu énormément de fraudes. Malgré toutes ces difficultés, le fait que l’Afghanistan soit un pays en guerre, nous avions pu en dépit de tout réaliser ces élections.

RB : A peine revenu de l’Afghanistan après 4 mois, Vous repartez pour Kaboul incessamment.

Quelle est la raison de ce retour immédiat ?

JPB : La constitution afghane a certains points communs avec celle d’Haïti. Pour être élu au premier tour il faut pouvoir obtenir la majorité absolue. Il y a eu tellement de plaintes et de fraudes dans certaines provinces, que la Commission électorale avec notre aide a mené des investigations et a pu identifier un certain nombre de bureaux de vote, à peu prés 3,400 qu’on a dû réexaminer pour rejeter certains bulletins de vote. Après la compilation des bulletins annulés, le Président Amid Karzai qui avait au début 54.6% des voix, a eu en fin de compte un pourcentage inférieur à 50%. Aucun candidat n’ayant obtenu la majorité absolue, la constitution afghane fait obligation à l’institution électorale d’organiser un second tour. Le second tour aura lieu le 7 novembre 2009. On m’a demandé de me rendre à nouveau en Afghanistan pour reconstituer l’équipe et reprendre le rôle que l’on a eu.

RB : Les élections afghanes ont été à la une à travers toute la presse internationale. Elles ont fait couler beaucoup d’encre, tant sur les faits que sur les interprétations et spéculations.

Parlez nous un peu de l’organisation de ces élections ?

JPB : Ces élections étaient organisées comme celle de 2006 en Haïti. Les paramètres étaient à peu près les mêmes. On a installé des centres de vote ayant des bureaux de vote à l’intérieur. Le décompte des voix se faisait au niveau des bureaux de vote. Les résultats étaient transcrits sur des procès verbaux, dont les copies étaient affichées aux bureaux de vote, remises aux représentants des candidats et l’original envoyé au centre de tabulation. On a publié sur l’internet les résultats partiels comme en Haïti. Après la publication des premiers résultats, il fallait entendre les plaintes. A ce point là le tribunal électoral est entré en action. Il y a eu beaucoup de bulletins qui ont été annulés. Ceci a forcé un second tour. Ceci explique un peu mon retour précipité en Afghanistan après une semaine de repos à Washington. Je repars demain matin pour Kaboul.

RB : Le premier tour des Présidentielles et des Conseils Provinciaux a été entaché de fraudes et d’irrégularités. La Commission de plaintes électorales impose le second tour.

De quoi s’agit-il ?

JPB : Il faut comprendre la structure de la société afghane. L’Afghanistan est composé de quatre grands groupes ethniques. Les Pashtouns à l’Est et au Sud qui représentent entre 45 et 60% de la population. Au centre ceux sont les Hazâras qui couvrent quatre provinces. Au Nord ceux sont les Tadjiks et les Uzbeks. Malheureusement les divisions ethniques sont assez profondes. Le vote reflète cette réalité. Le président Karzai a gagné toutes les provinces de l’Est et du Sud. Le Dr. Abdullah Abdullah a remporté les provinces du Nord et de l’Ouest. Au centre c’est le candidat Bashardost qui a gagné une province. Au Sud et à l’Est ceux qui étaient chargés de gérer les élections, ont été impliqués dans des cas de fraude extrêmes. Les résultats partiels accusaient 5.6 millions d’électeurs. Après l’annulation des bulletins frauduleux, ce chiffre est tombé à 4.5 millions. Il y a eu à peu près 1 million de bulletins d’annulés pour fraudes électorales. Des ces voix le président Karzai en a perdu 76% et Abdoullah la balance. Le vote a été influencé surtout par l’ethnicité. Cependant il faut le reconnaître, malgré l’énormité du nombre, qu’il ne représente que 14% de la totalité du suffrage. D’après les observations des Etats-Unis et des Nations-Unies 86% du suffrage ont respecté les normes reconnus par l’international.

L’Afghanistan est un pays en guerre. Les Afghans ont bravé le danger. Il y a eu 15 membres de bureaux de vote tués, plusieurs blessés et mutilés par les Talibans. Vue l’environnement dans lequel on fonctionnait les élections ont pu se faire selon les normes avec un certain degré de succès.

RB : Quels sont les types de fraudes qui ont été détectés et le nombre par type ?

JPB : La Commission de plainte électorale avait établi deux critères pour isoler les cas de fraude. Le cas de bourrage d’urnes est le type de fraude le plus courant. Parce qu’il y a des techniques établis pour le prouver, on a pu facilement détecter ces cas de fraude. Il y a eu aussi des cas de fraude, où le décompte dépassait le nombre de bulletin alloués à un bureau de vote. Il y a eu des procès verbaux qui ne correspondaient aux décomptes. On a isolé ces bureaux de vote. Ils étaient à peu près 3.400.

RB : Peter Galbraith, le deuxième personnage des Nations Unis en Afghanistan a accusé l’ONU de tenter de minimiser l’ampleur des fraudes et irrégularités électorales.

Partagez-vous ses opinions ?

JPB : Je dirais que non. Son rôle était précisément de prévenir la fraude. Ayant examiné toutes les procédures et ayant découvert certaines faiblesses, j’ai eu une conversation avec lui une ou deux semaine après mon arrivé en Afghanistan. Je lui ai tout expliqué. Malheureusement, il n’a rien voulu entendre. C’est le cas d’un responsable qui ne comprend pas l’ampleur d’un problème prend les devants pointant les autres du doigt pour se disculper. En réalité il y a eu des cas de fraudes nous le reconnaissons. Mais il y a eu aussi la mise en place de procédure pour y remédier. Le fait est que nous allons vers un second tour.

RB : Quel intérêt a-t-il a commettre une telle gaffe ?

JPB : On a été pris par surprise par l’ampleur de la fraude. Cependant ces cas ont été confinés en majorité dans certaines provinces du Sud et de l’Est. Peu être qu’on a cru tout au début que ceci était répandu sur tout le territoire de l’Afghanistan. Après investigation on s’est rendu compte que ces cas se concentraient en majorité que dans une région de l’Afghanistan. Et on a résorbé le problème.

Il a réagi négativement trop tôt. Il a été sévèrement critiqué. Le Département d’état a pris position contre lui.

RB : Pensez-vous que les résultats de ces élections reflètent vraiment l’expression de la volonté générale du peuple Afghan ?

JPB : Je le crois. L’élection présidentielle se faisant en Afghanistan par suffrage universel. Et l’ethnicité étant la base fondamentale du vote. Tous les présidents de l’Afghanistan viennent de la tribu majoritaire, les pashtouns. Basé sur ce fait politique, je crois que les résultats reflètent l’expression de la volonté politique de la majorité.

RB : Quel est l’effet de l’analphabétisme sur les complications et problèmes électoraux ?

JPB : Ça a un rôle assez important. La société afghane est jusqu’à présent gouverner par des chefs, qui ont le droit de vie et de mort sur les membres de leur tribu. Au moment des élections on attend le mot du chef de tribu. La notion d’un homme une voix n’existe pas pour la majorité des Afghans.

L’analphabétisme joue un rôle très négatif dans toute société où la majorité est analphabète.

RB : Il est maintenant question de négociations entre les deux compétiteurs pour la présidence Amid Karzai et Abdullah Abdullah pour éviter le second tour.

Cette solution est-elle viable ?

JPB : Je dirais que non. Si on veut aller vers la Démocratie, il faut accepter le verdict de la Démocratie. Je n’ai aucun problème à ce qu’il y ait des négociations. Je l’encouragerais. Abdullah ayant eu 30% des votes, c’est une minorité très importante. Le président Karzai devrait faire énormément d’ouvertures pour encourager la diversification et l’intégration des minorités. Cependant, je ne crois pas que ces négociations devraient conduire à l’élimination du second tour. On a déjà dépensé 500 millions de dollars pour ces élections. Il faut compléter le processus électoral. Tout en tenant compte de l’élément ethnique et de la nécessité d’inclusion, il faut qu’il y ait quelque part un besoin de bon sens qui porte le leader majoritaire à comprendre l’obligation qui lui est faite d’inclure les autres ethnies.

RB : D’après ce qui est publié dans la presse internationale, Karzai est lié au Talibans.

Est-ce vrai ?

JPB : Ce ne serait pas étonnant qu’il y ait des liens entre eux. Parce que les Talibans sont de la tribu des Pashtouns. Karzai est Pashtoun. Il vient de la province de Kandahar. Il y a un mouvement insurrectionnel énorme dans la province de Kandahar.

En tant que président de l’Afghanistan Karzai, il a plus d’intérêt dans la stabilité que dans les mouvements insurrectionnels. Il n’a aucun intérêt dans une guerre qui ne lui apporte rien de positif.

RB : Pour la reformulation de sa politique extérieure en Afghanistan, le Président Barack Obama semble attribuer un poids non-négligeable aux résultats des élections afghanes.

Quels sont d’après vous les éléments clefs qui influenceront sa décision ?

JPB : Je vais exprimer une opinion qui est purement personnelle. L’intérêt de tous présidents dans leur politique extérieur, est de traiter avec des gouvernements qui ont une légitimité politique. On veut avoir un partenaire fiable, qui consentirait à combattre la corruption, qui implémenterait une bonne gouvernance. Les Etats-Unis sont en train de dépenser énormément en Afghanistan. Il y a beaucoup de sacrifice qui se font sur le plan humain. C’est pour cela que je dis que le second tour est absolument important pour établir cette légitimité. Mais que les négociations incontournables viendront après pour résorber les problèmes ethniques.

RB : En Haïti on vient de renouveler le tiers du Sénat avec des élections contestées. Le vice président du Conseil électoral a dénoncé publiquement les fraudes et irrégularités commises par le président du CEP lui-même. En Afghanistan ceux sont les protagonistes et leurs partisans qui s’accusent. Dans ces deux pays il y a une présence militaire multinationale.

Pouvez-vous comparer la gestion de ces conflits par l’international dans ces deux pays de race et de culture différente ?

JPB : Il est incontestable que l’international joue un rôle prépondérant en Haïti et peut être encore plus important en Afghanistan. Si je dois les comparer, je dirais que la question est mieux traitée en Afghanistan qu’en Haïti.

J’étais directeur général du CEP en 2006 en Haïti. Je suis maintenant conseillé privilégié de tous les aspects techniques pour le Département d’état en Afghanistan. J’ai vécu ces deux réalités. Le rôle de l’international en Afghanistan est tres constructif. On a mis sur pied des structures qui ont permis de déceler la plupart des fraudes et les irrégularités commises. Karzai et ses partisans n’ont pas commis la totalité des fraudes, mais la majorité. Nous en avons découvertes dans tous les camps.

Le rôle de l’international était de s’assurer que la Commission de plaintes électorales fasse son travail d’après la loi. On peut juger dans les faits les résultats des élections en Afghanistan.

Dans le cas d’Haïti, en tant que citoyen de ce pays, je dois dire que je suis un peu troublé. L’avant-dernier CEP a été formé en dehors des normes constitutionnelles. On a évité l’article 289 de la Constitution de 1987, qui indique clairement comment former le CEP, avec la nuance que le Conseil consultatif n’existe plus. Ils ont choisi la formule de négociation. Ceci constitue une erreur au départ. Les partis politiques ne devraient pas accepter cette négociation.

J’ai été rappelé en décembre 2007 pour organiser le renouvellement du tiers du Sénat. Après 30 jours j’ai dû démissionner en expliquant les raisons dans un communiqué de presse qui a plus ou moins prédit c’est passé.

Dans une Démocratie une institution électorale doit être totalement indépendante de l’Exécutif. Quand je suis arrivé au CEP en octobre 2005, après analyse les règlements internes du CEP, je me suis rendu compte qu’il fallait les changer. Les conseillers du CEP qui étaient chargés de gérer des élections étaient aussi des juges. Là il y avait un conflit d’intérêt manifeste. Ils sont à la fois juges et parties. Ils vont trancher les conflits électoraux qu’ils ont eux-mêmes gérés. On a accepté à changer les règlements généraux pour donner au directeur du CEP l’exclusivité de la gestion des élections. Les autres conseillers deviennent des juges pour traiter des conflits électoraux.

Quand on m’a rappelé, j’ai bien expliqué au président de la république cette différence. S’il y a une formule de succès c’est ma capacité technique et les règlements internes du CEP. Je n’ai pas eu de réponse. Quand deux semaines plus-tard il s’agissait de modification des règlements généraux. On a eu plusieurs réunions avec ou sans le président, avec le premier ministre. On a changé les règlements internes en donnant le plain pouvoir au président du CEP. Mon rôle était réduit à celui d’un exécutant. C’est pour cela que 30 jours après, j’ai démissionné.

Les partis politiques n’avaient pas vraiment compris exactement ce qui se passait. Il y a certains hommes politiques qui m’ont même attaqué. On a eu le renouvellement du tiers du Sénat. On voit maintenant ce qui s’est passé. Le vice-président du CEP a dénoncé des élections frauduleuses. Aucune action corrective n’a été prise. Maintenant on a formé un nouveau CEP avec d’autres organisations. Je crois que si nous devons organiser de bonnes élections en Haïti. Nous devons retourner à notre boussole, la Constitution de 1987. Le président ne peut pas choisir les membres du CEP. Ces conseillers sont choisis par des organisations. Il faut établir un cloisonnement étanche entre l’Exécutif et l’institution électorale. Si non on n’aura jamais de bonnes élections en Haïti.

Je crois que la communauté internationale en Hait n’a pas joué un rôle aussi positif, efficace et constructif qu’en Afghanistan. La contribution de l’international en ce qui s’agit des élections en Afghanistan a été tres positive. C’est pour cela que j’accepte à repartir demain pour l’Afghanistan. Je suis en contact avec toutes les autorités internationales en Afghanistan. Ils veulent collectivement établir une Démocratie viable et durable en Afghanistan. Malheureusement, je ne peux pas dire la même chose pour mon pays.

RB : Peut-on attribuer cette différence de comportement de l’international à la différence de culture entre ceux de l’international qui sont en Afghanistan et ceux de l’international qui sont en Haïti ?

JPB : Je ne vais pas faire un jugement de valeurs sur la culture de la composition de l’équipe qui se trouve en Afghanistan l’ISAF et celui qui se trouve en Haïti la Minustah. Il est à remarquer que la majorité des membres de l’ISAF sont des Américains avec 68,000 soldats et la balance avec des Européens qui collectivement avec les Américains ont une force de 100,000 soldats sur le terrain.

Je dois dire ceci et c’est un constat. La composition des deux présences internationales dans ces deux pays, est tres différente. Est-ce qu’une différence de culture expliquerait une différence de comportement ? Je ne crois pas.

Je crois que l’international en Haïti a fait une tres mauvaise lecture de la situation haïtienne. Il nous faut aussi être conscient du fait que nous avons une opposition entièrement divisée. Si l’international trouve un interlocuteur en Préval, il y a-t-il un interlocuteur pour l’opposition ? Les partis politiques n’arrivent pas à se mettre d’accord sur la composition du CEP ce qui est crucial pour la première phase de la vie politique, la conquête du pouvoir.

RB : Comment comparez-vous le système électoral haïtien à celui de l’Afghanistan ?

JPB : Il y a certainement beaucoup de points communs. Les paramètres sont presque identiques. Mais tous ces points communs doivent s’ajuster aux exigences culturelles du pays. Il y a des centres de vote séparés pour les femmes et pour les hommes. Dans les centres où les femmes votaient, les dirigeantes étaient des femmes exclusivement.

La différence frappante, est qu’on a une Commission Electorale Indépendante dont la fonction est exclusivement l’organisation des élections. Il y a une autre institution totalement indépendante de la première, la Commission des plaintes Electorales. Elle juge des cas de plainte. Elle a le droit d’intervenir dans les cas de fraude. C’est une différence importante. J’ai essayé de l’établir en Haïti en 2006. Mais la constitution et les règlements ne me permettant pas, j’ai dû modifier les règlements internes pour donner au président du CEP la responsabilité d’organiser les élections et aux autres conseillers celle de jouer le rôle de juge au moment des contestations électorales. Ça a réussit en 2006. Revenu en 2007 pour le renouvellement du tiers de Sénat, j’ai dû démissionner. On a fait des conseillers des opérateurs électoraux.

C’est malheureux que quelqu’un qui est disposé à servir son pays, est maintenant en train de servir en Afghanistan, parce qu’on reconnaît mes valeurs ailleurs. Il faut revenir à la formule établie par la constitution. Si non on n’aura pas de bonnes élections. Et l’on va indubitablement vers l’instabilité politique. La légitimité des élus va être mise en cause.

RB : Jacques je te remercie pour ta brillante participation à notre émission. J’espère pouvoir t’inviter à ton prochain retour de l’Afghanistan. Quelle sera la date du retour ?

JPB : Je sais que les élections sont programmées pour le 7 novembre 2009. Je reviendrai à la fin de l’année. Je repartirai encore pour réformer la Commission Electorale en Afghanistan.








Accueil | Plan du site | info visites 322757

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site LES ENTREVUES  Suivre la vie du site Emissions de Robert Benodin   Politique de publication

Haitimonde Network