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La circoncision, un acte bénéfique pour l’homme - par : le Dr Yves Gérard Saint-Cyr

mardi 17 août 2010 par William Toussaint

La circoncision se définit comme un acte par lequel une partie du prépuce ou presque en totalité est reséquée de façon à laisser à nu le gland du pénis. Si cette action ou cette intervention parait simple, grande en effet est sa signification pour l’homme ou l’enfant dans sa vie future.

Cet acte se pratiquait depuis des temps anciens, au Ve siècle avant Jésus-Christ, pour des motifs culturels et religieux. Aujourd’hui, grande est son utilisation non seulement pour des causes antérieures, mais aussi et surtout pour des causes thérapeutiques, telles que phimosis, paraphimosis etc....On parle de nos jours d’intervention chirurgicale de posthectomie.

Pour des causes d’hygiène et de prophylaxie, elle demeure l’un des actes les plus répandus et les plus bénéfiques pour l’homme dans le temps actuel. De nombreux pays conservent toujours cette pratique et, selon une estimation de l’Organisation Mondiale de la Santé, un effectif assez considérable, suivant les statistiques, est affiché : soit 665 millions d’hommes de la population mondiale ou 30% de la gent masculine est concernée.

L’histoire rapporte que toutes les nations sont concernées, quellle que soit l’appartenance de religion ou d’ethnie des congénères mâles. Du judaïsme au christianisme, de l’islam, du bouddhisme, du confucianisme jusqu’aux religions animistes..., la pratique est la même et demeure bel et bien un devoir pour l’individu. Dans la tradition de la fête chrétienne, le premier janvier était consacré le jour de la circoncision. Remontons à la Bible, ce livre sacré, pour pouvoir établir quelques considérations qui s’avèrent nécessaires pour une bonne compréhension de nos lecteurs.

Dans Luc 2, verset 21, la circoncision du Christ à été évoquée. « Et lorsque furent accomplis les huit jours pour sa circoncision, il fut appelé du nom de Jésus par l’ange Gabriel avant sa conception. »

Dans Colossien 2, verset 11, dans une lettre de Saint- Paul, la mention bénéfique a été faite aussi dans le cadre du développement théologique à la circoncision du Christ. N’est-ce pas qu’Abraham se circoncit lui-même à l’âge de 99 ans sur les recommandations de l’envoyé de Dieu.

Au Ve siècle, elle est mentionnée par Hérodote, qui l’attribue aux Egyptiens comme le témoignent de nombreux vestiges archéologiques. Il prônait la circoncision comme prescription hygiénique et accroissement de la vigueur sexuelle et de jouissance du mâle. Dans la tradition musulmane, tous les premiers-nés devraient être circoncis de 6 ans à 8 ans. A l’exemple d’un premier-né circoncis : Ismaël, dans la lignée des Arabes, est le premier à subir cette pratique.

Si cette ablation rituelle était la pratique courante chez les jeunes garçons juifs, de nos jours, se manifeste un certain désintéressement contre cet acte, qui à mon avis, se révèle l’un des plus intéressants et significatifs cadeaux que l’on puisse offrir à l’enfant qui vient de naître.

Autrefois, cette ablation très fréquente chez les jeunes mâles se pratiquait non pas sans un cortège de problèmes. En plus des douleurs atroces qui s’y accompagnaient, grand aussi était le choc psychologique parmi les jeunes circoncis. Actuellement, avec les différentes techniques opératoires utilisées autour de la circoncision et avec une liste combien grande de médicaments nouveaux, l’approche de cette intervention se révèle extrêmement pratique et devient moins frustrante et plus acceptable pour ceux qui désirent bénéficier des bienfaits de la science. Nombreux sont les avantages à accepter la circoncision, car il y va de la vie sexuelle de l’individu et les désavantages sont négligeables. On rapporte des causes de séparation, de disputes encore plus au cours des ébats sexuels, c’est- à- dire, du coït, suite à un manque ou à l’insatisfaction de la partenaire. Une catégorie de femmes trouve que le pénis non circoncis est moins attrayant, moins excitant et hideux. A noter : chez les Malenkede en Guinée, l’état du pénis doit être vu, dans le cas du pénis non circoncis, les rapports sexuels ne seront pas acceptés dans leur coutume. Chez les circoncis, le rapport psycho-affectif partagé entre les deux est à égalité.

Pour une plus grande compréhension du sujet, certaines considérations s’avèrent nécessaires. D’une façon générale, quand le pénis non circoncis se trouve à l’état de flaccidité, sa zone érogène, la plus importante, c’est-à-dire le gland, n’est pas en rapport au dessèchement et aux frottements externes. En pratiquant la circoncision, supprimant le prépuce, ceci fait ressortir le gland qui est à découvert, d’une façon permanente. Après quelque temps, il se produit un assèchement de la zone du pénis avec pour conséquence, une kératinisation de l’épithélium de ce dernier de façon plus marquée et, à la longue, le pénis circoncis devient plus solide et moins sensible. Ceci représente un avantage considérable dans les rapports conjugaux, c’est-à-dire au cours du coït. La durée de l’acte sexuel s’élargit, devient plus longue pour la satisfaction des deux partenaires. On rapporte aussi dans la littérature médicale que la circoncision joue un grand rôle dans la stérilité primaire. On explique, en effet, que chez les non circoncis, bon nombre de spermatozoïdes sont écrasés au cours du coït (pour certains auteurs), soit par frottement, au niveau du col ou contre la paroi vaginale, en perdant leurs flagelles, leur permettant de monter à travers la filière génitale pour atteindre le tiers externe de la trompe pour la fécondation.

D’autre part, des études ont montré, concernant toujours les avantages de cet acte, que les maladies ou infections sexuellement transmissibles se révèlent moins fréquentes chez les mâles circoncis. Les infections urinaires à répétition, le cancer du pénis ou du col urinaire sont du nombre de causes que charrie le pénis non circoncis.

Il y a quelques années, certains médecins du XIXe siècle, après des études dans ce domaine, recommandaient la circoncision comme le moyen de réduire la masturbation chez les jeunes, responsable d’après eux de nombreuses maladies et, en ce qui me concerne, ceci peut à la longue conduire à une performance scolaire ou universitaire pauvre chez les adolescents.

En plus des infections dues à la formation de smegma sous le prépuce, c’est-à-dire substance jaunâtre malodorante secrétée par les glandes sébacées du prépuce, ceci très certainement représente la cause fondamentale du cancer pénien fatal aussi pour les partenaires féminins, pouvant causer le cancer cervical ou de l’exo col, extrêmement dangereux.

Le sida, le mal du siècle, s’offre une belle occasion d’évoluer à bas bruit chez les mâles non circoncis et il est démontré que le risque de contacter le virus HIV est grand et certaines précautions s’avèrent nécessaires de se faire circoncire à temps, tout en prenant garde, c’est-à-dire avoir un comportement exemplaire et responsable, comme le recommande l’Organisation Mondiale de la Santé. Il est vrai que le risque de contamination n’est pas écarté, mais peut se réduire par cet acte combien important pour l’homme. En un mot, la protection n’est pas complète, face à cette infection infernale par le virus HIV. La circoncision représente une stratégie additionnelle de lutter contre le sida dans les zones géographiques à risque, fortement touchées par l’épidémie. Le prépuce chez le non circoncis, en effet, est riche en cellules dentritiques d’après les scientifiques et ceci peut jouer un rôle de récepteur du virus HIV. A remarquer aussi qu’après un rapport sexuel suspect, c’est-à-dire contaminant, le virus du sida persisterait plus longuement chez les mâles non circoncis ; car la partie comprise entre le prépuce et le gland constitue un milieu humide et favorable. Enfin, chez les gens circoncis, comme déjà vu plus haut, le gland étant kératinisé et très épais, constituerait une barrière considérable contre le virus du sida.

Avant de terminer, disons quelques mots pour le lecteur sur deux causes qui entraineraient en urgence une circoncision.

Premièrement : le phimosis, qui consiste en une incapacité de rétracter le prépuce derrière le gland.

Deuxièmement : le paraphimosis, encore plus terrible, par lequel le prépuce se trouve bloqué derrière le gland et s’est placé dans l’impossibilité de se retrouver dans sa position normale, c’est-à-dire à l’état de flaccidité (ou de non érection), très fréquemment rencontré au cours de la masturbation. La cause est que l’anneau du prépuce est trop petit. La circoncision tombe, en effet, à point et aucune alternative n’est donnée que celle de pratiquer l’excision du prépuce comme traitement définitif. Une autre alternative à souligner serait en cas d’impossibilité de décalotter, de procéder à une preputioplastie, c’est-à-dire l’intervention chirurgicale qui consiste à procéder à une ou plusieurs incisions afin d’élargir simplement le prépuce.

Pour conclure, il est recommandé à tout un chacun, jeunes ou adultes mâles, de se soumettre au monde médical, pour bénéficier des bienfaits de la science, en acceptant la circoncision qui se révèle l’une des interventions chirurgicales la plus simple, la plus efficace, ou la moins problématique à l’heure actuelle.

Dans le milieu haïtien, certains pensent qu’au cours de la circoncision, une partie du pénis est reséquée. Rassurez-vous. C’est absurde de penser de cette façon. Il n’en est pas ainsi. Ce n’est, en effet, qu’une faible portion du prépuce qui est reséquée d’une façon générale.

Prévenir vaut mieux que guérir, dit- on. Si autrefois la circoncision accusait des conséquences graves sur la vie de l’individu, à cause des problèmes que cela charriait, aujourd’hui, avec les différentes techniques chirurgicales modernes et les médicaments appropriés faisant éliminer les douleurs, la circoncision est devenue, au fil des temps, l’un des actes médicaux le plus banal, le plus significatif, pour l’homme en âge de procréer, le moins dangereux et le plus bénéfique pour l’homme à cause des avantages que cela offre et aussi d’une façon générale pour l’heureuse bénéficiaire.

Dr Yves Gérard Saint-Cyr Docteur en Médecine

Rue Alix Roy, 113

P-au-P, Haïti.

Tel : 2245-3022/ 3401-5217/3877-6735.

Email : saint _cyrger@yahoo.fr








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