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San Plan NOU CHIRE - Par : Jean Erich Rene

mercredi 7 octobre 2009 par Erich Jean René

Le développement économique d’Haïti ne peut pas être un produit importé ni l’oeuvre des béotiens. Le développement est avant tout logé dans le "mens" et suppose d’abord un changement de mentalité. Il nous faut à tout prix défaire les freins psychologiques qui nous confèrent un comportement d’assistés sociaux et nous maintiennent dans un état d’hébétude et de prostration. Comme des mendiants
nous attendons que les étrangers nous jettent leurs aumônes. Cette attitude est perceptible au niveau du plus bas de l’échelle sociale jusqu’au Premier Mandataire de la Nation.

On attend et on attend, qu’est ce qu’on attend : l’aide extérieure. Les transformations économiques n’arriveront certes pas seules. La clé du développement c’est la technologie. Il nous faut des techniciens avec des connaissances assez pointues pour accoucher le développement économique et social d’Haïti. Cependant la participation des masses à l’oeuvre de reconstruction est tout aussi bien indispensable. Le Capital Humain disponible, la mobilisation des masses et un leadership d’exécution sont des préalables indispensables au développement économique. Le modèle de développement fiat lux que prône le Libéralisme économique par le biais de la mondialisation est trompeur. La Théorie de la main invisible veut la tête de l’Etat qu’elle réduit à sa plus simple expression. Les entrepreneurs privés,selon les mondialistes, sont les meilleurs agents de développement économique.Ils ont fait connaitre aux pays occidentaux leur opulence.

On oublie souvent que le développement économique de la majorité des pays occidentaux a été enclenché par l’accumulation d’énormes capitaux tirés de leurs colonies. Ils se sont empiffrés du sang de nos ancêtres qu’ils ont réduits en esclavage ou encore en accordant aux travailleurs d’aujourd’hui un salaire de poitrinaire. L’Occident n’est qu’un accident de parcours. Les pays du Tiers-Monde selon l’expression chère à Alfred Sauvy n’ont pas les mêmes antécédents historiques que les pays qui prônent le libéralisme économique.

Leurs habitants ne sont même pas en mesure d e répondre à leurs besoins primaires de consommation. Quels peuvent être donc leurs apports ? Le pauvre n’a rien à apporter au marché. Il faut d’abord un Etat organisateur c’est-à-dire capable de saisir les données de la problématique haïtienne, de les traiter afin de bâtir un plan de développement programmé dans l’espace et dans le temps.

Peut-on s’en remettre au Secteur Privé haïtien pour promouvoir le développement économique d’Haïti ? Ce serait confier la garde du beurre au chat. Dans un pays comme Haïti où le secteur des affaires est majoritairement constitué de contrebandiers de tout poil qui refusent de payer leurs impôts et qui par surcroît bénéficient de 3 ans de congé fiscal, le développement n’est pas pour demain. Ce Secteur privé pourri ne peut pas tendre vers le développement
national. Ces fils de Corsaires, flibustiers en leurs âmes et consciences ne vivent pour la plupart que de rapines et n’éprouvent aucun sentiment d’entraide envers les démunis. Il faut une somme d’énergie morale, un zeste de nationalisme et un sentiment d’appartenance sociale pour penser au développement économique
et social d’Haïti.

Tout capitaine bien avisé ne saurait prendre le risque de se lancer en haute mer surtout sans un bo, équipage, un plan de navigation, une boussole. Sans quoi il risque de ne pas débarquer à bon port. Le timonier de la Barque Nationale ne peut pas se contenter non plus de propositions désincarnées de la réalité nationale sans l’élaboration d’un plan global de développement. Signer un pacte de bonne gouvernance et de développement économique exige au préalable
l’inventaire des besoins et l’identification du Chemin Critique grâce à l’articulation harmonieuse des différentes séquences de manière ordonnée. Le tracé de la voie la plus courte et la moins dispendieuse sera entreprise en fonction de plusieurs alternatives tout en tenant compte des contraintes techniques, économiques, politiques et sociales y afférentes.

Comment arriver au développement économique d’Haïti sans un climat serein, sans une régulation du taux de croissance démographique par le biais du contrôle des naissances. Une évaluation rigoureuse du niveau de consommation de la population haïtienne, une réduction du taux de chômage, une distribution équilibrée du revenu national sont des objectifs à atteindre. L’Etat haïtien ne peut plus se contenter de faire des dépenses somptueuses indifféremment de ses recettes fiscales. Sans un plan de description des projets, sans les programmes d’exécution, sans la coordination des actions
de l’Etat, le pacte de bonne gouvernance et de développement d’Haïti restera au stade de chrysalide. Il faut :

- Un bilan honnête de la situation économique actuelle d’Haïti.
- Le concours sans exclusive de tous les Partis ou Groupements politiques impliqués et une large participation de la population pour une Grande Coumbite Nationale. La fixation des objectifs à atteindre dans une fourchette de temps.
- L’activation d’un dynamisme interne provoquant l’éclatement de structures administratives et économiques régressives.
- Un chronogramme d’exécution définissant les différentes étapes à franchir.

Bien entendu, on ne peut pas tout faire d’un trait. On doit accorder les priorités à certains projets d’infrastructure. Une analyse financière appuyée par des données comptables fiables permettra d’activer certains leviers capables de vaincre les déséquilibres consommation/production, investissement/épargne,inflation/chômage etc., Par l’assainissement des finances publiques on doit réduire le déficit budgétaire, le déficit au compte commercial et au compte courant aussi bien que notre excès au compte capital pour un bilan équilibré. Sans un tableau de bord, le pacte de bonne Gouvernance et de développement économique d’Haïti sera rangé parmi les comptes
de fée. Sans un plan de Gouvernement la barque nationale sera entraînée dangereusement sur tribord, c’est à dire au gré des humeurs des faux dévots. Les socialistes caviars sont les premiers bénéficiaires de l’occupation actuelle du territoire national. Déjà ils applaudissent Clinton et ses investisseurs sans demander auc un compte ni essayer de s’imaginer le profil de leur bébé.

Sans plan de développement : NOU CHIRE !

Jean Erich Rene








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