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Résumé de l’actualité en Haiti

samedi 3 juillet 2010 par William Toussaint

Haïti : Jean Enel Désir reconnu coupable

Le conseiller électoral Jean Enel Désir devrait probablement répondre dans les jours qui viennent aux questions de la justice. Il a été reconnu coupable de faute administrative grave par L’Unité de lutte contre la Corruption (ULCC) dans son rapport. Le dossier est acheminé au parquet près le tribunal civil de Port-au-Prince pour les suites judiciaires.

Le rapport tant attendu est fin prêt. Confirmation en est faite par un membre du Conseil électoral provisoire (CEP). « Le rapport a été acheminé au parquet de Port-au-Prince pour les suites nécessaires », a fait savoir la conseillère Ginette Chérubin, soulignant que le CEP n’avait pas à recevoir le rapport. Je crois que si le rapport a été acheminé au parquet, l’ULCC a reconnu coupable le conseiller Désir, a-t-elle précisé au journal Le Nouvelliste ce jeudi. Elle n’était pas en mesure de donner plus de détails.

Une fois terminé, le rapport de l’ULCC a été immédiatement envoyé au parquet. « Oui, je peux vous confirmer que nous avons reçu le rapport », a confié au journal un substitut du gouvernement qui a requis l’anonymat. Notre source n’a pas voulu donner plus de détails. Toutefois elle a souligné que le rapport est, selon ses propres mots, défavorable au conseiller Désir. Il faut souligner que le document n’a pas été rendu public.

Interrogé mercredi dernier sur le dossier, le chef de l’Etat a rappelé qu’il s’agit d’une affaire pénale qui requiert la décision d’un juge. En outre, René Préval avait dit attendre le rapport de l’ULCC pour prendre une décision, ou tout au moins pour se positionner sur le sort du conseiller fautif.

Le représentant de l’Eglise catholique est accusé par les huit autres conseillers électoraux d’avoir confisqué et encaissé à maintes reprises les chèques de deux employés affectés à son bureau.

Jean Enel Désir, qui avait avoué son acte illégal répréhensible, n’entendait pas démissionner pour autant comme le souhaitaient ses collègues. Il avait reconnu avoir encaissé les chèques de Jean Lamarre Jean-Baptiste, dont le salaire mensuel net est fixé à environ 40 000 gourdes, et ceux de Cédor Max Orilas, un autre employé affecté à son bureau.

Comme pour montrer qu’il n’était pas le seul corrompu du CEP, Jean Enel Désir avait fait certaines dénonciations. Sans citer de nom, il avait fait mention de harcèlement sexuel, de relations de concubinage qui existeraient entre de hauts cadres de l’institution et certains agents féminins du CEP.

De plus, il avait révélé que les responsables de la sécurité étaient en train de « distribuer des armes à feu (pistolet automatique de 9mm) au CEP. « Le conseiller Désir en a été soigneusement tenu à l’écart », disait-il. « Tous les moyens sont bons, de la part des huit (8) autres conseillers du CEP ou de leurs affidés, pour éliminer [physiquement] leur collègue devenu gênant par ses déclarations et interventions citoyennes », s’était indigné Jean Enel Désir, qui disait craindre pour sa sécurité.

Pour l’instant, le Conseil électoral provisoire (CEP) que dirige Gaillot Dorsinvil va pouvoir fonctionner avec huit membres en attendant la décision de la justice et le remplacement éventuel de Jean Enel Désir.

Hormis les dernières déclarations du représentant de l’Église catholique dans les Nippes, Mgr Pierre André Dumas, qui avait estimé que le Conseil électoral provisoire (CEP) n’est pas crédible pour organiser les élections, et avait du coup souhaité la démission de Jean Enel Désir, aucune décision officielle n’a été prise par les responsables de l’Eglise catholique sur ce dossier.

Parallèlement, René Préval a déclaré mettre fin à toutes discussions sur le CEP. Il a donc invité les détracteurs de l’institution électorale à prendre le chemin des urnes. « Les discussions sur le CEP sont terminées. Maintenant on va aux élections. Le temps n’est plus aux manoeuvres dilatoires. On doit avancer », dixit le chef de l’Etat.

Robenson Geffrard

rgeffrard@lenouvelliste.com

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Haïti : Préval fait des vagues

Quelque 24 heures après avoir mis irrémédiablement le cap vers les élections avec le CEP de Dorsinvil contre l’avis de nombreux partis politiques,les propos du président René Préval font des vagues.Certains chefs de partis et stratèges nuancent leurs propos, d’autres prédisent une grave crise politique dont René Préval sera le seul responsable.

Le président René Préval est clair. Le CEP de Gaillot Dorsinvil organisera la présidentielle et les législatives du 28 novembre 2010. Sans surprise, Fanmi Lavalas, le parti de l’ex-président Jean-Bertrand Aristide, est aux abonnés absents. Et, quelque vingt quatre heures après la conférence de presse très attendue donnée par l’ex-marassa de Titid le mercredi 30 juin, les chefs de partis politiques réagissent. Certains, en fin stratèges, nuancent leurs propos en laissant des fenêtres entrouvertes. Alors que d’autres, acides, agitent comme une épouvante le spectre du boycott des élections.

« On ne fera aucun cadeau au président Préval en n’allant pas aux élections. On motivera la population pour qu’elle aille voter et défendre son vote », annonce le président du Parti Respe, Charles Henry Baker, si la population ne soutient pas les efforts visant à renvoyer le CEP. « Nous sommes d’accord avec le mandat donné au CEP par le président Préval pour organiser les présidentielles. Mais, poursuit Baker, on regrette le fait que le président n’ait pas écouté les partis politiques, la société civile et la population pour changer le CEP ». L’industriel prévient qu’il contestera les résultats s’il y a des fraudes avérées lors des prochaines joutes. « Si au contraire on est battu, sans magouilles, on respectera le verdict populaire », ajoute-t-il.

Revirement ?

Le 8 juin 2010, quand Edmond Mulet, représentant du secrétaire général de l’ONU en Haïti, avait vendu la mèche sur le projet électoral du président Préval, M. Baker avait plutôt utilisé un ton menaçant, disant : « Ce CEP n’est pas crédible. Si le président René Préval persiste à vouloir réaliser les élections avec ce CEP, nous nous verrons obligés de réclamer son départ », ajoutant : « Nous avons quatre exigences dont l’annulation de la loi sur l’Etat d’urgence et celle amendant l’article 232 de la loi électorale de juillet 2008, le renvoi du CEP, la tenue d’un dialogue honnête et franc entre les acteurs politiques et la nomination d’un directeur général crédible au CEP ».

Pour une réponse concertée

« Le président René Préval a choisi la confrontation politique à travers l’imposition comme méthode dans le système démocratique ; Ils nous reste donc le devoir de la concertation pour lui donner la réponse appropriée dans le respect des règles qui régissent le fonctionnement des sociétés qui ont fait le choix de la démocratie », a déclare de son côté le citoyen et homme politique Himmler Rébu. M. Rébu promet par ailleurs la révélation prochaine de la position de la Plateforme PLAPH sur l’actuelle conjoncture après consultation avec ses partenaires et d’autres plateformes politiques, regrettant au passage la surdité politique du président aux appels au dialogue et à la concession.

« Depuis le 12 janvier, le président a toujours décidé de tout, tout seul. Nous ne croyons pas que l’autocratie et l’imposition qu’elle charrie comme forme d’expression puissent être la meilleure chose pour Haïti », enchaîne Himmler Rébu, qui dit avoir constaté que le chef de l’Etat semble avoir fait le choix de représenter un obstacle pour la démocratie en Haïti.

A la question de savoir si les candidats de la PLAPH suivront les instructions du directoire ?

« C’est l’avenir qui le démontrera », a sèchement répondu M. Rébu.

L’Alternative ne bronche pas

« Nous ne participerons pas aux élections organisées par ce CEP totalement discrédité. Nous continuerons notre lutte pour créer des conditions propices à la tenue de bonnes élections, non celles dont les résultats sont déjà programmés par le président René Préval », déclare, quant à lui le professeur Victor Benoît, l’un des responsables de la plateforme Alternative, craignant que « l’entêtement du président René Préval d’organiser les élections avec ce CEP ne plonge le pays dans la crise ».

Qu’en est-il des candidats de l’Alternative ?

« Les candidats ne sont pas des enfants encore moins des pierres. Ce sont des gens dotés de conscience. Ils réagiront conformément aux directives de la plateforme ou non », a répondu M. Benoît.

Plusieurs partis politiques membres de la Convention des partis politiques haïtiens (CPPH), dont certains sont membres de l’Alternative avaient, dans une correspondance adressée au chef de l’Etat le 7 octobre 2009, dénoncé la mise en quarantaine des votes exprimés par les électeurs de la commune de Petite Rivière de l’Artibonite au détriment du candidat de l’OPL, François Annick Joseph. La Convention avait alors dénoncé « une discrimination inadmissible » contre ce candidat et déclaré le CEP non crédible dans sa globalité aux yeux de la nation.

« La Convention croit, soutenait à l’époque son président Victor Benoît, qu’il faut un nouveau consensus en vue de nommer une nouvelle équipe à la tête du CEP pour rétablir la confiance de la population vis-à-vis de l’institution électorale. Et, il faut le faire dans le meilleur délai en vue de rendre possible, conformément aux exigences constitutionnelles, l’organisation des futures élections ». Il fut retiré dans la foulée la confiance placée dans leur représentant Fritz Rosemé, ex-membre du GREH de Himmler Rébu.

Si l’Alternative a une position sur l’affaire de la Petite Rivière de l’Artibonite, le président René Préval en a une toute autre version. Selon lui,il n’y a eu aucune discrimination contre ce candidat. Puisque le conseiller électoral Rodol Pierre qui avait dénoncé des fraudes avait signé le jugement rendu en faveur du candidat déclaré vainqueur par l’institution électorale.

L’exclusion source de méfaits

« Notre position demeure la même. Pour qu’il y ait de bonnes élections il faut l’inclusion et la participation de tous les citoyens. L’exclusion n’apportera rien de bon au pays », déclare pour sa part le docteur Maryse Narcisse, coordonnatrice du comité exécutif du Parti Fanmi Lavalas et porte-parole de l’ex-président Jean Bertrand Aristide.

Roberson Alphonse

ralphonse@lenouvelliste.com

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1er Juillet 2010

EDITO - Haïti : Donnant donnant ?

La Commission mixte bilatérale haïtiano-dominicaine va avoir du pain sur la planche. Le président René Préval revient à peine d’une tournée en République Dominicaine que nous apprenons qu’il y a un million des nôtres en territoire voisin.

La statistique a été avancée par un responsable dominicain. Le directeur du bureau de l’Immigration Dominicaine, Sigfrido Pared Pérez, l’a annoncée, mercredi, lors d’une interview télévisée. Le nombre de nos compatriotes présents en République Dominicaine a augmenté de 15% depuis le séisme du 12 janvier, avance aussi le responsable.

La déclaration de Pérez contredit quelque peu les propos de l’ambassadeur dominicain en poste à Port-au-Prince, Ruben Silie Valdez, qui affirmait en début de semaine, sur les ondes de radio Métropole, que l’ouverture de la frontière entre les deux Etats après le tremblement de terre n’avait pas entraîné de migration massive.

Rappelons que le 10 juin dernier, le représentant du Fonds des Nations unies pour la Population (UNFPA) en Haïti, Igor Bosc avait estimé qu’environ 70 000 personnes avaient quitté le pays suite au séisme du 12 janvier, a cru bon de rappeler Radio Métropole dans sa dépêche.

Cette petite guerre de chiffres survient alors qu’un organisme américain met en garde contre le poids de la croissance démographique en Haïti. Nous serons 13 millions d’ici 2050, prévient le bureau de recensement américain.

Avec cet afflux prévu, mieux vaut être en bons termes avec nos voisins et c’est encore Radio Métropole qui indique, dans une autre dépêche sur son site, que l’ambassadeur de la République Dominicaine à Port-au-Prince, Ruben Silié Valdez, assure qu’il y a eu ces derniers mois un réchauffement des relations haïtiano-dominicaines.

Le diplomate dominicain a même analysé les différents faits qui prouvent l’intensification de la coopération bilatérale entre les deux pays. Tout cela se concrétisera par la réactivation de la commission mixte, espère-t-il.

Ruben Silié Valdez dit, cependant, espérer que les différents ministères haïtiens mettront en place des bureaux spéciaux afin d’interagir avec leurs homologues dominicains.

Par ailleurs, l’ambassadeur dominicain affirme que son pays sollicite un siège au sein de la Commission Intérimaire, rapporte Métropole. Même si la République Dominicaine ne satisfait pas aux critères des 100 millions de dollars, le diplomate estime qu’on doit prendre en compte l’aide dominicaine dans les jours qui ont suivi la catastrophe.

Et aussi le fait qu’un million des nôtres vivent en territoire panyol... Ce n’est pas l’ambassadeur qui le dit, c’est à nous de nous en souvenir.

Frantz Duval

duval@lenouvelliste.com

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Vendredi, 2 juillet 2010 05:11 (Métropole)

Plusieurs secteurs apportent leur appui aux conseillers électoraux

Plusieurs entités ayant désigné des représentants au Conseil Electoral Provisoire (CEP) ont renouvelé leur confiance aux membres du CEP. La Fédération Protestante et le secteur syndical estiment que leurs représentants sont dignes de confiance et peuvent organiser des élections honnêtes et crédibles.

Le secrétaire général de la Fédération Protestante d’Haïti , Pasteur Sylvain Exantus, affirme que son collègue Pasteur Leonel Raphaël est entrain d’accomplir convenablement sa tache au sein de l’organisme électoral. Il soutient que M. Raphaël a fait montre de sa compétence et utilise son énergie pour favoriser le bon déroulement du processus électoral. Le pasteur Exantus croit que les secteurs ayant désigné des représentants devraient renouveler ou non leur confiance à leurs représentants.

Il révèle que plusieurs secteurs auraient déjà renouvelé leur confiance à des membres du CEP.

Le secteur syndical figure parmi les organisations qui veulent maintenir leurs représentants au CEP. L’un des dirigeants de la CTH, Paul Loulou Chery, renouvelle sa confiance au conseiller électoral Jacques Belzinc.

Faisant remarquer que ce conseiller n’est accusé d’aucune exaction, M. Chery affirme que M. Belzinc représente ce secteur valablement Le syndicaliste dit ne pas comprendre l’acharnement de certains dirigeants de partis politiques qui réclament le départ d’un CEP qui à ce jour n’a pas organisé aucune élection.

Cet avis est partagé par le chef national du culte vodou, Max Beauvoir, qui avait la semaine dernière renouvelé sa confiance à l’actuel CEP. Selon M. Beauvoir aucune raison ne peut justifier le renvoi de l’actuel CEP.

LLM / Radio Métropole Haïti

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The Miami Herald

Posted on Wed, Jun. 30, 2010

Revived hotel project is latest sign of renewal in Haiti

BY JACQUELINE CHARLES

jcharles@MiamiHerald.com

It was supposed to be an oasis in an investment-hungry nation riding a wave of improved security and optimism : a 60-room South Beach-inspired hotel offering upscale shops, a 300-car garage and a helipad. Then the catastrophic Jan. 12 earthquake hit, wiping out $6.4 million in investments as investors lay dead, and others stood in financial ruin. Almost six months after the disaster, the Oasis hotel project is on its way back with more than double the rooms. The International Finance Corporation, a member of the World Bank Group, is providing $7.5 million in low-interest financing to developers to help restart construction as early as next week. ``It’s one thing to say Haiti is now open for business, but how open can we be when we don’t even have hotel rooms to lodge potential investors ?’’ said Jerry Tardieu, chief executive officer of SCIOP S.A., the Haitian company developing the mixed-use hotel complex. With a planned November 2011 opening date, it’s expected to be Haiti’s first newly built post-quake hotel. In less than a minute, the earthquake left a government-estimated 300,000 dead, and wiped out 848 of Port-au-Prince’s 1,621 hotel rooms, including the country’s most well-known, and prized brand, Hotel Montana.

Already under construction in Petionville, the Oasis’ hotel building survived, but the restaurant, used to generate revenue to help support the complex’s construction, was badly damaged.

Henrik Pedersen, IFC tourism sector head, said Oasis’ survival of the 7.0-magnitude quake and its ability to create jobs in a shattered economy were among the things that made the project appealing.

``We understand there are very few safe hotel rooms left and this will be a critical part of getting business back to Haiti and improving the business infrastructure,’’ he said.

Pedersen said the IFC plans to also look at how it can assist other hotel owners in rebuilding in support of Haiti’s reconstruction efforts. ``We consider tourism and hotels an essential part of a country’s business infrastructure,’’ he said about the IFC, which has more than 230 hotel projects active in more than 60 countries across the globe.

Tardieu said plans to create office space were scrapped to increase the rooms from 60 to 132. The IFC also will provide technical assistance.

``There is a void in the market to fill and this is a unique investment opportunity,’’ said Tardieu, whose investors range from school teachers to doctors to business moguls, all Haitian.

Since the devastation, the international community has pledged more than $5 billion for rebuilding over the next two years, but donors have been slow to fulfill their pledges.

``This is the first direct signal of the confidence the international community is having in Haiti and tourism remains one of the sectors of economic development of the country,’’ said Tourism Minister Patrick Delatour, an architect who is helping to lead reconstruction efforts.

Still, Haiti has its challenges. Local hotel owners, like many owners of the businesses destroyed in the quake, are struggling to find financing while haggling with banks and insurance companies.

This week, the U.S. Embassy revised its travel warning for U.S. citizens, urging them to avoid travel to Haiti, saying that in recent months at least two U.S. citizens visiting relatives have been shot and killed after leaving Port-au-Prince’s airport.

Since 2006, the IFC has provided $68.6 million to eight private sector projects in Haiti. Earlier this year, it also assisted the Haitian government in a $99 million public-private sector deal with Vietnam’s largest mobile telephone operator, Viettel. Viettel will retain a 60 percent stake in state-owned Télécommunications d’Haiti (TELECO).

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Indignation de secteurs politiques et socio-pofessionnels après l’annonce de la décision du president Préval de maintenir l’actuel conseil électoral en poste

Port-au-Prince, le 1er juillet 2010 – (AHP)- Le président du Conseil national des Acteurs Non Etatiques, Edouard Paultre, a indiqué jeudi que les différentes institutions de la société civile sont actuellement en consultation en vue de donner une réponse au chef de l’Etat pour son "entêtement "à organiser des élections avec un Conseil Electoral Provisoire (CEP) décrié et décrédibilisé

Les élections, dit-il, sont l’affaire de toutes les composantes de la nation et pas uniquement celle du chef de l’Etat et de son équipe gouvernementale.

Il qualifié d’arrogance, l’obstination du président René Préval à confier au CEP dans sa composition actuelle, l’organisation des prochaines compétitions électorales.

René Préval n’a pas le droit de décider de manière unilatérale de la façon dont les prochaines compétitions électorales doivent être organisées, a lancé Edouard Paultre, promettant que la réponse de la société civile sera connue sous peu.

Pour sa part, le professeur Victor Benoit, de la plateforme Alternative, a redit que les membres de ce regroupement de partis n’entendent nullement participer à des élections organisées par l’actuel CEP et sous un gouvernement Préval.

Pour qu’il y ait des élections libres, honnêtes et démocratiques, il faut, selon Victor Benoit, un CEP crédible et une ambiance politique favorable à la démocratie, or tel n’est pas le cas, a-t-il indiqué, accusant le chef de l’Etat d’utiliser sa position et le CEP pour garder le pouvoir après l’organisation des présidentielles et menager ses arrières.

Cependant, le pasteur Sylvain Exantus, de la Fédération Protestante d’Haïti a renouvelé sa confiance en Léonel Raphael qui représente cette institution au CEP.

Il dit croire que le pasteur Raphael utilisera sa compétence pour contribuer à l’organisation de bonnes élections dans le pays.

Cependant, Sylvain Exantus affirme qu’il n’est pas contre un replâtrage du CEP mais pour cela, dit-il, il faut le consensus des acteurs du processus.

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Le ministre Jasmin n’exclut pas des changements dans le CEP, si les secteurs ayant designe des représentants ont des griefs contre eux

Port-au-Prince, le 1er juillet 2010 – (AHP) – Le ministre délégué au près du chef du gouvernement et chargé d’harmoniser les relations entre l’Exécutif et le Législatif Joseph Jasmin a indiqué mercredi qu’il est possible qu’il y ait des changements dans le Conseil Electoral Provisoire (CEP) dans sa composition actuelle.

Il s’est toutefois prononcé contre les secteurs qui appellent au renvoi de tous les membres de l’institution chargée d’organiser les prochaines compétitions électorales dans le pays.

Ces changements pourraient intervenir après consensus avec les secteurs qui ont des représentants dans le CEP conseil dans le cas par exemple il y aurait des griefs contre ces représentants ou si ces derniers font l’objet d’une action civile, a dit François Jasmin.

Il rappelle que le chef de l’Etat a déjà fait publier dans le Moniteur, le journal officiel, les arrêtés fixant l’élargissement du mandat du CEP et convoquant le peuple en ses comices.

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Les conseils municipaux, les délégués de villes, les CASEC) et les ASEC) resteront en fonction jusqu’à l’élection de leurs remplaçants, selon le ministre de l’Interieur

Port-au-Prince, le 1er juillet 2010 – (AHP)- Le ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales, Paul Antoine Bien-aimé a indiqué jeudi que les membres des conseils municipaux, les délégués de villes, les membres des Conseils d’Administrations des Collectivités territoriales (CASEC), les membres des Assemblées des Sections Communales (ASEC) resteront en fonction jusqu’à leur remplacement par de nouveaux élus.

Dans une note en date du 1er juillet, Paul Antoine Bien-aimé a confirmé que les élections pour renouveler ces personnels seront réalisées après les deux tours des présidentielles et législatives.

Le premier tour de ces élections est fixé au 28 novembre prochain pa arrêté présidentiel..

La décision de maintenir les responsables locaux en poste a été prise, selon Paul Antoine Bien-aimé, pour permettre au Conseil Electoral Provisoire (CEP) d’avoir suffisamment de temps pour traiter les dossiers des candidats aux Présidentielles et Législatives.

Lors des dernières élections pour les collectivités territoriales, plus de 30.000 dossiers étaient parvenus au CEP pour traitement, a dit M. Bien-Aimé, affirmant que si le CEP devait traiter les dossiers des collectivités territoriales en même temps que ceux des Présidentielles et Législatives, des retards considérables seraient accumulés dans le processus.

Il a renouvelé la volonté de l’équipe en place d’organiser des élections présidentielles et législatives dont les résultats devraient être publiés avant le 7 février 2011.

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Le president Préval promet des elections libres et démocatiques au 28 novembre et soutient que le CEP n’a pas exclu de candidats ni de patis politiques

Port-au-Prince, le 1er juillet2010 – (AHP) – Le président René Préval a redit mercredi sa volonté d’organiser des élections honnêtes, libres, crédibles et démocratiques dans le pays au mois de novembre de cette année.

Le premier tour des présidentielles et législatives partielles auront lieu de manière couplée le 28 novembre prochain alors que le Conseil Electoral Provisoire (CEP) aura par la suite, à fixer la date pour la tenue des autres élections notamment les municipales.

Le président Préval a par ailleurs indiqué que le pire serait qu’à la fin du mandat présidentiel il n’y ait pas d’autorités élues mais un gouvernement provisoire . Ce serait catastrophique, selon le président René Préval.

Le gouvernement travaille de manière à ce que les élections aient lieu le plus tôt possible, a ajouté M. Préval, précisant une fois de plus, que ce n’est pas lui qui avait désigné les membres du CEP actuel.

Les partis qui appellent au renvoi des conseillers électoraux ont des membres dans le conseil ou bien ils avaient la possibilité de se faire représenter, a rappelé le chef de l’Etat qui se demande ce qui a bien pu valoir à l’actuel CEP sa non crédibilité auprès des partis contestataires. Avant le 12 janvier, a-t-il poursuivi, 52 partis, groupements ou regroupements politiques avaient pourtant inscrit 95 candidats pour les sénatoriales qui auraient dû avoir lieu en février et mars dernier mais qui avaient été reportées après le séisme.

Préval a réaffirmé sa volonté de conduire le pays sur la voie de la stabilité et du dialogue.

Le chef de l’Etat est également revenu sur le cas des candidats dont le parti n’avait pas été agrée à participer aux joutes programmées initialement pour février et mars dernier.

Le Cep n’a exclu aucun candidat, a estimé M. Préval, précisant que plusieurs candidats s’étaient fait inscrire sous le label d’un seul parti et dont les différents responsables n’avaient pas su établir leur capacité à inscrire des candidats au nom du parti.

Il n’y a pas eu d’exclusion de candidats, le CEP ne pouvait pas inscrire des compétiteurs qui n’avaient pas rempli les conditions fixées tant par le CEP que par leur propres partis, a encore declare M. Preval, tout en reafimant que que le CEP fonctionne de faon ndependante.

René Préval a aussi rappelé que les membres du CEP dans sa composition actuelle ont été choisis sur la base d’un consensus avec les acteurs du processus.








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