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Meurtre au premier degré - Par : Jean Erich René

dimanche 15 février 2009 par Erich Jean René

Meurtre au premier degré - Par : Jean Erich René

14 fév. 09

Une pile de dossiers criminels recouverts de poussières gît dans les classeurs de la PNH. L’expression coutumière : « L’enquête se poursuit » traduit ce sentiment d’échec de nos limiers soldant les recherches sur les crimes les plus spectaculaires. Les assassinats de Jean Dominique, de Sylvio Claude, de Claude Raymond au Pénitencier National etc. sont perforés et classés parmi les dossiers non résolus. Le côté le plus cynique c’est que même les cas relatifs aux policiers connaissent le même dénouement. Cette faiblesse de l’administration policière encourage les meurtriers sans pitié. Le directeur adjoint de la Police de Port-de-Paix n’est pas la première victime de ce genre de forfait au sein de la Police Nationale. En épluchant l’histoire de la PNH on relève une similitude frappante entre la mort de Jean Philippe Raymond et le décès par intoxication en 1999 du Commissaire affecté au Service de la Police des polices Marc Antoine Imozi,
cocu par ses supérieurs hiérarchiques craignant ses réactions. C’est le même modus operandi.

L’empoisonnement par des produits chimiques est en passe d’être le prototype de crime en cours au sein de la PNH pour les témoins gênants. Fort heureusement, les données scientifiques peuvent clarifier les indices
les plus énigmatiques et débusquer les criminels les mieux futés. L’enquête doit commencer sur la scène du crime, en respectant les étapes suivantes :

1. Un balayage au LUMINOL des vêtements de Jean Philippe Raymond montrera les gouttes de sueur, les poils et les cheveux de son bourreau.
2. L’analyse c des échantillons d’ADN prélevés comparativement aux gens de l’entourage de Jean Philippe Raymond dans les 8 heures qui précèdent son décès déterminera sans coup férir le profil génétique de ce tueur si proche.
3. Qui aurait tiré profit de la mort de Jean Philippe Raymond en mettant en pratique la théorie du suicide. Une telle simulation est ridicule. On ne peut pas conclure une enquête policière sur la base de simples rumeurs. Il ne doit pas avoir de place pour le doute raisonnable. Le gallon d’acide sulfurique répertorié par le Chef de police Mario Andrésol est un précieux indice d’or.
4. L’achat d’un gallon d’acide sulfurique est légitime pour toute personne possédant une voiture ou tout mécanicien à des fins de recharge d’une batterie. Tout le monde en achète quotidiennement. Rien n’indique une intention criminelle voire suicidaire. Doit-on réglementer la vente de l’acide sulfurique en Haïti ? Il suffit de souffler sur la preuve de suicide agitée par les mains du Directeur de la PNH pour qu’elle s’effondre comme du beurre au soleil en éclaboussant son uniforme.
5. Salut mon commandant ! Sur chaque gallon d’acide sulfurique la manufacture inscrit un code à barres qui définit ses caractéristiques invisibles à l’oil nu. Il suffit d’un lecteur électronique lors du procès pour établir la vérité. De telles mesures de sécurité visent à confondre les arnaqueurs.
6. Un lien doit être impérativement établi entre l’arme du crime identifiée par le Directeur Général de la Police, Mario Andrésol et la victime.
7. Les empreintes et le code génétique prélevés sur le gallon détermineront avec une précision scientifique s’il s’agit de suicide ou d’homicide en révélant le profil génétique de son manipulateur.
8. A cause des intérêts communs en jeu, un test polygraphique, détecteur de mensonges, est indispensable pour les témoins et les enquêteurs à la barre.

Les données recueillies autour de la mort de Jean Philippe Raymond laissent présager un homicide motivé par le pillage des narcodollars par les policiers et l’appareil judiciaire délégués à Lavaud. Pour déterminer ce qui aurait poussé au meurtre du directeur adjoint de la Police de Port-de-Paix ou à son suicide, le procureur et les avocats doivent reconstituer la scène du crime en s’appesantissant sur les aspects suivants :

- Jean Raymond Philippe a été mis en quarantaine pour avoir relâché de la prison des policiers qui ont participé au pillage de Lavaud. Donc il était bien ingambe et il y allait les mains vides c’est-à-dire sans une pinte d’acide sulfurique que dire d’un gallon qui ne passerait certainement pas inaperçu sous les yeux de son geôlier.

- S’il a participé au partage des narcodollars qu’a-t-il fait de son butin ? Il n’était pas libre de ses mouvements. A-t-il entrepris des transactions bancaires et/ou immobilières durant ce laps de temps qui
précède sa mise sous les verrous. Faites valoir les pièces.

- Pour donner un coût de pouce à la thèse du suicide, on a mis le greffier en scène. Premier coup de théâtre : la disparition de ce témoin oculaire vient de tirer les rideaux sur les vrais criminels. Il existe une similitude
étonnante entre la mort de Jean Philippe Raymond et celle du greffier qui laisse entrevoir la main d’un tueur en série. D’une affaire à l’autre la thèse du suicide par l’acide sulfurique a été soulevée.

- Deuxième coup de théâtre : le directeur départemental de la Police du Nord-ouest dont le nom ne figure pas dans le dossier, sous aucun chef d’accusation, est en cavale. Pourquoi ? Bernard Mary Dadaille qui connaît parfaitement le mode de fonctionnement de cette boite s’est mis à couvert afin d’éviter d’être le prochain suicidé. En 2006, le Directeur Central de la Police Judiciaire, Michael Lucius, l’un des 3 plus grands personnages de l’Administration policière, avait refusé de répondre à la convocation du Juge Napela Saintil, l’impliquant dans des actes de kidnapping, sous prétexte que de tradition , on assassine les prévenus gênants. L’évolution de ces actes criminels prouve qu’il y a un courant malsain mais souterrain qui essaie de se frayer un chemin en créant une espèce de psychose au sein de la PNH. Agents de police et commissaires sont sur le qui-vive.

Les menteurs sont intelligents mais croient avoir une puissance démiurge. Où est le rapport du Secrétaire d’État de l’Insécurité Publique, ordinairement si prompt au devoir dans les autres cas. Pourquoi Dekabès
toujours prêt à donner des conférences de presse ne brandit pas en pareille circonstance sa « Théorie de la Rapidité et de l’Efficacité de l’Enquête » ? Ils veulent obtenir le silence sur toutes les colonnes en exportant leur criminalité dans la diaspora. Il n’y a pas que Valery Numa et Stanley Lucas qui soient dans leur collimateur. Pour empêcher les évidences scientifiques, cette semaine leurs agents en ligne ont approché
maladroitement Jean Erich René. Tout est déjà sous contrôle.

Les criminels se réjouissent du silence de leurs victimes. Il ne faut pas baisser la garde. Psychologiquement il y a des incohérences qui sautent aux yeux. Le décès de Jean Philippe Raymond n’a soulevé aucune émotion, aucun sentiment de compassion au niveau de la hiérarchie policière, pas une note de condoléance à la famille éplorée. On est beaucoup plus enclin à culpabiliser la victime et à salir sa mémoire. Pourtant jusqu’à date aucun antécédent judiciaire malheureux n’a été associé à son profil. La police piétine ! L’enquête se poursuit ! Tant pis pour les policiers qui se croient à l’abri. Que justice soit faite ! Il s’agit d’un meurtre au premier degré.








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