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Quel plan pour Haiti

lundi 27 octobre 2008 par Erich Jean René

Quel plan pour Haïti ? - Par : Jean Erich René

Le 7 octobre 2008

La responsabilité de tracer un itinéraire de parcours pour la barque
nationale échet d’abord à son timonier. Qu’il soit analphabète et bête,
c’est lui qui détient le gouvernail, le compas, la boussole, le sextant et
commande l’équipage. Naviguer en haute mer sans savoir comment s’orienter
même à l’aide de l’étoile polaire est une lacune dangereuse pour un
capitaine. Il risque de se perdre en pleine mer et même d’échouer sur
n’importe quel récif avec le fret et les passagers. Voilà le grand danger
qui guette Haïti en plaçant à la direction des affaires de l’Etat un
BAMBOCHEUR qui ne possède aucun sens ordinaire de perception sinon que le
toucher. En effet René Préval est sourd parce qu’il n’entend personne, pas
même son Premier Ministre Alexis. Son odorat est défectueux puisqu’il ne
prend pas la senteur de ce brasier qui s’allume sous son nez. Il est
aveugle parce qu’il reste impassible devant cette calamité qui s’abat sur
le pays. Ses papilles gustatives sont aberrantes puisqu’il n’éprouve aucun
goût et ne manifeste aucune mimique. Mais il ne lui reste que le toucher
parce qu’il encaisse régulièrement ses allocations. A quoi lui servira un
Plan de Développement pour Haïti, sinon que de la paperasse pour la
poubelle ?

Ses discours sont complètement décousus et même contradictoires. A son
retour de la 63 e Assemblée de l’ONU, il a parlé de graisse cochon pour
symboliser son choix pour une croissance endogène d’Haïti. Une semaine
après, il réclame une Action structurante de la Communauté Internationale.
Qui a la charge du pays ? Il va jusqu’à brandir des menaces d’envahissement
du territoire d’Haïti par les terroristes et les trafiquants de drogue. Une
manière de presser la main par intimidation tandis qu’il vient juste de
rejeter le paradigme de la charité. C’est un peu fort son café ! Peut-on
parler de Plan de Développement avec René Préval ? Il n’y croit pas !
Pourtant depuis plus de deux siècles les économistes jouent un rôle éminent
dans l’évolution de la société. La politique libérale est le fruit des
propositions des classiques de Smith en passant par Ricardo jusqu’à nos
jours. Sans eux le capitalisme n’aurait pas pu surmonter certains obstacles
ni encourager l’évolution de la technologie.

Il est inutile et même insensé de parler d’un Plan de développement dans la
conjoncture politique prévalassienne. Le contenu, dès sa phase
préliminaire, doit refléter la philosophie politique en cours. Tout le
cadre macroéconomique repose sur le paradigme scientifique que professe la
doctrine pour la réalisation des objectifs économiques. Personne ne sait si
Préval est à Gauche ou à Droite peut-être nulle part ! La même remarque est
valable pour tous les autres Partis Politiques. Yo pa kanpe sou anyen ! Le
démocrate américain a des options nettement différentes du républicain.
Comme on peut bien le remarquer lors de la faillite du marché boursier,
leurs positions sont diamétralement opposées au point d’obliger de
s’asseoir autour d’une table de négociation pour tenter de sauver la
nation. Ils ont donc un programme de gouvernement dont les lignes sont
claires. Il ne revient pas à Georges Bush ni à Bill Clinton de faire ce que
bon leur semble. La doctrine économique des Démocrates américains s’inspire
du keynésianisme qui a fait de l’intervention de l’Etat son épicentre. Les
Républicains ont comme modèle architectural Adam Smith qui recommande le
laisser-faire. Quant à Karl Marx, il s’insurge contre le capitalisme qui,
de son avis, est responsable de nos maux et prône la lutte de la classe
ouvrière afin de renverser les obstacles qui gênent son épanouissement.
L’hérétique Thomas Schumpeter ne croit pas à une dichotomie de
l’économique, du social et du politique. Il veut d’abord saisir la
complexité de la problématique et fonde ses croyances sur les feux croisés
de l’action.

Nous ne pouvons pas faire le tour de toutes les doctrines dans le cadre de
cette analyse. Cependant le développement économique ne saurait être
entrepris sans un corpus théorique. Il n’arrivera jamais par hasard
c’est-à-dire sous l’inspiration d’un maître chanteur qui se fait prendre
pour un envoyé du ciel ou encore sous l’oracle d’un loa CHANGO chevauchant
le houngan Selavi. Dans ce cas, Haïti est loin de sortir du bois ! Notre
plus grande frustration dérive du fait que certains leaders politiques
haïtiens qui, selon l’opinion générale, sont dotés d’une certaine culture,
n’ont pas pu préparer un programme politique potable. Ils s’accrochent aux
patronymes les plus burlesques sans dégager leur contenu idéologique.
Aucune démarche scientifique n’explicite le sens de leur orientation
politique ni le choix de leur programme économique. La plupart d’entre eux
comme Préval n’ont aucun plan. Certains se contentent de lieux communs en
fabriquant un tissu d’incohérences pour faire dormir les imbéciles. A ce
compte un hommage bien mérité doit être rendu à l’OPL qui sur le plan
purement doctrinal nage en eau claire, quoique qu’il n’existe pas une
classe ouvrière en Haïti. Cependant le comportement de certains membres de
son Etat Major jure avec le socialisme.

Point n’es besoin d’être économiste pour bien saisir le bien fondé de
certaines propositions. Les données du marché font partie du quotidien du
plus humble des mortels. On n’a pas besoin d’être initié au jargon souvent
compliqué des économistes pour se rendre compte que le coût de la vie
augmente. Le prix de la petite marmite de riz, de maïs, de pois, le coût du
loyer, du transport etc. sont des indicateurs fiables. Ce n’est pas en
parlant d’économie qu’on fait l’économie ni qu’on peut se décerner un titre
d’économiste. Le vrai économiste est identifiable au niveau des résultats
obtenus par suite du patron préalablement tracé qui débouche sur des
résultats satisfaisants, justifiés par les éléments de la Comptabilité
Nationale.

Tout plan de développement économique applicable pour Haïti doit être
l’objet d’une discussion publique. On ne peut pas accorder à un cénacle
d’individus, le plus souvent constipés, le droit de décider pour toute une
nation sans expliquer le comment et le pourquoi de leur éventail.
L’expérience malheureuse des membres du Club de Bourdon s’accaparant à
leurs simples profits : le wharf de Port-au-Prince, la Minoterie d’Haïti,
le Ciment d’Haïti etc. est convaincante. Les non économistes doivent
comprendre à travers quelle grille d’analyse, quels objectifs, quels points
de vue, quel paradigme scientifique, le plan de développement a été conçu.
Les retombées seront fastes et surtout néfastes pour tout le monde. Dans le
paquet on doit ficeler l’ensemble des technologies nécessaires, les
diverses modalités de déroulement propres à l’implantation d’une stratégie
suivant une suite logique réalisable dans un espace temporel déterminé.
Autant dire que les connaissances techniques appropriées doivent être
inventoriées afin de ne laisser la place à aucun flou favorable aux forts
en gueule.

Tout plan de développement économique valable inclut :

- L’identification d’une idéologie politique dont le profil est net et
clair.
- Le choix d’un paradigme scientifique pour construire le modèle économique.
- L’évaluation des dotations en facteurs de production c’est-à-dire les
ressources naturelles, financières et humaines disponibles.
- Un relevé exhaustif des postes de la comptabilité nationale afin de
déterminer le point de départ et d’esquisser le point d’arrivée dans une
fourchette de temps déterminé. Ainsi on peut mesurer la croissance.
. Les objectifs à poursuivre parallèlement aux portefeuilles requis.
. Les solutions techniques retenues pour résoudre certains problèmes.

L’implantation d’un plan de développement doit tenir compte du déroulement
prévu pour chaque phase, les moyens engagés et le temps nécessaire selon un
chemin critique. Les aspects juridiques et sécuritaires sont aussi à
signaler. Par entraînement, chaque séquence du processus mis ensemble, en
actionnant la machine, va produire un effet domino,. Dans les conditions
politiques actuelles, propres à l’ignorance, au pillage, au vagabondage, au
dévergondage, au kidnapping, quel plan pour Haïti ? Le plan secret de René
Préval c’est de changer la Constitution afin de mourir au pouvoir et
bénéficier des funérailles nationales.








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