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Les militaires promettent de lutter jusqu’à la victoire - par : lematinhaiti.com

vendredi 23 mars 2012 par Administrator

Les militaires démobilisés ne semblent disposés à se soumettre aux injonctions du ministère de l’Intérieur. Ils sont encore plusieurs centaines retranchés au camp d’Application de Lamentin 54. Ils sont aussi présents dans six autres bases à travers le pays.

Le secrétaire d’État à la Sécurité publique, Réginald Delva, demande aux anciens militaires de rentrer chez eux. Selon le fonctionnaire de l’État, des mesures drastiques sont en train d’être prises en vue de promouvoir un climat de sécurité dans le pays. De ce fait, un ensemble de dispositions auraient été déjà envisagées contre eux. Il leur est entre autres formellement interdit de circuler dans les rues en uniforme. Il leur est de plus demandé de libérer rapidement les espaces occupés.

Mais ces hommes armés ne manifestent jusqu’à présent aucune velléité de soumission. Ils occupent encore le camp de Lamentin 54. Au lieu de se plier aux injonctions du gouvernement, ils enjoignent plutôt le président Martelly d’honorer ses promesses.

Soucieux de dissiper la peur qui hante la population, le président de la République a rendu visite à plusieurs unités de la PNH. Ordre formel aurait même été donné aux responsables de l’institution de tout mettre en œuvre pour arrêter les bandits qui sèment le deuil au sein de la population. Le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Michel Brunache a, quant à lui demandé à la Police de prendre les mesures qui s’imposent en vue de déloger tous ceux qui occupent illégalement des espaces publics dans le pays.

Dans une note rendue publique, le ministère de l’Intérieur, des Collectivités territoriales et de la Défense nationale (MICTDN), a appelé ces hommes armés à évacuer les espaces occupés. Selon cette note, le départ des anciens militaires des casernes est la condition sine qua non à tout dédommagement éventuel.

Quelques jours après les rencontres du président de la République, plusieurs dizaines d’hommes en uniforme se réclamant des anciennes Forces armées d’Haïti ont été arrêtés par les forces de l’ordre. De l’avis de Réginald Delva, ces arrestations constituent un signal clair qui montre que le gouvernement désapprouve l’occupation illégale de plusieurs anciennes casernes du pays par des anciens militaires. Selon les dirigeants du camp de Lamentin, les personnes arrêtées n’auraient rien à voir avec leur mouvement. Ils affirment même ne pas savoir si elles font partie ou non de l’armée.

Les occupants du camp d’Application de Lamentin occupent encore l’espace. Vêtus de leur éternel uniforme de camouflage, ils étaient environ un millier à s’entraîner dans le camp le mercredi 21 mars. Ils sont répartis en plusieurs pelotons, dirigé chacun par un instructeur. Ils sont munis presque de tout. Selon l’un des responsables du camp, le sergent Lafalaise Jean Fednel, en vue de répondre aux besoins les plus élémentaires, les soldats et aspirants mettent tout ce qu’ils ont en commun. Ils ont à leur disposition des bottes, des uniformes en état, de la nourriture, etc.

À en croire le porte-parole national des militaires démobilisés, jean Baptiste Joseph, ce sont les ennemis de la paix qui ne veulent pas de la remobilisation des FAD’H. Il affirme qu’ils sont présents dans sept bases à travers le pays. Outre le camp d’Application de Lamentin, ils sont présents, dit-il, à Pétionville, à Aquin, à Bon-Repos, à Morne-à-Cabris, à Péligre et à Hinche.

Des demandes précises

Les anciens militaires réclament deux choses : un décret présidentiel remobilisant les anciennes FAD’H et la formation du haut état-major par la présidence. Ils affirment que la police n’a pas les moyens de combattre les bandits. Il leur faut, martèlent-ils, une force légale proportionnelle. « En aucune façon, les anciens militaires ne peuvent représenter une menace pour la sûreté de l’État », ont-ils poursuivi.

Par ailleurs, le haut état-major provisoire des FAD’H félicite les policiers qui ont arrêté ces hommes en uniforme qui se faisaient passer pour des membres des anciennes forces armées d’Haïti. Personne, défendent-ils, n’est autorisé à circuler en uniforme à travers les rues. Les « militaires ne comptent pas occuper d’autres bases pour le moment, et ils clament haut et fort que leur mouvement ne vise qu’à « servir leur pays ».

L’État haïtien a pris les dispositions pour payer les anciens militaires depuis 2004. Cela devait se faire en trois étapes. Jusqu’à présent, selon le porte-parole du campement de Lamentin, Larose Aubin, il y a des soldats qui n’ont même pas encore reçu la première tranche. Ce mouvement viserait donc, entre autres, à forcer les dirigeants à respecter leurs engagements.

De l’avis de Larose Aubin, la remobilisation de l’armée, contrairement à ce que pensent certains observateurs, est une priorité pour le pays. Ce sont, des « militaires », apatrides proches du Président qui l’empêchent de donner suite à ses engagements. Ils croient que ces nouvelles recrues peuvent être utilisées comme gardes forestiers et frontaliers.

En tout cas, ils ne comptent pas lâcher prise. En revanche, ils enjoignent au président de la République de prendre ses responsabilités. Ils sont plusieurs milliers mobilisés à travers le pays. Chery Samson, le responsable du service d’investigation, affirme que personne ne peut les obliger à vider les lieux. Ils sont, dit-il, prêts à lutter jusqu’au bout pour la remobilisation effective des FAD’H. S’il n’est pas en train de fanfaronner comme ce fut toujours le cas dans le pays, un avenir très sombre se dessine alors pour Haïti.

Jose Flécher

flecherjosew@yahoo.fr

Source : www.lematinhaiti.com








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