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La révolution bolivarienne menacée : notre plus grand bailleur de fonds est en difficultés

lundi 24 février 2014 par Administrator

La réalité au Venezuela, telle que la connaissons aujourd’hui, ce sont des manifestations déclenchées contre le pouvoir en place. Des scènes de violence tous les jours et puis, finalement, l’arrestation du chef de l’opposition Leopoldo Lopez.

L’animateur de l’émission "Le Point" du jeudi 20 Février 2014 - une rubrique simultanément diffusée tous les matins sur Radio et TV Métropole - essaie de comprendre les nouveaux developpements de l’actualité au Venezuela.

Il croit y déceler un "momentum" - sans doute révélé par la crise économique vénézuélienne - un défaut dans la cuirasse révolutionnaire bolivarienne.

L’ambassadeur Pedro Antonio Canino Gonzalez s’en défend avec vigueur.

Des problèmes, dit-il, toutes les nations du monde en ont. "Maintenant, c’est clair que certains problèmes ont été amplifiés, exagérés par l’opposition et ses alliés, dans le sens de leur intérêt politique".

"Aux États-Unis, rappelle-t-il, entre 70 et 80 millions de pauvres sont livrés à eux-mêmes. L’Europe est en train de vivre sa pire crise politique et économique. Le Venezuela est en train de connaitre un développement socio-économique démontré, reconnu par les Nations Unies.

Mais alors, que se passe-t-il donc au Venezuela ? Comment en est-on arrivé là ?

Ce qui se passe aujourd’hui au Venezuela, explique le diplomate, est "le fait de petits groupes violents, identifiés comme étant des adeptes de l’idéologie fasciste. Leur chef, Leopoldo Lopez, vient d’une famille très riche de la bourgeoisie vénézuélienne".

"De fait, ces petits groupes sont facilement identifiés comme étant des bourgeois. Ils représentent des petits foyers d’incendie que nous contrôlons.

"Ils ont bénéficié de l’appui financier du gouvernement yankee, qui a été évalué à 125 milliards de bolivars [environ 20 milliards de dollars US / 1 bolivar = 0.158929 dollar], affirme-t-il, avant d’indiquer qu’il ne s’agit pas de manifestations civiques.

Et ce n’est pas nouveau, rappelle l’ambassadeur Canino Gonzalez.

"Les États-Unis ont, à plusieurs reprises, été les instigateurs de plusieurs tentatives de coup d’État au Venezuela. En l’année 2002, ils ont été parties prenantes de deux coups d’État. Un premier au cours duquel le commandant Chavez fut séquestré et un autre de décembre 2002 à janvier 2003.

"Ces gens de l’opposition, ils ont tout essayé, pour mettre un terme à la révolution bolivarienne", tient à souligner le diplomate vénézuélien qui se veut toutefois rassurant :

"Ils vont encore une fois subir une autre défaite avec l’intervention des forces armées et du peuple organisé. Nous n’avons aucun doute là-dessus : le Venezuela garantira la révolution et son indépendance nationale".

Le Venezuela est depuis deux semaines le théâtre de manifestations étudiantes dont l’une, mercredi dernier, s’est achevée par de violentes échauffourées qui ont fait trois morts et plus de 60 blessés.

Le leader de l’opposition, Leopoldo , recherché par la police, s’est rendu mardi à la police à Caracas lors d’une journée marquée, selon le quotidien Libération en ligne, "par la mobilisation des partisans et des opposants au président Nicolas Maduro, confronté depuis 15 jours à une grogne sociale parfois violente".

Lopez, dirigeant du parti Voluntad Popular, était visé par un mandat d’arrêt sous l’accusation d’homicide et d’incitation à la violence, après une manifestation qui s’était soldée par trois morts la semaine dernière.

Caracas avait déjà accusé les États-Unis d’essayer de « soutenir et légitimer des tentatives de déstabilisation de la démocratie vénézuélienne », en réponse au secrétaire d’Etat américain John Kerry qui avait condamné au cours du week-end la « violence insensée » exercée contre les manifestants.

Des manifestants qui, selon l’ambassadeur Canino Gonzalez, n’ont qu’une seule consigne : "provoquer le départ d’un président constitutionnel et élu par le peuple, Nicolas Maduro".

Quelle preuve peut-il présenter à l’appui de cette assertion ?

"Un représentant du département d’État, dénonce-t-il, eut à dire ceci : "Il faut protéger Leopoldo Lopez ainsi que ses partisans. C’est la preuve que les nord-américains sont engagés jusqu’au coup dans ce complot".

La révolution bolivarienne, c’est également PetroCaribe, et PetroCaribe pour Haïti, ce sont des facilités de paiement pour l’achat de gazoline, de diesel, de kérozène, de mazout et d’asphalte du Vénézuela.

Ces produits pétroliers sont achetés au prix en vigueur sur le marché international, mais les facilités s’appliquent seulement au paiement, lequel est conditionné par un délai allant de 30 à 90 jours maximum à partir de la date de chargement du bateau, selon le Bureau de Monétisation qui est chargé de placer les commandes pour le compte des compagnies pétrolières locales.

De l’entrée en vigueur de l’Accord PetroCaribe au 31 janvier 2014, le montant total des importations, selon le Bureau de Monétisation, est d’environ 28.6 millions de barils de produits pétroliers pour le pays s’élève à US$ 3,079,046,933.24.

La portion cash à payer est de US$ 1,364,238,867.83. Il a été versé à la compagnie pétrolière vénézuélienne - PDVSA Petroleo S.A. - la somme de US$ 1,325,100,407.04.

Une partie du montant facturé est payée “cash” : sans intérêts jusqu’aux 30 premiers jours et avec 2% d’intérêts annuels du 31ème jour au 90ème. La balance est payable sur 25 ans avec 1% d’intérêts annuels.

94% des projets du gouvernement Martelly - 166 projets environ - sont financés par les fonds du PetroCaribe donc par la République Bolivarienne du Venezuela.

Le programme d’assistance sociale « EDE PEP » - fer de lance des interventions sociales du gouvernement - est également mis en œuvre grâce au financement de PetroCaribe.

En fait, la majorité des projets de reconstruction : routes, logements sociaux, hôpitaux, places et bâtiments publics, exécutés actuellement dans le pays est financée à partir des fonds du PetroCaribe.

Des avantages qui, soutiennent les analystes, seraient irrémédiablement remis en question si l’opposition de droite réussissait à assauter le pouvoir au Venezuela.

En décembre 2011, le Président Martelly en partance pour l’Amérique du Sud lors du sommet des Chefs d’État des Pays de l’Amérique Latine et de la Caraïbe (CELAC) avait publiquement reconnu l’importance de la solidarité du Venezuela avec Haïti.

"Je crois, avait-il déclaré, que les Haïtiens ont fini par savoir que la coopération avec le Venezuela est la coopération numéro Un, celle qui offre le plus de dons et d’assistance à Haïti".

À son retour en Haïti, le 6 décembre 2011, il devait renchérir : « Vous me demandez quelle aide circule le mieux ? Laquelle est plus facile avec très peu de conditions ? Je vous dirai, celle du Venezuela".

HA/radio Métropole Haïti

Voir en ligne : radio Métropole Haïti







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