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Stéphanie B. Villedrouin : le Tourisme, une affaire de cœur

vendredi 28 décembre 2012 par Administrator

Le secteur touristique n’a jamais été si bien défendu au cours des trente dernières années. Depuis plus d’un an, ce secteur renait. Le savoir-faire et le dévouement qui animent la ministre Stéphanie Balmir Villedrouin, font de ce secteur d’activité, une priorité pour le pays. Pourtant, il ne fait pas partie des cinq « E » du gouvernement. En un an à peine, le travail de madame Balmir est apprécié de tout le pays. Elle s’impose dans le Camp Rose et Blanc et devient incontournable. Sans grande expérience politique, cette dame devance de mille coudées ses prédécesseurs en dynamisme et en esprit d’initiative. C’est une fierté pour la jeunesse.

Dans un pays où la femme est plutôt renvoyée aux tâches ménagères, Stéphanie Balmir incite le respect en se livrant corps et âme à la disposition de son pays. « Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années ». La ministre Balmir est la plus jeune du gouvernement, mais elle est parmi ceux à fournir les meilleurs résultats. Sa capacité à défendre la cause du tourisme dans le pays l’élève au rang de « Grand Ministre ».

Elle s’investit avec tellement d’amour dans sa tâche, qu’on dirait d’elle qu’elle vit son rêve. Elle crée les conditions nécessaires pour apporter de nouvelles opportunités dans le secteur touristique haïtien. Dans la zone caribéenne, le tourisme joue un rôle important dans le marché du travail. C’est un grand pourvoyeur d’emplois. Plus d’un sixième de la population caribéenne travaille dans ce secteur. La ministre comprend bien cet enjeu. Elle souhaite mettre des infrastructures indispensables en vue de redynamiser le tourisme dans le pays. Ce secteur, selon la ministre, doit contribuer dans le processus de développement d’Haïti. Car, selon elle, le potentiel est là. Il suffit de créer les conditions qui permettent d’attirer les regards du monde entier.

En plus de sa sympathie, ses réalisations rayonnent. Loin d’être satisfaite, elle croit en cette expression de Boileau : « vingt fois sur le métier, il faut remettre son ouvrage. Le polir et le repolir sans cesse ». Elle ne se plaint ni se décharge. Elle s’assume et assume ses conditions de ministre « per fas et nefas ». On aurait dit qu’elle n’est influencée par aucun sentiment mesquin, sinon la flamme et la passion de faire œuvre qui vaille, de réaliser des merveilles et de se hisser au rang de ceux qui ont servi dignement leur patrie.

Cette volonté de bien faire, est rarissime ces derniers temps chez nous. Comme le leader n’est pas contraint à suivre la foule qu’il dirige, Stéphanie se met à la hauteur de sa tâche. Elle guide ses collaborateurs dans le sens de la réussite.

Qui est Stéphanie Balmir Villedrouin

La charmante et séduisante ministre du tourisme est née le 29 mars 1982 à Caracas au Vénézuela. Elle est la dernière d’une famille de sept enfants dont quatre sont nés en terre étrangère. Son père, Alix Balmir, était alors l’ambassadeur d’Haïti dans ce pays. Elle était encore bébé, lorsque son père a dû partir de la Capitale vénézuélienne. Ce n’est que fort tard dans son existence qu’elle a pu visiter cette ville qui l’a vu naître. Elle a connu une enfance plus ou moins mouvementée à cause de la fonction d’ambassadeur que remplissait son père. Rien que deux mois après sa naissance, sa famille devait se rendre en Colombie, c’est là qu’elle a débuté ses études classiques.
Quatre ans plus tard, après la chute de Jean-Claude Duvalier, toute la famille rentre en Haïti.

Elle a continué ses études classiques au Collège Saint-François d’Assise jusqu’à la terminale. Ses premières années étaient plutôt difficiles. Elle ne maitrisait pas les langues du pays. Elle a dû consentir de grands efforts pour arriver à s’adapter au plus vite. Après ces premières études, elle s’est rendue en République dominicaine pour étudier l’Hôtellerie et le Tourisme à Puntificie Universidad Madre y Maestra (PUCMM). Aussi a-t-elle suivi d’autres cours connexes au champ touristique. Elle est resteé plusieurs années en République voisine où elle a commencé à matérialiser ses rêves.

En très peu de temps, elle s’est imposée dans ce domaine. Elle a travaillé dans plusieurs hôtels de la place et a occupé des postes importants. En 2003, elle a épousé Marcel Bernard Villedrouin avec qui elle a trois enfants : Shamsy, Nathan et Sylka Villedrouin. Sa carrière commence véritablement en Haïti à l’hôtel Le Montcel. Elle y a travaillé pendant cinq ans comme responsable de gestion et de promotion. Au cours de cette période, Stéphanie a participé et a représenté le pays dans plusieurs foires à l’étranger notamment en France et en République dominicaine.

Sa passion et son dynamisme dans la réalisation de ses activités ont été un moyen pour elle de promouvoir et d‘exposer au monde entier la richesse culturelle d’Haïti.

Sa rencontre avec Pierre Chauvet est un élément important dans la vie. Grâce à ce dernier, elle a eu l’opportunité de travailler avec les plus grands noms de ce secteur au sein de l’Association touristique d’Haïti. Cette entité s’occupe de tout ce qui a rapport avec le tourisme. Là, madame Balmir a eu la possibilité de travailler sur un plan visant à repositionner le pays sur le marché mondial. Dans cette Association, elle a gravi plusieurs échelons jusqu’à devenir en 2009, secrétaire au Conseil exécutif. Au cours de cette même période, elle a été choisie comme représentante du secteur privé touristique au sein de la Commission mixte haïtiano-dominicaine.

Alors qu’elle faisait encore partie de cette Association, elle a monté avec sa mère, Gladys Sajous du Bousquet, deux Restaurants de renom « Dadou’s’ », l’un à Miami et l’autre à Delmas 54. Elle a en tout point marqué son secteur. Elle est membre fondateur de la revue touristique « Magic Haïti », un produit du quotidien, Le Nouvelliste en partenariat avec l’Association touristique d’Haïti. C’est au sein de cette Association qu’elle a rencontré, pour la première fois, le président de la République, Michel Joseph Martelly, lors de la campagne électorale. Après l’élection, madame Balmir se trouvait au Palais national avec le titre de conseillère touristique du Président. Le travail fourni durant les trois premiers mois a épaté le Camp ‘Rose et Blanc’.

Avec la ratification de Garry Conille, elle a été promue ministre du Tourisme et c’est à partir de ce moment que la révolution allait commencer au sein de ce ministère qui paraissait moribond aux yeux de plus d’un.

Du monde professionnel à la politique

Arrivée à la tête dudit ministère, tout le monde pensait qu’il s’agissait d’un coup d’essai. C’est vite devenu un coup de maître. En moins de trois mois, elle s’est confirmée dans sa nouvelle tâche. Les fruits avaient largement dépassé la promesse des fleurs. Elle a su rehausser l’image de la gente féminine et mettre en évidence la capacité de cette catégorie toujours placée en marge des affaires d’État. Elle s’est érigée en une véritable icône de femme. Un modèle à reproduire. Sympathique, elle est toujours présente dans les activités de promotion du tourisme dans les différents coins d’Haïti.

Elle maîtrise parfaitement les champs d’intervention du ministère en ce qui a trait à la promotion, la formation et la réglementation. Dans chacun de ces domaines, des travaux importants ont été effectués au cours de l’année 2012. Le tourisme est avant tout une question de service. La formation des cadres et autres professionnels travaillant dans le secteur se révèle indispensable. À cet effet, le ministère a procédé à la réouverture de l’École hôtelière en janvier 2012. Aussi les curricula ont été remaniés.

Des accords ont été trouvés avec des instituions étrangères, leaders dans le domaine, comme : l’institut de Tourisme et d’Hôtellerie du Québec (ITHQ), Amadeus et bien d’autres, afin d’améliorer l’accueil. Des inspecteurs sont formés pour contrôler la qualité des services offerts dans les restaurants et hôtels de la place.

Dans le domaine de la promotion, la ministre s’est également beaucoup investie. Elle ne cesse de défendre le grand potentiel touristique du pays. De plus, ce ministère travaille afin de projeter une toute autre image du pays aux yeux de la Communauté internationale. Cette démarche, a bien des égards, a porté ses fruits. L’impact est plutôt positif. Plusieurs associations touristiques montent, d’ailleurs, à bord. Elles croient dans le projet. Leur soutien commence à se matérialiser.

L’annonce de construction de plusieurs hôtels a été faite. Certains d’entre eux sont en chantier et d’autres à l’étude. Du Nord au Sud, les sites touristiques ont été réaménagés. Fort de tout cela, le pays a reçu des visites d’institutions importantes de ce secteur. Une délégation du plus important transporteur aérien canadien spécialisé dans les voyages vacances, Air Transat, a effectué en Haïti une visite pour mieux s’informer des potentiels touristiques du pays afin d’étudier les possibilités de mise en place de forfaits touristiques.

Cette compagnie offrira des forfaits vacances en Haïti au départ de Montréal, à compter du 23 janvier 2013. La ministre s’y rendra probablement au début de l’année pour finaliser et signer les accords avec la compagnie. Ces forfaits consistent, selon la ministre, en un séjour de trois jours à Port-au-Prince et de quatre jours sur la côte des Arcadins, qui recèle de plages magnifiques, avec un vaste programme d’excursions incluant musées, sites historiques, lieux naturels, routes thématiques, activités sportives et nautiques de toute la zone jusqu’à Marchand Dessalines.

Le même travail sera effectué avec d’autres lignes aériennes. D’autant que de nouvelles destinations sont en vue. Ile-à-vache, Côtes de Fer, Chouchou Bay sont autant de sites qui seront les prochaines destinations touristiques du pays. Des sites comme Fort Jacques, Bois-Caïman, Source Chaude, Bassin-Zim et la plage publique des Côtes des Arcadins feront sous peu, peau neuve.

La ministre annonce la construction des aéroports des Cayes et de l’Ile-à-vache pour la nouvelle année et a classé Jacmel comme étant la destination touristique de 2013. Aussi promet-elle, de réguler le secteur, car la dernière loi y relative date de 1974. « Haïti a besoin d’une législation pour garantir la qualité des services dans le secteur touristique ». Voilà le modèle de femme ministre qu’il faut au pays.

Jose Flécher

flecherjosew@yahoo.fr








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