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Nouvelle escale du navire français Dumont d’Urville en Haïti

vendredi 21 mars 2014 par Administrator

Grâce à son fond plat susceptible de poser son étrave et sa rampe, le Dumont d’Urville peut débarquer véhicules, personnel ou fret sur un site autre que portuaire en cas de dégradation de celui-ci. Une particularité. En vue de reconnaître dans l’ensemble des îles des Antilles des sites adaptés à ces manœuvres de « plageage », le navire français a fait une nouvelle escale en Haïti les 18 et 19 mars, notamment au port de Port-au-Prince, sur des plages de Montrouis et de Grand-Gôave.

Avec 50 marins à bord, le Dumont d’Urville vient d’effectuer sa quatrième escale à Port-au-Prince depuis le séisme du 12 janvier 2010 dans le cadre de ses opérations de « plageage ». Même si le bateau transportait quatre tonnes de matériel humanitaire à destination d’associations haïtiennes, ce n’était pas l’objectif principal de la mission. L’idée est de reconnaître, dans l’ensemble des îles des Antilles, des sites adaptés à des manœuvres de « plageage » (exercice de repérage). Selon les responsables, la mission s’inscrit dans un contexte plus large de contribution aux missions de sécurité civiles ou de secours d’urgence en cas de catastrophe naturelle dans l’arc antillais.

Mercredi après-midi, le navire de la Marine nationale française basé à la Martinique a quitté le port de Port-au-Prince pour une escale à Grand-Gôave. A bord : l’ambassadeur de la France en Haïti, Patrick Nicoloso ; le lieutenant-colonel de la Marine française, Hervé de Solages ; le responsable de la Garde côtière haïtienne, Joseph Jean-Marie Wagnac, le Dr Georges Michel, entre autres. Une équipe de plongeurs était envoyée sur la plage plusieurs heures avant. Le but est de vérifier le profil géologique (type du sol) et bathymétrique (profondeur) de la zone de « plageage » afin de donner au bâtiment la garantie de « plager » en toute sécurité.

« Dumont d’Urville permet le déchargement de fret, de véhicules ou de troupes depuis une plage, expliquent les responsables. Cette capacité requiert une bonne connaissance de la zone de « plageage » tant bathymétrique que géologique Cette reconnaissance s’acquiert au fil des entraînements et des opérations. »

D’après le lieutenant-colonel Hervé de Solages, la marine française – qui peut transporter jusqu’à 400 tonnes de matériel – a l’habitude de coopérer avec des pays voisins dans le domaine d’intervention d’urgence en cas de catastrophe naturelle. « Ce navire est le moyen le plus adapté pour pouvoir apporter du fret, de l’aide humanitaire, dit-il. Régulièrement, on organise dans les différentes îles des pays indépendants de la Caraïbe, dans le cadre des relations bilatérales des exercices de ce genre. »

Le responsable de la Garde côtière haïtienne estime que c’est une bonne initiative, surtout pour Haïti qui n’est pas dotée de ce genre de navire en cas de catastrophe. En participant aux exercices de « plageage », le commissaire Joseph Jean-Marie Wagnac apprend un savoir-faire. « On a été avec eux l’année dernière pour l’exercice, si ce n’était pas important, on ne serait pas là à nouveau », a déclaré l’officier de police qui se réjouirait de voir le pays doter de ce type de navire.

« En Guadeloupe ou à la Martinique, je dirais qu’on a les mêmes contraintes naturelles qu’Haïti, la République dominicaine ou n’importe quelle île, a fait remarquer le lieutenant-colonel Hervé de Solages. On subit pratiquement les mêmes aléas climatiques. On s’entraîne pour nous, les îles françaises, mais aussi pour nos voisins. »
Valéry Daudier
vdaudier@lenouvelliste.com

Voir en ligne : Le Nouvelliste







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