CAPSULES-HAITIMONDE.COM - Les Dernières Nouvelles d’Haiti - Tout sur l’actualité haitienne - Le réseau de référence Haitimonde.com

Réduire la vulnérabilité du pays en 2013

mercredi 19 décembre 2012 par Administrator

Les nombreuses pertes en vies humaines enregistrées en septembre 2004 aux Gonaïves lors du passage du cyclone Jeanne, les ravages causés en août et septembre 2008 par les cyclones Anna, Ike, Gustav et Fay ajoutés à la catastrophe du 12 janvier 2010 devraient pousser les autorités haïtiennes à définir de nouvelles politiques en matière environnementale et à réexaminer le budget alloué à ce secteur. Récemment, à la fin du mois d’août de cette année, une simple dépression tropicale, Isaac, nous a laissé un bilan assez lourd : 19 morts.

Deux mois plus tard, le cyclone Sandy a causé la mort de 52 personnes, la perte la plus lourde de la zone, alors que l’oeil du cyclone n’était pas localisé dans le pays. Que ce soit en milieu urbain ou en milieu rural, les principales victimes des catastrophes naturelles remettent en question le problème de l’habitat. Les débats, fora et tables rondes réalisés pendant ces dix dernières années sur la question de l’environnement devraient permettre au gouvernement de prendre des mesures, au Parlement de voter des lois capables de corriger l’anarchie qui sévit dans le pays en matière de construction de logements depuis le règne des Duvalier et sous les différents gouvernements populistes qui se sont succédé.

On n’est pas besoin d’être expert en aménagement du territoire pour savoir qu’après le tremblement de terre du 12 janvier 2010, une législation sur la construction de logement se révélait une décision importante que le gouvernement devrait adopter. A part quelques rares exceptions, les nouvelles constructions réalisées un peu partout à travers le pays après le tremblement de terre ne tiennent pas compte de la qualité du sol pour déterminer le modèle de construction qui convient. Il n’y a ni autorité gouvernementale ni pouvoir local qui interviennent à ce niveau. Les constructions dans les mornes ainsi que celles effectuées dans les zones du littoral se poursuivent sans inquiétude. Aucune ville du pays n’est divisée en zone résidentielle et zone commerciale et industrielle comme cela a été le cas, il y a cinquante ans.

A l’occasion de la rentrée parlementaire, le lundi 14 janvier 2013, le gouvernement devrait solliciter le bénéfice de l’urgence en soumettant un agenda législatif pour la première session de cette année et en faisant le dépôt d’un projet de loi sur la construction. Tout un train de mesures doivent accompagner cette loi afin de protéger la vie de ceux qui sont les plus vulnérables et qui habitent dans les zones à risques. Il faudrait renforcer le système de gestion des risques et des désastres par une déconcentration effective dans les différents chefs-lieux de département, en attendant de disposer de cellules dans toutes les communes du pays.

Pourquoi Cuba, la République dominicaine et la Jamaïque sont-ils moins vulnérables que notre pays ?

A six mois de la période cyclonique, les autorités haïtiennes pourraient simultanément préparer un plan d’aménagement du territoire et de développement régional et mettre l’emphase sur la préparation de la saison cyclonique 2013 en identifiant partout à travers le pays les zones à risques (d’inondation, d’éboulement, de débordement de rivière, etc.) aux fins de prévenir les éventuelles pertes en vies humaines. En agissant ainsi, le gouvernement aurait prouvé sa capacité managériale à prendre des décisions au bon moment et dans de bonnes conditions.

Lemoine Bonneau

lbonneau@lenouvelliste.com








Accueil | Plan du site | info visites 321368

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site FOIRE D’OPINIONS  Suivre la vie du site Textes d’Opinion   Politique de publication

Haitimonde Network