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Rencontre de Santo Domingo - Réponse à Ray H. Killick - Par : Guichard Doré

dimanche 22 novembre 2009 par Administrator

Ray,

Des groupes de la société civile qui influencent l’action et la pensée politique, on les trouve partout. Haïti n’est pas le premier pays où des groupes de la société civile et parfois des individus proposent des choses à la sphère politique. Le monde a passé de la démocratie de l’expectative à la démocratie de l’opinion. La démocratie de l’opinion est une démocratie de propositions et parfois d’actions.

Je respecte votre choix de faire la promotion et de rester au stade de la démocratie de l’expectative. Je tiens à vous rappeler que le modèle de démocratie de l’expectative a fait son temps. Il est bien entré dans l’histoire. Il faut dépasser ce modèle du passé. Le passé est fait pour être dépassé. Si l’on ne peut pas dépasser le passé l’on ne peut pas comprendre le présent et mieux appréhender l’avenir.

Quand le MEDEF et la Terra Nova formulent des propositions à la veille des grands rendez-vous nationaux en France, officiellement ils n’ont pas de candidats mais ils font en sorte que leurs projets et idées puissent être endossés par les principaux partis concourant à l’expression du suffrage universel. C’est ça la démocratie de l’opinion qui agence le rythme de la vie publique. Les partis (gauche et droite) s’inspirent des projets de ces groupes et parfois appliquent globalement leurs projets.

Dans mon pôle de compétitivité (cluster), on a travaillé sur le développement durable. J’ai vu comment les groupes de la société civile influencent à travers leurs projets les décisions des groupes politiques. Ce n’est pas un effort vain que des groupes fassent de propositions. Au-delà d’un simple document, c’est toute la perception du développement d’Haïti que le plan à élaborer est appelé à revigorer. Faites attention !

Tous les jours, les dirigeants des partis disent qu’ils n’ont pas de cadres suffisants pour traiter techniquement les questions stratégiques engageant la vie nationale.

Je crois si l’on arrive à faire ce travail, on rend un grand service au pays.

Le travail qu’on est en train de faire, il a été fait en Haïti par les Nations Unies dans les années 1950. Techniquement, on doit dire comment agencer et ordonner le changement en Haïti. Depuis, plus de 15 ans on parle d’un plan de 25 ans (une génération), il n’a pas été fait parce que des gens n’étaient pas prêts pour cela. Nous sommes conséquents avec nous-mêmes. Ceux qui critiquent critiquent, c’est leur profession.

Dans la vie, il y a trois catégories d’individus :
- ceux qui critiquent et ils sont très critiques (ce sont les déchirés) ;
- Ceux qui observent, qui comprennent mais ils ne font rein (ce sont les passifs).
- Ceux qui comprennent, formulent des propositions et posent des actions pour changer la réalité. Ils font partie des acteurs du changement. Je me reconnais dans la troisième catégorie.

Je m’enfous des critiques non fondées. Ce ne sont pas les critiques qui font l’histoire !!

Des questions importantes méritent d’être analysées afin d’y apporter des réponses techniquement formulées. Ça dépasse un simple article sur le Net ou dans la presse. Je fais ça depuis des années.

A chacun ses responsabilités.

Guichard Doré

CEFIE-CONSEIL








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