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Le CEP appelle les candidats au strict respect de la loi électorale - par : Victor Junior Jean, Le Nouvelliste

lundi 18 octobre 2010 par Administrator

C’est parti ! La deuxième phase de la campagne électorale est lancée officiellement ce vendredi 15 octobre. Sans aucun bilan pourtant de la part du Conseil électoral provisoire (CEP) pour la première. En deux mots, le président Gaillot Dorsinvil appelle les candidats à mener leur campagne dans le strict respect de la loi électorale en vigueur, et les autres acteurs impliqués à veiller à la bonne marche de ce processus.

Haïti : « Fair-play », « respect des autres » et « respect des différences », tels ont été les maîtres mots du président de l’institution électorale, Gaillot Dorsinvil, à l’occasion de la deuxième phase de la campagne électorale qui s’est ouverte ce vendredi dans une ambiance plutôt détendue dans la région métropolitaine. Les candidats à la présidentielle et aux législatives peuvent maintenant organiser des rassemblements, des meetings ou d’autres activités publiques de grande envergure.

Malgré que certaines de ses consignes, dont celle faisant obligation aux candidats de mener une campagne « muette », n’ont pas été respectées, le CEP, par la voix de son porte-parole Richardson Dumel, s’est dit satisfait du déroulement de la première phase de cette campagne.

En tout cas, face au dérapage et à toute autre dérive que pourrait susciter cette bataille qui s’annonce déjà musclée, le représentant des personnes handicapées au sein de l’actuel CEP a précisé d’emblée que la réalisation des élections ne dépend pas uniquement de l’organisme électoral.

« Les élections ne sont pas seulement l’affaire du CEP. Elles sont également celle de tous les autres acteurs impliqués dans le processus », a lancé M. Dorsinvil, faisant allusion aux partis politiques, aux membres de la société civile et aux électeurs qui, dit-il, devront veiller sur le processus.

S’adressant aujourd’hui à quelques journalistes sur demande de ces derniers au local de la direction générale de l’institution électorale à Pétion-Ville, Gaillot Dorsinvil en a profité pour rappeler les candidats qu’ils sont dans l’obligation de respecter scrupuleusement les articles relatifs à leurs activités publiques pendant la période de la campagne électorale.

L’article 116 de la loi électorale de juillet 2008 stipule à cet effet que « les candidats et leurs partisans doivent observer une attitude correcte dans leur propagande électorale. Ils doivent se garder de toute incitation à la violence et au désordre susceptible de mettre en péril la vie et les biens de la population sous peine de sanctions prévues par le code pénal ».

Mais comme les conseillers électoraux claironnent souvent que l’institution à laquelle ils appartiennent n’est pas une « force répressive ou coercitive », les contrevenants devront être sanctionnés par les autorités judiciaires. Et dire qu’Haïti est un pays à justice moribonde !

De leur côté, les autorités policières ont promis d’adopter des mesures sécuritaires pour assurer le bon déroulement de ces compétitions électorales. Ce qui laisse présager que les actes de violence seront contrecarrés et les contrevenants réprimandés. Des agents de la Police nationale d’Haïti (PNH) et des soldats de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) étaient bel et bien présents lors des sénatoriales partielles d’avril 2009 dans le Plateau central. Mais cela n’avait pas empêché, on se le rappelle, qu’il y eût des incidents violents dans ce département où ces joutes avaient même été annulées. Pire, aucun des principaux personnages impliqués dans ces cas de banditisme n’a jusqu’ici été appréhendé. Selon des rapports réalisés à l’époque, les noms de la sénatrice Edmonde Supplice Beauzile (Fusion, Centre) et des candidats Rubens St-Germain (AAA), Willot Joseph (Ucad), Emmanuel Mc Grégor Chevry (Fusion) et Adher Marcelin (Lespwa) avaient été cités dans ce dossier.

« Durant la campagne électorale, les polémiques ne doivent porter que sur la vie publique des candidats, leurs programmes et leur crédo politique. Il est fait obligation aux candidats et à leurs partisans de faire usage de modération, de bons sens, de droiture et de respect réciproque », a rappelé M. Dorsinvil, citant l’article 117 de la même loi.

Dans sa courte intervention, le président du CEP, pour tenter de convaincre les candidats, a pris le soin de faire la lecture de plusieurs articles de la loi électorale qui, selon les critiques, est violée par les conseillers électoraux eux-mêmes.

Alors que les journalistes s’apprêtaient à interroger Gaillot Dorsinvil et les autres membres du CEP qui étaient assis autour de la table avec lui, les panélistes ont brusquement quitté la salle, laissant ainsi tout le monde sur sa soif.

Victor Junior Jean








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