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Le CONATEL a baptisé la télévision numérique à l’Université Roi Henri de Limonade

mardi 17 juillet 2012 par Administrator

Le CONATEL avance à grands pas dans le processus de la migration de l’analogique vers le tout numérique. Pendant deux jours, soit les 12-13 Juillet 2012 l’Université Roi Christophe de Limonade fraichement inaugurée par le Gouvernement Martelly / Lamothe était le théâtre d’un grand débat sur la télévision numérique au cours d’un séminaire mené par des experts étrangers venant particulièrement de la France sous les auspices du Conseil National des Télécommunications (CONATEL) au tour du thème : « Les enjeux de la transition de l’analogique vers le tout numérique dans le secteur de l’audiovisuel ». Après avoir inventorié les différents standards, et choisir la norme qui conviendra le mieux à Haïti (ATSC ou DVB-T2). Entre-temps, le régulateur planche sur la formation d’un comité qui sera chargé de ce processus et annonce, dans moins de 3 ans, soit le 15 Juin 2015, la concrétisation de ce projet.

A l’ouverture de cet atelier sur « Les enjeux de la transition de l’analogique vers le tout numérique dans le secteur de l’audiovisuel », le directeur général du CONATEL, Jean Marie GUILLAUME dans son allocution a déclaré : « Je suis fier d’être aujourd’hui présent avec vous dans l’enceinte de cette Université Moderne, et dans la ville du dirigeant le plus progressiste d’Haiti, qui est le Roi Henry Christophe ». Dans ce carrefour ou nous sommes, Haiti n’est pas et ne sera pas a s’excuser. Il nous faut embarquer tous, car le train de la technologie avance déjà a grand pas dans plusieurs autres régions de la planète a-t-il poursuivi.

Pour sa part, le Président du Conseil de Gestion du Campus de l’Université Roi Christophe de Limonade, Monsieur Jean Marie THEODAT a déclaré : Nous sommes en face d’une autre histoire. Histoire Technologique, Histoire Scientifique. Votre présence ici est plus qu’un signe, mais d’engagement dans le sens positif de la décentralisation et de la déconcentration (moment historique…). Je me souviens avoir lu un jour cette citation du philosophe Français du nom Jacques Lalan : « La Culture c’est la mémoire de l’intelligence des autres ». Cette révolution numérique qui se fait aujourd’hui est un bon avatar. Nous avons raté le train de la révolution Industrielle, un an après l’indépendance d’Haiti en 1804. Le numérique est notre dernière chance. Je ne crois pas trop savoir, mais un haïtien sur deux possède un téléphone portable. Il avance pour 15 étudiants, il y’a 12 a Port-au-Prince et les 3 autres se partagent entre les 9 départements géographique du pays. Avec l’organisation de cet atelier sur la Télévision Numérique organisé par le Conatel, et l’implantation de ce Campus dans le Nord d’Haiti, dans la Cité Christophienne est une chance aujourd’hui pour le pays en dehors, fin de citation.

Le lancement du processus de migration de la télévision analogique vers la télévision numérique en Haïti par le Conseil National des Télécommunications (CONATEL) sur le thème suivant « les enjeux de la transition de la télévision analogique vers la télévision numérique » les 12 et 13 juillet 2012 au nouveau Campus Universitaire Henri Christophe de Limonade (Département du Nord), animé par l’Association Internationale Solidarité Francophone pour le Numérique (SFN), s’inscrit dans le cadre des activités d’information et de sensibilisation sur les questions économiques, techniques et juridiques relatives à la transition de la télévision analogique vers le Numérique et marquera le lancement en Haïti du processus de migration de la télévision de l’ère analogique à l’ère numérique dont la date buttoire est fixée au 15 Juin 2015.

Le Président de Solidarité Francophone pour le Numérique (SFN), Monsieur Abdul Aziz WAYNE a fait savoir, que la SFN créée en Avril 2010 se donne pour mission d’accompagner tous les acteurs du secteur de l’audio-visuel. Ce séminaire est le troisième du genre organisé par la SFN après DAKAR en Mai 2012. La Télévision Numérique est une autre révolution technologique en haute définition après celle de la téléphonie et de l’internet en croire, le président de la SFN.

A la question que Haiti, est en retard en matière de technologie, le Président de Solidarité Francophone pour le Numérique (SFN), Monsieur Abdul Aziz WAYNE à répondu par le non. Parce que selon lui, il n’ya pas de retard en matière de technologie. Car un grand pays comme l’Angleterre en a fait l’expérience de cette transition numérique qu’en 1998, la France en 2000, et la Russie en 2010.

Parmi les sujets qui ont suscites beaucoup plus d’intérêt ou captives l’attention des nombreux participants a ce séminaire sur la transition de la télévision analogique vers le tout numérique, sont « la problématique du financement de la transition numérique, et les scenarios économiques de la transition numérique terrestre » présentés par l’expérimenté, Monsieur Lamine NDAW, membre de la Solidarité Francophone pour le Numérique (SFN).

« Pour que cette transition ai lieu, il faudrait y avoir une loi votée par l’Assemblée Nationale. Il faut qu’il y ait une loi qui organise l’information et la participation des collectivités territoriales. Donc, cette loi devra également prendre en contre un dispositif sous forme de fond pour les foyers défavorisés ». Pour Monsieur NDAW, si on ne prend pas de mesures contraignantes, Haiti risque de devenir la plus grande poubelle des appareils en désuétudes. Il a aussi conseillé a ce qu’il ait une entreprise qui soit chargée de recycler les téléviseurs a tube (analogique) pour ne pas déranger l’environnement. Ce sera un risque pour l’environnement d’Haiti, si on jettera tous ces téléviseurs dans les poubelles sans les avoir été recyclés. Il a aussi pris l’exemple, qu’en France on interdisait à quelqu’un de rentrer ou d’acheter un téléviseur qui n’a pas de tunner numérique pendant la transition.

Dans cet ordre d’idée, le Directeur Général du CONATEL, Monsieur Jean Marie GUILLAUME au cours de sa participation dans une émission spéciale diffusée par la Radio Télé Venus et relayée par plusieurs autres stations de radio du département nord, particulièrement celles de la ville Cap-Haitien a annoncé qu’il va prendre de concert avec l’Administration Générale des Douanes des mesures restrictives afin d’empêcher la rentrée de tous les appareils de télévisions a tube venant des autres pays, particulièrement des Etats-Unis d’Amérique qui expérimentent déjà la TNT chez eux.

Pendant ces deux journées, plusieurs des experts de la Solidarité Francophone pour le Numérique (SFN) ont été intervenu tour a tour sur les sujets suivants : « l’état des lieux de la transition de la radiodiffusion vers le numérique dans les pays d’Afrique Francophone, avec le Président de la SFN, Monsieur Abdoul Aziz Wane ; Dividende numérique et utilisation du spectre en TNT, Monsieur Honoré Mendy ; Panorama des normes de diffusion numérique DVB-T2, Monsieur Gérard Faria ; le secteur audiovisuel guinéen face a la transition numérique : Etat des lieux, Monsieur Nfa Ousmane Camara ; Difficultés du passage a la diffusion numérique pour les radios, Monsieur Jacques Soncin ; et la problématique du financement de la transition numérique, et les scenarios économiques de la transition numérique terrestre » présentés par Monsieur Lamine NDAW.

Le patron du CONATEL, qui presse les propriétaires de stations de télévision et de radio n’ayant pas encore allumé leurs émetteurs de le faire sous peine de récupération des fréquences par l’Etat, ne lésine pas sur les moyens pour diminuer les risques d’écueil lors de cette mutation. Le régulateur haïtien préconise de s’asseoir sur les expériences des grands pays dans ce domaine afin de rendre plus facile ce passage de la retransmission analogique au numérique.

Pour ce qui est du coût ?

Il va sans dire que les dépenses liées à ces changements seront lourdes. Le directeur général du CONATEL l’admet et se prépare à y faire face. L’institution de régulation planche sur la formation d’un comité qui saura engager une démarche visant à préparer la voie à la concrétisation de ce projet avec l’aide bien sure de la Société Francophone pour le Numérique (SFN).

Quelles antités feront-t-elles parties de ce comite de pilotage pour la transition de l’analogique au numérique ?

CONATEL, (ANMH), (AMIH) et les stations de télévision des villes de province ?

En tout cas, le numérique changera la donne en matière de qualité de sons et d’images. Mais n’en sera que très peu au niveau de la couverture. Si la retransmission analogique se faisait par zone, le numérique ne serait pas non plus différent. Par contre, les opérateurs pourront acquérir une licence pour élargir leurs pôles de transmission et assurer le transport des signaux dans d’autres départements. En ondes claires, Haïti se voit déjà dans la cour des grands. En ondes brouillées, elle fait encore des pas plus concrets L’organisme de régulation se garde toutefois de parler de production dans cette lancée. Car il ne traite que le côté technique des télécoms. Tout compte fait, dans trois ans, la télédiffusion sera, côté technique, une affaire de classe pour Haïti. Espérons, dans l’intervalle, côté contenu.

Il semble que le choix qui aura à faire sera justifie pleinement du fait que le développement des infrastructures de télécommunications à l’échelle de notre pays est une condition nécessaire à des progrès rapides et relativement peu coûteux - une fois absorbés les coûts d’investissements initiaux - sur tous les fronts où une intervention massive est requise. Que l’on pense, par exemple, à leur utilisation pour alphabétiser, pour former des formateurs, décentraliser l’enseignement universitaire, diffuser des programmes d’éducation en santé publique, prévenir et combattre les épidémies, promouvoir l’éducation civique, mobiliser les énergies disponibles autour de projets d’envergure nationale. il est bien connu que les sociétés qui jouissent d’un système de télécommunications moderne se trouvent dynamisées du fait que les nouvelles technologies de l’information ouvrent la voie à un flot apparemment illimité de réalisations innovatrices, qui auraient été impensables autrement. Enfin, si l’existence d’infrastructures de télécommunications adéquates est de nature à accélérer le développement économique d’un pays, son absence représente certainement un frein, voire, de nos jours, un obstacle infranchissable à tout progrès.

Lucson Lacroix








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