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Le ministère de la peur - Par : Jean Erich René

mardi 24 février 2009 par Erich Jean René

Le ministère de la peur - Par : Jean Erich René

Un vaste cirque est en construction pour offrir au public, le 19 avril
2009, un numéro digne de Languichatte Débordus. L’exclusion feinte de Fanmi
Lavalas sera le détonateur de l’explosion souhaitée par les scénaristes. Le
Président René Préval en profitera pour dénoncer l’ingouvernabilité du pays
avec la Constitution de 1987 afin de mettre en pratique son plan
machiavélique qui consiste à proposer une nouvelle Charte Fondamentale
permettant à lui et/ou à son jumeau de briguer autant de mandats qu’ils
désirent comme Chavez. Actuellement Préval a entre ses mains 3 textes
préparés par trois groupes différents de conseillers américains, français
et espagnols. Immédiatement après les carnavals à la faveur des émeutes de
la faim tant attendues par le pouvoir, paradoxalement la bacchanale va
gagner les rues pour réclamer et acclamer une Nouvelle Charte Fondamentale.

D’ores et déjà on fait valoir que les élections sans Fanmi Lavalas est une
mascarade. Tout ce tapage consiste à battre la grosse caisse autour de la
prétendue popularité de Jean Bertrand Aristide en vue de porter
l’Administration d’Obama à avaler cette pilule dorée. Exception faite des
élections de 1990 gagnées grâce à la conjugaison de plusieurs forces
politiques, le charisme que l’on prête à Jean Bertrand Aristide n’est qu’un
épouvantail. En 1990 on n’avait pas compté les bulletins. Immédiatement
après sa prestation de serment, Aristide avait renvoyé le CEP. Emmanuel
Ambroise fut nommé Ambassadeur d’Haïti à Ottawa, Jean Casimir Ambassadeur à
Washington et Jean Robert Sabalah, ministre des Affaires étrangères. Cette
stratégie visait à empêcher l’instauration des Collectivités Territoriales
que Jean Bertrand Aristide et René Préval détestent.

" Nous sommes pour la démocratie " affirme Mme Narcisse. Elle indique que
son parti est disposé à participer à des élections honnêtes et crédibles.
Le verdict des urnes n’a jamais été une option lavalassienne. Lors des
élections du 21 mai 2000 des commanditaires, casseurs de scrutins ont été
dépêchés dans les Bureaux de vote. On assistait à un véritable scandale
donnant lieu au bourrage des urnes qui n’ont pas été dépouillées. Les
bulletins jonchaient le macadam à la rue Pavée. Pour décrire ce gâchis
électoral lavalassien Radio Canada déclarait sur les ondes avec des photos
à l’appui : « En Haïti les bulletins se ramassent à la pelle. » En effet on
pouvait visionner les camions de la CNE qui les recueillaient comme des
feuilles mortes d’automne. La rencontre de Barack Obama et de Michaël Jean
le jeudi 19 février 2009, deux noirs compétents qui dirigent
démocratiquement l’Amérique, devrait servir de modèle pour la présidence
haïtienne.

Qui parle de légitimité des élections en Haïti ? Pour peu qu’on remonte
l’histoire, les élections du 26 novembre 2000 accusaient un taux de
participation de 5%. Il n’y avait personne dans les rues lors des élections
du 21 mai 2000. Pour masquer ce vide honteux on avait fait appel à l’aide
d’un cubain pour fabriquer des bombes qu’on a fait éclater dans les rues
afin d’accuser l’opposition pour ce manque honteux de partisans. Jean
Bertrand Aristide ne jouit d’aucune popularité. Il est plutôt un leader
populiste dont l’arme principale est la peur. Il avait intimé l’ordre à
Maître Léon Manus , Président du conseil électoral, de publier les
résultats des élections selon ses désirs. Le Président du CEP a dû
traverser rapidement la frontière de St Domingue pour avoir la vie sauve.
Robert Manuel qui voulait assurer la sécurité de tous les candidats a dû se
colleter à Jean Bertrand Aristide. Ainsi périt le colonel Jean Lamy sous
les balles assassines de son propre frère d’arme et ami intime. On voulait
faire porter le chapeau de ce crime par Robert Manuel qui a dû laisser le
pays sous forte escorte. Une fois de plus la peur a triomphé et les
résultats des élections présidentielles ont placé Jean Bertrand Aristide en
tête de liste. En deuxième position arrivait ridiculement le Pasteur J.
Arnold Dumas. (Sauveur Pierre Etienne, L’énigme haïtienne, p.294)

Pour parodier Yvon Neptune, Fanmi Lavalas n’est pas un Parti politique. En
effet il n’a aucune coordination nationale, départementale, communale ni
rurale. Il s’agit d’une organisation purement terroriste utilisant la
panique, les pneus enflammés pour régner. Au cours de l’Opération Bagdad
lancée en 2004 par Samba Boukman, porte-parole de l’heure et actuel
conseiller du Président Préval au Palais National, 40 policiers ont été
décapités. L’Opération Kidnapping a été initialisée en signe de
protestation contre le renversement de Jean Bertrand Aristide considéré
comme la première victime de la série. Tant et aussi longtemps que Jean
Bertrand Aristide ne revienne, le kidnapping ne cessera pas, scandaient les
manifestants. Il n’y aura pas d’élections le 19 avril 2009 mais du cinéma
gratis. Aristide en profitera pour lancer une bataille médiatique, se poser
en grand format à l’attention de la Communauté Internationale afin
d’aménager son retour que préparent ses partisans démocrates comme en 1994,
sous le ministère du mensonge et de la peur.








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