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Quel avenir pour Haïti ?

mardi 22 novembre 2011 par Wadner Isidor

Il est un fait certain qu’un pays ne peut nullement progresser sans la sécurité et la stabilité. Avec le vent d’espoir qui souffle en Haïti ces derniers temps, la présence des nombreuses bandes armées un peu partout dans le pays et la délinquance qui s’intensifie de plus en plus, peuvent hypothéquer l’avenir du pays. Tant qu’on n’arrive pas à rétablir l’ordre et corriger les erreurs on ne peut aucunement espérer un avenir meilleur.

Il est plus que certain qu’un pays ne peut pas évoluer sans la sécurité et la stabilité qui sont les deux piliers indispensables au progrès et au développement. On constate depuis le départ de Jean Claude Duvalier l’émergence d’un groupe de bagarreurs qui sont à l’œuvre le jour même de la chute du régime. Ils ont pillé, tué et déchouqué avec fureur les tontons macoutes et la plupart de ceux qui étaient proches du régime. En moins de 25 ans Haïti a connu environ une dizaine de soulèvements qui, à chaque fois ont causé des pertes énormes en vie humaine et en matériels, ce qui met le pays dans une condition inquiétante. Depuis lors on assiste à l’intensification de l’insécurité, la précarité et l’instabilité politique et sociale, la baisse de l’économique, le désordre fiscal et l’anarchie totale.

Si pour certains le départ de Duvalier a été l’ère de la libération haïtienne après 29 ans de dictature et de répression, pour d’autres, cela a été le commencement de la misère du peuple haïtien ; car quelques mois après la chute du régime, Haïti battait le record des voyages clandestins << boat people >> aux États-Unis et dans les Îles caraïbes, et beaucoup d’usines ont été forcées de fermer leurs portes pour des raisons d’instabilité et de menace. Cette libération proclamée le 7 février 1986 a donné naissance au libertinage et la violation des droits de la personne sous un prétexte de démocratie anticipée. Depuis, une situation de crainte et d’inquiétude s’installe. En dépit de tout, beaucoup ont profité de cette situation chaotique pour faire leur capital politique.

Aujourd’hui, la démission de l’État qui n’est pas capable de fournir les services sociaux de base à la population, par là même la faiblesse des institutions publiques, le nombre de délinquants en Haïti s’accroit de plus en plus, au gré de quelques secteurs malintentionnés. Que deviendra le pays avec près d’un million de délinquants et dont environ la moitié sont armés ? Durant la période de l’hégémonie lavasienne et même après, quant au nombre de tumultes, de tapages, de pillages, de dévastations des biens privés et publiques causés par les chimères armés, Haïti a connu un record imbattable en ce sens.

En effet, beaucoup sont très sceptiques quant à l’avenir du pays avec tous ces délinquants, qui promènent dans la capitale, comme des électrons libres, sans aucune crainte, nonobstant les dégâts qu’ils ont causé et les assassinats dont ils sont l’auteur. Ces individus marginalisés, sans emploi ni profession et qui n’ont rien à perdre représentent inévitablement un grand danger pour le développement du pays. Comme ils ont été l’objet des averses politiques des dernières années, ils sont encore passibles d’être utilisés par les secteurs acharnés et malintentionnés. Il est évident qu’ils sont prêts à tout, et la priorité est au plus offrant. Au tambour battant, sous l’effet de l’alcool et aussi de la drogue, ils n’éviteraient même pas leurs proches. Dans le processus de la reconstruction, les nier et ce dont ils sont capables serait une erreur fatale. En somme, on ne peut espérer un changement réel au sens positif si on ne trouve pas un endroit où mettre ces criminels et sanguinaires et, en plus, prévoir un programme de réinsertion pour ceux qui sont récupérables ou encore plus vulnérables. D’autant plus que l’insécurité et l’instabilité qui existent dans le pays depuis plus de vingt ans sont très inquiétantes. Et, si rien n’est fait à cet effet, on pourrait toujours s’attendre au pire ; car la solution n’est possible que si l’on aborde à fond le problème et, oublier les vrais obstacles à la reconstruction ce serait comme bâtir des châteaux en Espagne. Car tant qu’on n’arrive pas à rétablir l’ordre et corriger les erreurs récurrentes on ne peut aucunement espérer un avenir meilleur.

Wadner Isidor

Courriel : wadneri26@yahoo.fr








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