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Le groupe Nassa/Inassa et Universal se rapprochent, changements majeurs dans le secteur des assurances

mercredi 7 mars 2012 par Administrator

Des polices d’assurance valables pour l’Ile entière, un accès aux meilleurs hôpitaux dominicains pour les assurés haïtiens, une ouverture vers des compagnies de réassurance qui n’étaient pas interessées au marché haïtien, tels seront les principaux avantages de l’alliance stratégique entre les deux plus importantes compagnies d’assurance d’Haïti et de la République dominicaine.

Haïti : Les deux groupes d’assurance les plus importants de l’île d’Hispaniola se rapprochent. En effet, depuis la fin de décembre 2011, le groupe NASSA/INASSA, # 1 d’Haïti, a formalisé ses relations avec la firme UNIVERSAL, géant de l’assurance de l’autre côté de l’île, en signant un accord qui permettra aux clients haïtiens et dominicains d’accéder à une gamme et à une qualité de services jusqu’à présent inégalés, voire inédits.

UNIVERSAL et NASSA ont des rapports anciens qui se sont intensifiés après le tremblement de terre du 12 janvier 2010. Depuis deux ans, les échanges entre les deux pays connaissent une croissance extraordinaire. Les entreprises dominicaines sont de plus en plus présentes en Haïti, particulièrement dans le domaine de la construction, qui est une des causes principales de cette intensification dans ce partenariat.

« Les entreprises dominicaines, avec plus d’un milliard de dollars d’exportations vers Haïti, ont besoin d’un assureur sur place . La UNIVERSAL veut que ses clients ayant affaire ou contrat en Haïti puissent bénéficier, chez nous, des mêmes avantages, des mêmes services et du même degré d’attention et de professionnalisme qu’elle leur accorde en République dominicaine. Son choix s’est donc porté sur la NASSA », a indiqué au journal Patrick Vorbe, un des responsables du groupe, qui a mené les négociations et vice-président de la NASSA.
De notre côté, avec l’intensification des transactions et la libéralisation des voyages, depuis la suppression des visas pour ceux qui disposent d’un visa américain, canadien ou Schengen, les Haïtiens sont de plus en plus nombreux en République dominicaine ; ils avaient besoin d’être pris en main par une contrepartie dominicaine pour leurs assurances santé, automobile, biens divers, etc. ou pour leurs transactions commerciales, d’où la nécessité pour la partie haïtienne d’être représentée à Santo Domingo.

C’est dans ce contexte qu’il faut placer l’accord.
« UNIVERSAL est la plus grande compagnie là-bas. Elle a un rayonnement impressionnant. Devenir leur partenaire est un pas important pour nous. C’est un plus pour le service offert à nos clients sur le marché dominicain, mais c’est un plus aussi pour nous, car cette alliance nous donne accès à un plus large éventail de firmes de réassurance de premier rang et aux grands brokers d’assurance internationaux », assure Fritz Dupuy, président de la NASSA. « En joignant nos forces à celles de la UNIVERSAL, la NASSA bénéficie de l’effet de taille important qui lui donne une visibilité jusqu’alors inégalée pour une entreprise d’assurance haïtienne. »

« Haïti est un marché inconnu pour le grand monde de l’assurance et considérée comme un très petit marché d’après les standards internationaux par les réassureurs. Cela entraîne forcément une inflation sur les coûts et une offre de services limitée. Nous espérons que cela va changer avec cet accord », a révélé Raoul Mérové-Pierre, vice-président du groupe NASSA et président de la INASSA.

« Contrairement à ce qui nous est fait comme obligation dès qu’un Haïtien traverse la frontière en voiture, il n’y a pas d’assurance réelle pour les véhicules et les chauffeurs dominicains qui sont de plus en plus nombreux à entrer en Haïti. En fait, c’est l’absence d’assurance valable, légale et crédible du côté haïtien et l’ accident d’un chauffeur dominicain en Haïti à la suite duquel ce dernier a été emprisonné qui ont été un des éléments déclencheurs de cette alliance ».

En Haïti, l’Etat détient pratiquement le monopole des trois plus gros segments du marché : les retraites, avec l’Office national d’assurance vieillesse (ONA) ; les maladies, avec l’Office d’assurance du travail pour les maladies et les maternités (OFATMA) ; les véhicules, avec l’Office d’assurance véhicules contre tiers (OAVCT). Cette situation n’existe pas en République dominicaine où tous ces pans du marché sont servis par des compagnies privées. L’Etat dominicain s’assure que les entreprises remplissent leurs obligations et respectent leurs engagements.

Par exemple, depuis quelques années, dans le domaine de la santé, la République dominicaine a connu un redressement spectaculaire attribué, en partie, aux compagnies d’assurance privées, et ce n’est pas un simple hasard si les voyages de santé des Haïtiens se font désormais de moins en moins à Miami ou à Cuba, mais de préférence en République dominicaine où tout le secteur des soins médicaux et hospitaliers s’est sensiblement amélioré au point de n’avoir rien à envier à ceux des pays développés.

Il en est de même pour le service aux automobilistes. L’assurance véhicule est privatisée, les garages se sont mis à la hauteur et les meilleurs pré-autorisés par les compagnies d’assurance qui offrent des services rapides et de qualité aux assurés. Tout s’est amélioré chez nos voisins. Haïti devrait un jour bénéficier de tels changements et nous avons, avec UNIVERSAL, un partenaire qui nous permettra d’accéder à certains services et produits d’assurance jusqu’à présent inconnus ou inaccessibles.

« UNIVERSAL couvre 600 à 800 000 personnes en République dominicaine. Nos clients auront accès à leur réseau. C’est un volet important que d’accéder à un réseau de services aussi complet que celui de la UNIVERSAL », affirme Patrick Vorbe.

« Deux ans après le 12 janvier 2010, nous avons fait face à nos obligations, respecté nos engagements et dédommagé tous nos clients. Nos clients, en très grande majorité, sont satisfaits. Un seul nous a quittés. Ceci peut être considéré, de l’avis même des experts, comme un record dans l’industrie. Nous nous en enorgueillissons à juste titre. Nous pouvons affirmer, en dépit des imperfections tant à notre niveau qu’au niveau de l’assurance en général en Haïti, qu’il n’y a pas de crise de confiance envers les assurances chez nous", révèle Fritz Dupuy. Selon lui, il est important de signaler que les clients ont compris, avec le tremblement de terre, qu’une assurance n’est pas un simple document pour satisfaire une obligation faite par la banque qui leur prête de l’argent ou qui finance leurs projets. Ils comprennent beaucoup mieux aujourd’hui, au moins pour la plupart, qu’un bien doit toujours être assuré à sa juste valeur, sa valeur de remplacement ou de reconstruction.

« Nous avons établi ce rapprochement avec UNIVERSAL sans capital croisé. C’est une alliance sérieuse et nous sommes mieux armés pour servir nos clients », se réjouissent les trois assureurs.

Voir l’article au complet sur : www.lenouvelliste.com








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