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Martelly veut dialoguer avant de convoquer

mercredi 13 novembre 2013 par Administrator

La convocation de la Chambre des députés en session extraordinaire pour statuer sur la loi électorale n’est que la partie visible de l’iceberg, a laissé comprendre mardi le chef de l’Etat. Michel Martelly veut s’assurer que le document sera voté à la Chambre basse afin d’éviter la navette au Parlement.

Alors que l’exécutif se targue d’avoir la majorité à la Chambre des députés, le président Martelly dit craindre que le texte ne soit pas voté dans les mêmes termes qu’au Sénat. C’est pourquoi le chef de l’Etat cherche un consensus avant de convoquer les députés en session extraordinaire. « L’idée, c’est de trouver un consensus entre toutes les parties avant de convoquer », a-t-il dit mardi à l’occasion de l’inauguration d’un centre d’accueil pour les enfants des rues à Delmas 3.

« Il ne s’agit pas seulement de convoquer, a-t-il soutenu. L’idéal, c’est de trouver une formule pour arriver au vote de la loi électorale. » Michel Martelly veut par là éviter la navette du document au Parlement même si cet exercice est prévu par la Constitution. Une fois les députés convoqués, le président veut que le document soit voté dans les mêmes termes qu’au Sénat.

Selon le chef de l’Etat, il n’y a pas de date limite ni de délai pour la convocation de la Chambre basse. Il veut trouver une harmonisation entre tous les pouvoirs à travers le dialogue pour arriver à l’organisation des élections.

Réagissant, par ailleurs, sur les manifestations en série des partis politiques de l’opposition et des organisations populaires réclamant son départ, le locataire du palais national a estimé que ceux qui gagnent les rues ne présentent aucune alternative. De l’avis de Michel Martelly, les énergies dépensées dans les manifestations ne contribuent pas au progrès du pays.

Selon lui, si demain il n’est pas président, il pourrait toujours aller faire autre chose ou aller vivre dans un autre pays. « Vous savez que je vivais déjà dans un autre pays », a-t-il rappelé. Pour Michel Martelly, si le président de la République part avant la fin de son mandat, c’est le pays qui se retrouvera dans l’instabilité. Il a appelé à l’unité afin, a-t-il dit, de travailler pour changer les conditions de vie de la population au lieu de gaspiller l’énergie à manifester.

Toujours dans la même veine du dialogue, la plateforme Religions pour la paix a adressé en début de semaine une correspondance au Sénat. Les religieux ont attiré l’attention des parlementaires sur « la situation de crise institutionnelle et sociopolitique qui se développe actuellement et qui risque de faire plonger le pays dans le chaos et dans l’instabilité politique ».

Religions pour la paix dit constater « au nom des intérêts supérieurs de la nation commune que, depuis quelques semaines, malheureusement, malgré la dégradation et la détérioration de la situation, il y a comme un profond et lourd silence des deux côtés quant à la possibilité de revenir à la table du dialogue ».

« Inquiète et préoccupée, la plateforme Religions pour la paix renouvelle et manifeste encore sa ferme volonté de continuer à vous accompagner comme par le passé dans le processus du dialogue initié le 14 octobre dernier entre le Parlement et l’exécutif », lit-on dans cette correspondance dont Le Nouvelliste a reçu une copie.

« Elle se fait en outre le plaisir de réitérer, par la présente, son cri du cœur venant de la profonde clameur des fidèles et de tous les secteurs de la vie nationale, vous suppliant, Mesdames, Messieurs, en ce moment grave et difficile que traverse le pays, de reprendre, comme convenu la dernière fois, sans conditions préalables les pourparlers devant créer un climat de confiance et faciliter la résolution pacifique des conflits et des contentieux qui opposent le Parlement à l’exécutif », poursuit la correspondance.

Le président Martelly qui s’est entretenu, jeudi dernier, en tête-à-tête avec le sénateur Steven Benoît a manifesté sa volonté de reprendre le dialogue avec les parlementaires sans qu’ils n’aient besoin de mandat contrairement à ce qu’il avait réclamé après la rencontre du 14 octobre.

Robenson Geffrard








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