CAPSULES-HAITIMONDE.COM - Les Dernières Nouvelles d’Haiti - Tout sur l’actualité haitienne - Le réseau de référence Haitimonde.com

Législatives partielles 09-Dernières

dimanche 19 avril 2009 par Robert Benodin

Législatives partielles 09-Dernières

Des individus armés ferment de nombreux bureaux de vote dans le Bas Plateau Central

dimanche 19 avril 2009,


Radio Kiskeya

Des individus lourdement armés ont fermé de nombreux bureaux de vote à Mirebalais (Centre).

Selon des témoins et des journalistes, les individus en question circulent à bord de deux véhicules appartenant au sénateur en fonction Jacques Jean Wilbert, membre de la Plate-forme présidentielle « LESPWA » (Espoir).

Des partisans du candidat au Sénat dans le Centre de la Fusion, Chevry Mac Grégor, ont immédiatement gagné les rues, scandant des slogans hostiles au parti au pouvoir, « LESPWA ».

Aucune intervention de la police ou des casques bleus de l’ONU signalée en réaction à ces graves incidents. [jmd/RK]

Législatives partielles 09-Dernières

Incidents dans le Plateau central

dimanche 19 avril 2009,

Radio Kiskeya

Des incidents ont été enregistrés dans la localité de Sarrazin (Centre) ou un membre de bureau de vote a été blessé par balle.

Un homme armé a emporté des bulletins de vote dans un Centre de vote à Mirebalais (Centre). En partant, il a tiré en l’air pour intimider les électeurs et les membres du bureau.

L’individu, répondant au nom de Eddy Pierre Noël, a été par la suite intercepté par la police à bord de son véhicule (une Nissan Patrol grise immatriculé au numéro AA03774). A bord du véhicule ont été retrouvés 2 pistolets et un fusil de calibre 12.

Des individus cagoulés lourdement armés ont fait irruption dans un autre bureau de vote de Mirebalais,

Le Conseil Electoral Provisoire a formé une cellule de crise sur la situation dans le Plateau Central.

Très faible fréquentation des bureaux de vote jusqu’à présent à travers le pays.

Calme dans toute la zone métropolitaine de Port-au-Prince où un imposant dispositif policier (PNH) et militaire (MINUSTAH) est déployé. Pratiquement pas de circulation automobile.

Au niveau de nombreux Centres de vote de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince, on se plaint du retard enregistré dans la livraison du matériel électoral. [jmd/RK]

Deux candidats au Sénat dans le Sud-Est se retirent en raison de la décision unilatérale du CEP de limiter considérablement la représentation de leurs partis dans les bureaux de vote

Ils appellent au boycott

samedi 18 avril 2009,

Radio Kiskeya

Les candidats au Sénat dans le Sud-est, Yves Dérisier (Fusion des Sociaux Démocrates haïtiens) et Jean Pierre Joseph (Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes) ont fait officiellement retrait samedi de leurs candidatures, en protestation contre la décision du Conseil Electoral Provisoire (CEP) de n’agréer qu’un très faible pourcentage des mandataires de leurs partis respectifs dans les bureaux de vote.

Pour ces candidats, c’est une véritable mascarade qui est en train d’être préparée. Ils appellent leurs partisans et les électeurs en général à bouder le scrutin de dimanche.

Ces deux nouveaux désistements portent à trois le nombre de retraits de candidature. Le candidat indépendant au Sénat dans l’Ouest, Ronald Saint-Jean, avait en effet annoncé jeudi son retrait de la course en raison de nombreux problèmes constatés dans la mise en place de la machine électorale.

De nombreux dirigeants de partis impliqués dans les élections ont continué samedi à se plaindre de sérieux problèmes d’organisation du scrutin, notamment en ce qui concerne le nombre réduit de mandataires de partis politiques agréés par le CEP comparé aux listes soumises par les partis.

Jusque vers midi samedi, le CEP ne parvenait pas à délivrer des cartes d’accréditation aux journalistes de la province. [jmd/RK]

Elections : Des incidents violents dans le Plateau Central

19 avril 09 Métropole

Peu d’électeurs étaient remarqués dans les centres de vote à travers le pays au cours des premières heures de la journée électorale. Des incidents ont été enregistrés à Mirebalais (Centre) où des individus armés avaient attaqués un centre de vote.

Le porte –parole de la Police Nationale, Gary Desrosiers, a indiqué qu’une personne, qui avait en sa possession deux pistolets 9mm et un fusil douze, a été appréhendée.

Monsieur Desrosiers a fait remarquer que l’individu, (Eddy Pierre Noël), avait également à bord de son véhicule des caisses de bulletins de vote.

Des incidents ont été également enregistrés dans la localité de Sarazin (Centre), où des individus armés avaient emporté des matériels de vote.

Le sénateur de la Fusion Edmonde Supplice Beauzile, a déclaré que des coups de feu ont tirés en direction de l’hôtel où elle avait trouvé refuge en compagnie de deux députés et du candidat de la Fusion. Vers 9 am des manifestant se réclamant de la Fusion avaient gagné les rues pour protester contre la fermeture des centres de vote par des inconnus armés.

Madame Beauzile, dénonce des élus locaux, membre des partis au pouvoir qui selon elle, sont impliqués dans les attaques armées contre les centres de vote.

Dans les autres villes la situation était calme mais de rares électeurs étaient remarqués dans les bureaux de vote.

Les haïtiens sont appelés ce 19 avril 2009 à élire 12 sénateurs dans le cadre du renouvellement du tiers du Sénat.

Haïti : L’actualité en question

Le Nouvelliste

’’Je suis en droit d’affirmer, sur la base de faits et de chiffres vérifiables et vérifiés par tous, que les élections prévues ce 19 avril sont déjà entachées d’irrégularités graves et qu’elles vont se tenir en dehors du cadre légal défini dans la Constitution et la loi électoral en vigueur’’. C’est en ces termes que le candidat au Sénat pour le département de l’Ouest, Ronald St Jean, a fait le retrait de sa candidature dans une lettre datée du 16 avril et adressée au président du Conseil électoral provisoire (CEP), Me Frantz Gérard S. Vernet.

A cette lettre est annexée une copie de l’expédition des minutes du greffe du tribunal de paix de la commune de Delmas constatant et vérifiant que : le registre électoral n’est pas public au CEP et que les listes électorales partielles (LEP) ne sont pas rendues publiques et affichées dans la circonscription de Port-au-Prince jusqu’à présent.

Jusqu’à aujourd’hui, moins de quarante-huit heures avant le jour du scrutin, la liste des membres des bureaux de vote n’est pas publiée également. Ce qui devait être fait huit jours avant le jour J durant lesquels ces membres choisis devaient recevoir une formation pour le bon déroulement des opérations de vote.

Personne ne sait comment certains électeurs vont se déplacer, puisque les véhicules de transport en commun sont interdits. Avec quel engouement des électeurs éloignés de leur bureau de vote vont-ils se décider à participer à ces élections qui ne suscitent pas beaucoup d’intérêt et sur le déroulement desquels pèse beaucoup de menaces ?

Y a-t-il une chance pour que ces élections se tiennent, que les résultats ne soient pas contestés, que les élus intègrent le Sénat de la République ?

Haïti : Pourquoi existe-t-il un décalage économique entre Haïti et la République Dominicaine ?

Le Nouvelliste

Les statistiques de 2008, dressées par la Banque mondiale et le FMI, montrent que le décalage économique est très profond entre les deux Républiques, partageant les 76 480 km2 de l’ile Hispaniola. Dorénavant, en retenant le PIB comme vecteur de comparaison, on peut faire valoir qu’au delà des coopérations sociales entre ces deux partenaires, les rapports économiques tendent plutôt vers la dépendance (voire vers la prédation) puisque l’un d’eux perd, de plus en plus, ses avantages comparatifs (Michel V. 2008 ; Carlton D. et Perloff J.1998).

En dépit des difficultés de rapprocher leurs Produits Intérieurs Bruts (le cycle fiscal haïtien est clos au 30 Septembre et celui de la République dominicaine : au 31 Décembre), nous optons simplement (i) de présenter les deux systèmes et (ii) d’identifier quatre principaux canaux ayant entrainé ce décalage économique.

Présentation des deux systèmes

Cette première partie est consacrée à une succincte présentation des deux systèmes. Pour ce faire, nous reportons quelques indicateurs macroéconomiques et nous synthétisons les comparaisons à travers des graphes voire des tableaux. Entre autres, les monnaies sont exprimées en dollars américains (sigle : USD)

a. Présentation panoramique

Le classement du Fond Monétaire International de 2008 place Haïti (9.8 millions d’habitants pour 27,750 Km2) au 131ème rang pour son PIB courant de 7.0 milliards USD et la Banque mondiale la classe au 143ème rang pour son PIB per Capita d’environ 1,300.00 USD. Entre autres, selon les données de l’IHSI (Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique), l’inflation et le taux de chômage ont été, respectivement, de 19,5% et environ 70.00% à la fin du cycle économique de 2008. En matière de bonne gouvernance, la couverture des dépenses publiques réelles par Habitant a été environ 60.00 USD à la fin de l’exercice .

Quant à la République Dominicaine (9.5 millions d’habitants pour 48,730 Km2), le PIB courant a été plutôt de 45.7 milliards USD, soit le 69ème rang selon le classement du FMI. Puis, à la fin du cycle économique de 2008, son PIB per Capita a été ramené à 6,700.00 USD (soit le 82ème rang selon le classement de la Banque mondiale). Finalement, l’inflation et le chômage ont été respectivement de 10.64 % et 56.50% sans oublier sa couverture des dépenses publique par Habitant de 746.50 USD. Ci-dessous, nous reportons quelques indicateurs clés des deux systèmes.

En effet, une vue synthétique du précédent tableau dit que le Produit Intérieur Brut haïtien ainsi que son PIB per capita (7.0 milliards USD et 1,300.00 USD) ne valent que 15% de ceux de la République voisine. Le décalage provient aussi du fait qu’à population quasi-égale (environ 9.5 millions habitants), la dépense budgétaire/habitants de la République voisine dépasse de 13 fois celui d’Haïti. Au reste, le taux de chômage en Haïti (70%) est en dessus de celui de son partenaire (56.50%)

b. Analyse rétro-prospective des deux systèmes (1999 à 2008)

Une bonne compréhension de ce décalage économique requiert aussi un examen rétrospectif des deux PIB sur la dernière décennie (1999 à 2008). Le graphe ci-dessous résume le profile de ces PIB sur la période sous étude.

Une analyse transversale (par la statistique descriptive) des données du précédent graphe permet de tirer trois leçons :
(i) d’abord, par l’effet volume, les valeurs ajoutées que génère l’économie dominicaine (PIB moyen annuel =29,50 milliards USD) représentent 7 4,38 milliards USD). »fois celui d’Haïti (PIB moyen annuel
(ii) Ensuite, par l’effet taux, le PIB dominicain croît plus vite (écart type du taux annuel de croissance = 2.53%) que celui d’Haïti (écart type de croissance = 1.98%).
(iii) Finalement, par l’effet de proximité, on peut conclure qu’à long terme, les échanges entre les deux partenaires pourraient converger vers la dépendance commerciale (plutôt qu’à la coopération équitable). Toutefois, jusqu’en 2008, Haïti reste encore très dépendante de l’Économie américaine puisque son ratio de dépendance commercial (en importations et exportations) est en dessus de 75% par rapport à ce partenaire.

Entre autres, en matière de gouvernance économique, les deux économies, fortement dépendantes de l’économie américaine, semblent subir différemment les chocs externes (ex :hausse prix du baril de pétrole et des produits alimentaires). A travers les graphes ci-dessous, nous essayons de montrer la corrélation entre les cours de l’inflation et celui des changes (loi du PPA : Parité Pouvoir d’Achat) durant la dernière décennie pour ces deux systèmes

En république dominicaine, les statistiques économiques montrent que les activités de production (dynamisées surtout par 59 zones franches industrielles et commerciales), ont permis (i) une meilleure maîtrise des chocs externe (l’inflation = 10.64% en 2008) et (ii) un meilleur contrôle des activités de spéculation (1$=34.83pesos) car la demande interne excédentaire a été compensée par la production locale.

Quant à Haïti, dont la production repose sur les industries textiles (fortement concentrées à la SONAPI), l’insuffisance des productions locales et les crises politiques répétées, ont plutôt détérioré ce pouvoir d’achat (inflation = 19.50% en septembre 2008)

Au demeurant, notre préoccupation se porte, particulièrement, sur l’identification des canaux financiers qui dynamisent les deux économies. Comme nous l’avons annoncé plus haut, il importe de répondre à la question suivante ’’pourquoi le décalage économique entre les deux systèmes ?

D’où vient le décalage économique entre les deux systèmes ?

La première partie du travail était exclusivement consacrée à un rapprochement des valeurs ajoutées, dégagées par les deux économies. Notre tentative a été de montrer, en aval, le profil qu’a adopté ces deux économies durant la dernière décennie et qui n’est pas le fruit du hasard. Il importe de faire une évaluation, cette fois-ci en amont, des deux systèmes. Nous allons identifier quatre canaux financiers (Gabage in), qui stimulent leurs activités économiques (Gabage out).

a. Les Investissements Directs Étrangers (IDE)

Selon la définition de la CNUCED, un Investissement Direct Étranger (IDE) est un investissement qui implique une relation à long terme, reflétant ainsi un intérêt durable d’une entité résidente d’un pays d’origine (l’investisseur direct) sur une entité résidente l’entreprise investie) d’un autre pays. L’IDE peut prendre plusieurs formes telles que : création à l’étranger d’une entreprise autonome ou d’une succursale, acquisition de 10% ou plus du capital social d’une entreprise existant, investissements en immobiliers, réinvestissements des bénéfices etc.

Au clair, les flux d’Investissement Direct Étranger (IDE) qui arrivent dans les deux systèmes expliquent valablement le décalage de croissance. En République Dominicaine, la moyenne des IDE a été de 1.3 milliards USD durant la dernière décennie et en 2008, ce flux a atteint 2.9 milliards de dollars USD . Paradoxalement, pour Haïti, la moyenne des IDE a été de 0.19 milliard USD pour atteindre 0.41 milliards USD en 2008 (15% des flux dominicains). Le graphe ci-dessous reporte les flux des IDE dans les deux systèmes de 1999 à 2008.

En termes de réglementation, il faut signaler que, depuis 2002, les deux États ont adopté un ensemble de mesures qui ont modifié leur cadre des affaires. D’abord, en Haïti, la législation a mis en valeur des ’’secteurs stratégiques’’ (via le nouveau code d’investissement de 2002) et qui sont susceptibles de drainer des IDE dans le pays. Le tourisme, le textile, l’artisanat font partie de ces secteurs. La mise en place du Centre de Facilitation des Investissements (CFI) est aussi un signe de modernisation commerciale. Au reste, l’intégration d’Haïti dans le grand marché Caraïbe, par l’accord APE-UE (Accord de Partenariat Economique avec l’Union Européenne) prouve l’ouverture du pays aux Investissements étrangers. Toutefois, l’environnement des affaires en Haïti reste à construire, notamment par (i) la modification du Code du travail (ii) par la révision et/ou la modernisation du droit foncier et (iii) par le renforcement des procédures portant sur la copropriété .

Quant à la République Dominicaine, les autorités ont introduit des réformes qui ont modifié en profondeur l’environnement commercial. D’abord, sur le plan commercial, elle a adopté la nouvelle la loi 16-95 qui réglemente les flux des ’’IDE’’ et les transferts de fonds internationaux. En matière de négociation commerciale, entre 1998 à 2001, elle a signé nombre de Conventions avec le Canada, la France, l’Italie afin d’éviter la double taxation. Elle a aussi procédé à la signature des accords d’investissements bilatéraux avec l’Argentine, le Chili et l’Équateur. La réforme fiscale, initiée en 1993, a aussi des impacts majeurs sur les affaires.

b. Les Transferts sans contrepartie

Les Transferts Courants Nets (TCN) ont aussi stimulé les activités économiques dans les deux économies. En effet, en 2008, plus de 3,11 milliards USD été acheminé en République voisine sous la rubrique ’’transfert familial’’. Globalement, les Transferts courants nets, incluant les transferts familiaux et les dons officiels, ont été de 3,43 milliards USD contre 1,50 milliards pour Haïti (voir graphe ci-dessous)

Selon les statistiques, sur la période allant de 1999 à 2008, les Transferts Courants Nets que reçoit la République voisine dépassent, en moyenne, de 300% ceux d’Haïti. Rappelons qu’une large proportion, venant des familles, a un effet stimulateur sur la consommation de proximité (commerce de gros et de détail) et développe les secteurs de distribution (Transferts). En général, les transferts familiaux sont intimement liés aux politiques migratoires et les précédents TCN montrent effectivement les modes migratoires qu’ont adopté les deux états durant les deux décennies (migration planifiées vs migration forcée ou anarchique). Les rapports de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) montrent aussi que les transferts familiaux dépendent de la localisation des migrés dans les secteurs clés des pays d’accueil (informatique, immobilier, santé etc). Une fois de plus, les données ci-dessus, reflètent la cartographie migratoire des deux états à l’extérieur (travailleurs clandestins, techniciens, informaticiens)

c. Le marché du Tourisme (inflows)

Le troisième ’’canaux à capitaux’’ dont bénéficie les deux Républiques est le Tourisme. En effet, sur les 19.5 millions de Touristes qui visitent la Caraïbe en 2008, 4.3 millions se sont rendus en République Dominicaine pour y dépenser 4.17 milliards USD (environ 20 % des recettes totales). Pour Haïti, hormis les zones frontalières de Ouanaminthe Dajabon Malpasse, le total est d’environ 482 mille touristes (contre 370 mille en 2007) pour des recettes globales de 0.14 milliard USD (voir tableau ci dessous).

En fait, les apports de ce secteur peuvent être appréciés à plusieurs niveaux :

(i) D’abord, les dépenses touristiques élargissent les pôles de loisir, augmentent les stocks des devises et, par là, renforcent la monnaies locales. Par exemple, en 2008, les opérations d’achat et de vente (effectués par les entités financières et maisons de change) ont été d’environ : 16.9 et 20. 3 milliards USD en République Dominicaine. En Haïti, le volume de ces opérations a été, respectivement, 1.50 milliards USD en achat et 1.52 milliards USD en vente.

(ii) Ensuite, la diversité des pays d’origine (donc diversité de monnaies) favorise l’élargissement du panier monétaire local. En effet, dans l’économie voisine : le dollar américain, l’Euro, le Livre Sterling sont des monnaies à forte circulation sur le marché des changes. En Haïti, le dollar américain reste encore la principale devise étrangère.
(iii) En dernier lieu, à part son potentiel à drainer les capitaux, ce secteur pivot encourage la production locale (secteur agricole) et les industries de services (assurance, communication, finance, transport). Nous tâcherons d’aborder ce cas dans une publication ultérieure.

d. L’endettement public global

Quoique l’endettement public fasse partie du Budget Public (Section d’Investissement), le décale de croissance peut être expliqué par les investissements publics qui sont opérés par les deux partenaires. Il (décalage) peut être expliqué par les dispositifs qu’adoptent les deux états en matière de Passation de marché publics (voir le Nouvelliste # 38051 du 03/04/09 :Passation des marchés publics en Haïti : où sont les enjeux). Nous reportons ci-dessous les flux qui ont transité dans les deux Économies via les endettements publics.

Remarquez qu’en République Dominicaine, l’endettement public est passé de 3.6 à 11.22 milliards USD durant la décennie sous étude. Celui d’Haïti est passé de 1. 1.17 à 1. 85 milliards USD sur la même période.

En fait, en matière de gestion de la Dette, les dispositifs diffèrent largement entre les deux iles. Pour le Gouvernement dominicain, certaines mesures de bonne gouvernance se portent sur (i) la programmation pluriannuelle du budget, (ii) l’unification des comptes du trésor, (i) le renforcement des procédures de Passation de marché et (iii) la centralisation de la dette publique. Par ailleurs, la loi du # 6-06, créant SIGF (le Système Intégré de Gestion Financière) témoigne cette volonté de réunir, en une seule plateforme : le Crédit public + le Budget + la Comptabilité publique.

Quant au Gouvernement haïtien, les autorités ont adopté la loi du 17 mars 2006, créant l’IGF (Inspection Générale des Finances). Dorénavant, ce dispositif légal permet de’’ vérifier, assurer l’audit technique, administratif, financier et comptable à priori et à posteriori sur l’ensemble de l’Administration Publique Nationale’’ (l’article # 2 du dudit décret). Entre autre, l’adoption du SYSDEP (Système de Gestion des Dépenses Budgétaires de l’Etat) est aussi un autre mécanisme qui facilitera la saisie, en temps réel, de toutes les opérations postées par les autres institutions publiques.

En récapitulant, on retient que, durant le seul cycle économique de 2008, les dotations en capital de la République Dominicaine ont été environ 22 milliards de dollars USD contre 4 milliards pour Haïti. Au clair, elle a reçu :
(i) 7 fois plus d’Investissement Directs Etrangers qu’Haïti (2.88 milliards USD)
(ii) 3 fois plus de Transferts Courants Nets (3.43 milliards USD).
(iii) 11 fois plus de recettes touristiques (4.17 milliards USD)
Puis, ses Dettes Publique Globale (11.22 milliards USD) dépassent de 600% celles d’Haïti.

Au reste, notre principal objectif a été d’aboutir à cette dernière comparaison des flux financiers. Toutefois, le questionnement pourrait se poursuivre à un niveau secondaire, en nous demandant : Pourquoi, la République voisine a reçu 7 fois plus d’Investissement Direct Étranger ? Pourquoi elle a reçu 3 fois plus de Transferts Courants Nets ? Pourquoi 11 fois plus de Touristes se sont rendues là-bas plutôt qu’en Haïti ? Bref : pourquoi sa dotation financière en 2008 vaut 6 fois celle d’Haïti ?

Comme vous l’aviez remarqué, notre essai consiste à ramener l’économie dominicaine à l’échelle d’Haïti, en dépit du retard de trois mois entre les deux cycles économiques. C’est pourquoi, nous avons identifié les PIB comme vecteur principal afin d’exprimer le décalage de croissance. Donc, à la question ’’pourquoi le décalage de croissance économique entre la République Dominicaine et Haïti ? La réponse la plus candide serait ’’parce que ses dotations en capitaux dépassent celles d’Haïti (6 fois en 2008).

Toutefois, cette approche (fondée sur une comparaison des dotations en capital), n’est guère exhaustive et ne peut expliquer le décalage économique. En effet, les facteurs culturels et historiques, l’environnement politique déterminent aussi le devancement économique de la République voisine.

Ce travail est la prémisse d’une suite des comparaisons entre Haïti et la République voisine. Certaines questions n’ont pas été répondues pour qu’ultérieurement, le décalage économique entre ces deux États, puisse être abordée à une triple dimension, c’est-à-dire, économique-politique et culturelle.

Bibliographies
Miclel VOLLE. (2008) Prédation et prédateurs économiques, Economica, 1ère edition
Carlton D. et Perloff J. (1998) Économie Industrielle, Edition De Boeck

Lois et Décrets
http://www.mefhaiti.gouv.ht/lois_cadre.htm,
http://www.creditopublico.gov.do/decretos.htm,
http://www.creditopublico.gov.do/leyes.htm,
http://digitexthaiti.com/SDN_Circ.php,
http://www.hacienda.gov.do/legislacion/leyes.htm,

Bases de données
http://www.brh.net/
http://www.mefhaiti.gouv.ht/,
http://www.hacienda.gov.do/,
http://imf.org/external/pubs/ft/weo/2008/02/weodata/index.aspx,
http://www.bancentral.gov.do/estadisticas.asp?a=Sector_Real,
http://www.bancentral.gov.do/estadisticas.asp?a=Sector_Fiscal,
http://www.creditopublico.gov.do/,

Mercier Joseph, PIERRE
Gestionnaire
Master en ’’Entreprise et Marché’’
Mercierjo@yahoo.fr, mercierjo@hotmail.com

Les infrastructures routières : la voie nécessaire au développement économique

Le Matin

Différents intervenants de la communauté internationale ont insisté, à la conférence des donateurs du 14 avril, sur l’importance de la construction ou de la réhabilitation des infrastructures routières pour mettre Haïti sur la voie du développement durable. Ils ont ainsi rejoint le président René Préval dans sa déclaration faite à l’occasion de la fête de l’Indépendance le 1er janvier 2009 à travers laquelle il faisait des infrastructures routières une priorité. En effet, l’érection d’un maillage routier à l’échelle nationale a été l’un des objectifs clés du deuxième quinquennat de René Préval. Aura-t-on ce réseau routier indispensable à la relance économique nationale en février 2011 ?
Sur certains axes routiers, Haïti commence à afficher un visage plus agréable qu’il y a 5 ans. L’axe Cap-Haïtien Ouanaminthe a été complètement réhabilité, faisant les délices des automobilistes qui ont la satisfaction de circuler sur une route de standard international. Le tronçon Port-au-Prince Mirebalais est sur le point d’être achevé alors que l’accord a été signé pour la reconstruction de la route Mirebalais Hinche. L’appui de l’Union européenne pour la réhabilitation des infrastructures routières du Plateau central a été capital. Dans le département du Sud, certains tronçons ont été réhabilités, avec le support de la coopération taïwanaise. L’axe Bon Repos /Montrouis est également en chantier, laissant présager des perspectives intéressantes en ce qui a trait aux conditions de circulation vers les côtes des Arcadins.

Nord-ouest : le manque d’infrastructures routières

Par contre, le trajet vers le département du Nord-ouest permet de découvrir la nécessité d’inclure ce département dans l’agenda national de reconstruction des infrastructures routières. Les routes menant vers ce département sont généralement en terre battue et projettent l’image d’un territoire délaissé. Le Nord-ouest a été souvent frappé par des difficultés économiques. Dans la plupart des communes, la présence des Organisations non gouvernementales (ONG) supplée l’absence de l’État. Pourtant, avec des routes en bon état, il y aurait moyen d’intervenir avec plus de rapidité et d’efficacité dans ce département.
« Pour construire une économie diversifiée, Haïti a besoin de beaucoup plus que des accords commerciaux », a déclaré la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton, à la conférence des donateurs du 14 avril. « Ce pays a besoin des infrastructures pour supporter le flux de biens et de services. Les routes en Haïti, pour ceux-là qui ont déjà visité le pays, sont plus qu’inadéquates. Beaucoup de communautés sont isolées, durant l’année 2009, en raison du manque d’infrastructures routières. Cela empêche aux gens de tenir dans leurs emplois, aux enfants d’aller à l’école et aux agriculteurs d’acheminer leurs denrées aux marchés. De bonnes routes sont essentielles », a déclaré Madame Clinton.
À l’occasion d’une conférence pour le développement économique et social d’Haïti tenue le 25 juillet 2006 à Port-au-Prince, le gouvernement avait beaucoup misé sur l’appui de la communauté internationale pour financer les grands chantiers du quinquennat de René Préval. Dans le document soumis aux bailleurs en cette occasion, les travaux publics représentaient la première priorité de l’Administration Préval/Alexis. La demande de financement pour ce secteur a été évaluée à 1,5 milliard de dollars américains. « L’objectif du chantier travaux publics/infrastructures est de « vertébrer » le pays », avaient souligné les responsables du gouvernement, reprenant un terme utilisé dans le passé au niveau de la coopération Union européenne/ Afrique en infrastructures. Le gouvernement avait misé fortement sur un partenariat Haïti/ Communauté internationale pour affronter la pauvreté des réseaux routiers, électriques, d’eau et de communication qui bloque le développement économique national.

Le maillage routier : le programme moteur

À travers ces grands projets d’infrastructures envisagés par le gouvernement, le maillage routier national devait constituer le programme moteur de ce premier chantier des travaux publics. Le gouvernement voulait obtenir un financement de 1,2 milliard de dollars afin de « réunir toutes les régions du pays, tous les chefs-lieux de départements par le littoral et construire les axes Nord - Sud le long de la frontière avec la République dominicaine ».
Aussi vitaux que sont les investissements en infrastructures routières, leur durabilité est très liée à la manière dont l’environnement est géré. Selon un bilan de la Coordination nationale de la sécurité alimentaire (CNSA), préparé pour le compte du ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR), les pertes en infrastructures occasionnées par les ouragans, qui ont frappé le pays entre août et septembre 2008, s’élèvent à 48,5 millions de dollars américains. Les réseaux routiers endommagés comptent pour 92 % de ces pertes.
Les observateurs attendent de pouvoir faire un bilan de la réalisation du programme de maillage routier inscrit dans l’agenda du président de la République. Et si celle-ci devait susciter des satisfactions, il faudrait alors juger des mesures adoptées pour rendre nos routes moins vulnérables aux catastrophes naturelles à l’avenir.

Par Rock André

vendredi 17 avril 2009

Ranmase : Yvon Neptune pète les plombs et crève bien des abcès dans Fanmi Lavalas

Comme il l’avait fait la dans le courant de la semaine, l’ancien premier ministre du gouvernement lavalas de Jean Bertrand Aristide n’a pas fait dans la dentelle pour s’en prendre à ses anciens compagnons lavalas pour leur vision courte et mitigée de la démocratie et de l’organisation structurelle des partis politiques. Yvon Neptune qui dit ouvertement ne pas partager certains points de vue du coordonnateur national du parti (Jean Bertrand Aristide) croit que Fanmi Lavalas aurait du avoir une vie après Aristide mais, apparemment et par hypocrisie surtout, certains cherchent à faire tourner toutes les questions autour du leader en exil en Afrique du Sud.

L’ancien sénateur de la République critique l’aile dure de Fanmi Lavalas qui a prôné le boycott des élections estimant que cette approche n’est pas une option viable pour la démocratie. « Jan’l Pase’l Pase ou la rue rouge, indique Yvon Neptune, ce sont des slogans guerriers qu’on ne saurait ne pas condamner ».
L’ancien coordonnateur a.i du parti de l’ancien président Aristide a remis en cause le statut de mandataire du parti que s’est affublée Mme Maryse Narcisse par exemple et indique que ces manœuvres nuisent à l’unité du parti et ont favorisé le Conseil électoral provisoire dans sa décision condamnable d’exclure Fanmi Lavalas de la course aux sénatoriales partielles. Invité spécial à cette émission de Ranmase sur Caraïbes F.M, Yvon Neptune a dressé aussi un triste bilan de l’Administration du président René Préval tout en se refusant toutefois à avouer s’il continue à entretenir de bons rapports avec celui-là. « Je ne vous dirai pas si je vais voter mais, je conseille le peuple à aller remplir son devoir de citoyen et surtout à faire de bons choix », a-t-il dit en conclusion

Pour sa part, intervenant depuis la métropole du Sud-est où elle a établi son quartier général depuis plusieurs jours, Mme Ginette chérubin, conseillère électorale, a indiqué que toutes les dispositions sont déjà prises pour le bon déroulement du scrutin. Questionnée sur le financement supposé occulte de la campagne de certains candidats proches du pouvoir, Mme Chérubin indique n’avoir enregistré aucune plainte de la part des autres candidats ni d’aucun particulier d’ailleurs et qu’en conséquence, il est difficile pour le CEP d’agir. L’ancien ministre à la condition féminine dit ne pas craindre pour la crédibilité du processus étant elle-même honnête et « en paix avec sa conscience ». Elle a déclaré qu’aucun des conseillers n’a jusqu’à présent essayé de faire un dirigisme électoral dans un sens ou dans un autre et qu’elle comprend mal les remarques mal placées de certains partis politiques accusant le CEP de partialité en faveur du pouvoir dans ces élections.

Le porte-parole de la police, Garry Desrosiers était passé confier que plus de 8000 policiers sont mobilisés pour les élections de ce dimanche et que certaines dispositions comme l’interdiction de circulation aux véhicules publics sont prises pour la sécurité des élections. « Aucune manifestation ne sera tolérée sur la voie publique », a-t-il souligné alors que Frantz Fortunat, le directeur général du BRIDES, l’institut de sondage qui a fait sorti la semaine dernière une enquête très contestée sur les intentions de vote était passé en studio apporter certaines précisions relatives à ses méthodes d’enquête et de l’échantillon de l’électorat considéré. Il a prédit que le scrutin va au second tour dans tous les départements à part peut-être le Sud’est où le gagnant peut rafler la mise dès le premier tour et obtenir son billet pour le sénat.

Elections Jour J-1 : trois candidats annoncent leur retrait de la course

A quelques heures du déroulement du premier tour des élections pour le renouvellement du tiers du sénat, trois candidats ont officiellement annoncé leur retrait de la course. Il s’agit de Ronald St Jean, un militant lavalas, connu pour ses prises de position dans les colonnes du Journal "Le Nouvelliste" où il avait toujours dénoncé comme partisans les rapports du RNDDH (ci-devant NCHR) notamment sur le massacre de la Scierie (St Marc) qui s’était fait inscrire comme indépendant pour le sénat de l’Ouest et deux candidats dans le Sud-est du pays.

Ronald St Jean avait fait parvenir depuis hier vendredi à la presse un message préenregistré où il a expliqué les raisons de son retrait essentiellement liées à un problème de confiance dans le processus alors que Yves Dérisier (Fusion) et Joseph Jean Pierre (RDNP) évoquent aussi le même problème dans le Sud-est pour justifier leur désistement. L’Institution électorale aurait décidé de remplacer la liste des membres des bvs (Bureaux de Vote) qu’ils avaient soumise pour la remplacer par des noms proches des candidats du pouvoir, ont-ils fait savoir dans une conférence de presse ce samedi. La date des élections est toujours maintenue pour demain dimanche 19 Avril dans les 10 départements du pays qui auront à élire 12 sénateurs, à raison d’un par département, avec toutefois comme particularité deux postes à pourvoir dans l’Artibonite et dans le Nord-est.

Haïti - élections : pas d’électeurs dans les bureaux de vote à la mi-journée

Posté le 19 avril 2009 HPN

Les électeurs haïtiens ne s’étaient pas encore présentés aux bureaux de vote dans la capitale jusque vers midi où les rues de la ville étaient vides et les centres électoraux sont sans vie.

Aucun incident n’a été enregistré jusqu’à la mi-journée, des patrouilles de police continuent leurs rondes dans les rues de la ville où des jeunes s’adonnent à des parties de foot.

Des incidents ont été enregistrés dans le département du Centre où des inconnus auraient attaqué des centres de vote et ont emporté des boites de bulletins de vote.

La police a annoncé l’arrestation d’une personne qui transportait des bulletins dans son véhicule privé. Des tirs ont été entendus dans certains quartiers de la ville de Mirebalais où des centaines de personnes manifestaient dans les rues de la ville.

HPN

Haïti - Elections : Annulation des opérations dans le Plateau Central, pour des raisons de sécurité

dimanche 19 avril 2009

P-au-P., 19 avril 09 [Alter Presse] --- Les élections sénatoriales partielles ont été officiellement annulées dans le département du Plateau Central (Est) pour des raisons de sécurité, selon ce qu’a annoncé le président du Conseil Electoral Provisoire (CEP), Frantz Gérard Verret.

Des incidents violents ont été enregistrés dans au moins deux communes du département, Mirebalais et Saut d’Eau, selon des informations recueillies par Alter Presse. [gp apr 19/04/09 11 :15]

Haïti - Elections : Opérations de vote stoppées dans au moins deux villes du Plateau central (Est), Mirebalais et Saut d’Eau, suite à des incidents violents

dimanche 19 avril 2009

P-au-P., 19 avril 09 [Alter Presse] --- Les opérations de vote ont été stoppées dans au moins deux communes du Plateau central (Est), Mirebalais et Saut d’Eau, suite à des incidents violents, selon des informations recueillies par Alter Presse. [gp 19/04/09 9:30]

Haïti/Sénatoriales partielles : Faible présence d’électeurs dans les bureaux de vote

dimanche 19 avril 2009

par Djems Olivier

P-au-P, 19 avril 09 [Alter Presse] --- Le scrutin sénatorial partiel a démarré, ce 19 avril 2009, avec une faible présence d’électeurs et de mandataires de partis politiques au niveau des centres de vote de plusieurs régions du pays, constate l’agence en ligne Alter Presse.

A la capitale haïtienne, comme c’est le cas dans de nombreuses régions, les forces de sécurité sont déployées dans des points stratégiques en vue de surveiller le déroulement des opérations de vote.

Des bureaux de vote (BV) installés dans divers quartiers de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince ont ouvert leurs portes à l’heure (6 :00), d’autres avec du retard.

Au Lycée Marie Jeanne, qui abrite 21 bureaux de vote, les opérations ont retardé. A six heures du matin, tout le dispositif électoral était là, mais la présence d’aucun mandataire de partis politiques n’a été remarquée.

C’est à peu près le même cas de figure à l’Ecole nationale Célie Lilavois qui partage un centre de vote avec l’Ecole nationale République du Brésil dans la zone du Bas-peu-de-chose (sud-est de Port-au-Prince).

« Je viens ici pour remplir mon devoir civique, car ne pas voter c’est laisser le champ libre aux délinquants qui terrorisent la population », affirme Pierre Antoine.

A l’instar de trois autres électeurs, Antoine a effectivement voté pour le candidat de son choix à l’Ecole nationale République du Brésil qui abrite 17 bureaux de vote.

Au Lycée du Cent Cinquantenaire (Lycée de Jeunes filles), les dispositifs devant accueillir le déroulement du vote n’ont pas encore été installés jusqu’à 7 heures du matin. Une confusion dans l’installation de ce centre de vote serait à la base de ce retard.

L’absence de mandataires de partis politiques a également retardé le processus dans certains bureaux de vote, comme c’est le cas au Centre d’application Ecole Normale de Martissant (section sud).

Dans ces bureaux, même les membres des BV n’avaient pas voté, alors qu’ils devaient le faire avant les électeurs.

L’atmosphère est totalement calme à Port-au-Prince dans la matinée de ce 19 avril. A l’exception de quelques badauds qui occupent quotidiennement les trottoirs, très peu de gens sont remarqués dans les rues.

A Martissant, quartier populaire du Sud de la capitale, le marché public fonctionne comme à l’accoutumée.

Soixante-quinze candidats sont en lice pour les douze sièges de sénateurs à pourvoir, après le désistement de trois d’entre eux pour causes diverses, selon des déclarations faites à la presse.

Quelque 4.5 millions d’électeurs inscrits auprès de l’Office national d’identification (ONI) devaient participer à ce scrutin visant le renouvellement d’un tiers du Sénat. De nouvelles élections devraient se tenir dans six mois pour renouveler un autre tiers du Sénat et la Chambre des députés.[do gp apr 19/04/2009 9 :30]

Djems Olivier [AlterPresse]

Raúl Castro open to talk with Obama about ’everything’

Olive branch by Raúl Castro is a further sign of improved relations between Cuba and America

Rory Carroll, Latin America correspondent

guardian.co.uk, Friday 17 April 2009

Cuba has offered a surprise olive branch to the United States ahead of Barack Obama’s regional debut at the Summit of the Americas.

Raúl Castro, Cuba’s president, said Havana was open to talks about "everything", including contentious issues which have bedevilled relations for half a century, in a further sign of thaw between the two governments.

"We have sent word to the US government in private and in public that we are willing to discuss everything, human rights, freedom of the press, political prisoners, everything."

In unusually conciliatory language, Castro added : "We could be talking about many other things. We could be wrong, we admit it. We’re human beings."

The comments followed Obama’s loosening of the US embargo against Cuba earlier this week and his pledge to seek engagement with the island’s communist rulers, a departure from Washington’s traditional hostility.

Castro urged the US to release five Cubans imprisoned in Florida for spying and offered to free some political prisoners in exchange. His brother Fidel, retired but still influential, made no immediate comment.

Analysts cautioned that mutual suspicion or provocations could kill any détente, as happened to an ill-fated initiative in the Carter era.

Latin American leaders welcomed Obama’s moves but were expected to push for bolder steps in ending the embargo, a 47-year-old controversial policy widely seen as punitive "yankee" bullying.

All 34 members of the Organization of American States were due to attend the three-day summit in Trinidad and Tobago, which started today. As a one-party communist state Cuba was excluded, and the summit was ostensibly devoted to economic issues, but calls to bring in Havana from the cold were expected to dominate proceedings.

Venezuela’s president Hugo Chávez, a socialist ally of Cuba, vowed to vote against the summit’s draft communique in protest at Havana’s exclusion. "Where is there more democracy, in the United States or in Cuba ? I have no doubt there’s more democracy in Cuba." The vote would sink the communique as OAS agreements are by consensus.

No bilateral meetings were scheduled between Obama and Chávez, who had toxic relations with the Bush administration, but the White House signalled Obama would respond if approached by the Venezuelan.

Bolivia’s president Evo Morales, an ally of Venezuela and Cuba, was due to introduce intrigue at the summit over the foiling of an alleged assassination plot against him and senior government officials by foreign mercenaries.

Bolivian security forces said they killed three people in a 30-minute shootout at a hotel in the eastern Bolivian city of Santa Cruz and recovered grenades, sniper rifles and other weapons.

Police said two of the dead were Hungarian and the other Bolivian. Morales, however, said one was Irish. Officials in La Paz and Dublin offered no further details.

Guardian News and Media Limited 2009








Accueil | Plan du site | info visites 322757

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site NOUVELLES D’HAITI  Suivre la vie du site Revue de la Presse en Haiti   Politique de publication

Haitimonde Network