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Michel Martelly prête serment... dans le noir - Agence France-Presse, Port-au-Prince

samedi 14 mai 2011 par Administrator

Le nouveau président d’Haïti, Michel Martelly, a prêté serment samedi matin à Port-au-Prince en dépit d’une panne d’électricité qui a plongé dans l’obscurité le parlement provisoire où se déroule la cérémonie d’investiture.

Le président sortant René Préval a remis l’écharpe présidentielle au président de l’Assemblée nationale, maître de la cérémonie, qui l’a transmise à son tour au nouveau président élu le 20 mars dernier, a constaté un journaliste de l’AFP.

La passation de pouvoir s’est faite malgré l’obscurité provoquée par une panne d’électricité dans le parlement provisoire, un bâtiment en bois construit pour l’occasion dans le centre de la capitale dévastée en janvier 2010 par un séisme.

La cérémonie se déroulait dans une chaleur suffocante en présence de cinq cents personnes dont une centaine de parlementaires et des membres de délégations étrangères.

Le nouveau président a prononcé son premier discours de chef d’État face aux délégations étrangères invitées. Outre Alain Juppé et Bill Clinton, une dizaine de chefs d’État étrangers étaient attendus, notamment le président de la République Dominicaine voisine Leonel Fernandez.

Michel Martelly a aussi invité les anciens présidents d’Haïti de retour d’exil cette année, Jean-Bertrand Aristide et Jean-Claude Duvalier. Il n’était pas possible de dire pour l’instant s’ils seraient présents à la cérémonie.

« Bienvenue Prezidan Martelly », « Viv Tet kale » (Vive tête chauve, un de ses surnoms) ont écrit, pour fêter l’événement, les partisans du nouveau président sur les murs de la capitale. Pour l’occasion, les rues de Port-au-Prince ont été nettoyées par des centaines de volontaires armés de balais.

Michel Martelly, 50 ans, dynamique, médiatique et fonceur, porté par une immense popularité durant sa campagne électorale au cours de laquelle il n’a eu de cesse d’appeler au « changement », succéde à René Préval, homme de gauche, ex-Premier ministre et deux fois président.

« Pour la première fois dans l’histoire d’Haïti, un président démocratiquement élu passera l’écharpe présidentielle à un autre président démocratiquement élu de l’opposition », s’est félicité hier Edmond Mulet, le chef de la mission de stabilisation de l’ONU en Haïti (Minustah) déployée depuis 2004.

« L’une des grandes tâches dans l’immédiat du nouveau gouvernement sera de réapprendre aux Haïtiens à vivre ensemble », analyse le romancier Jean-Claude Fignolé, maire d’un village de pêcheurs dans le sud-ouest d’Haïti. Il fait allusion aux violences qui continuent de secouer certaines régions du pays après des élections législatives dont les résultats sont contestés.

Et justement, au Parlement où il ne compte que sur trois élus de son parti, Michel Martelly aura fort à faire pour cohabiter avec une opposition dont va dépendre le choix du Premier ministre.

« Il y a une fenêtre d’opportunités aujourd’hui dans le pays. Dans l’intérêt d’Haïti, il faut trouver un consensus qui incarne le changement promis par le président et le respect des parlementaires pour ne pas revenir en arrière », estime l’ambassadeur de France en Haïti, Didier Le Bret.

Signe de la défiance que les institutions politiques inspirent dans le pays, la presse haïtienne évoquait plus cette semaine les soupçons de fraudes pesant sur les résultats des élections législatives, une nouvelle fois modifiée par les autorités électorales, que les préparatifs de la cérémonie d’investiture.








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