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La FEPH prône une éducation de qualité, inclusive

lundi 27 janvier 2014 par Administrator

La Fédération des écoles protestantes d’Haïti (FEPH) a procédé, vendredi, à l’hôtel Le Plaza, à sa 24e assemblée générale autour du thème : « L’éducation protestante au sein du développement durable ». Se disant opter pour une éducation inclusive axée sur la qualité, cette rencontre était l’occasion pour l’institution, qui regroupe « 3 000 écoles au service de 300 000 enfants haïtiens », de dresser son bilan dans le secteur éducatif.

D’entrée de jeu, le président de la Fédération protestante d’Haïti, Sylvain Exantus, a exprimé sa satisfaction au regard des réalisations de l’institution (la FEPH). « Le Bilan de la fédération est assez positif », a-t-il dit devant quelque 80 personnes venues d’horizons divers pour participer à la 24e assemblée générale de la FEPH. Selon lui, beaucoup d’enfants du pays ne recevraient pas le pain de l’instruction s’il n’y avait pas les écoles protestantes. « Nous occupons plus de 42 % dans l’enseignement primaire, 25 % dans l’enseignement supérieur et 40% au niveau secondaire », a-t-il poursuivi.

Pour le pasteur Exantus, l’accent doit être mis davantage sur la qualité de l’éducation. « Si nous ne mettons pas l’accent sur la qualité de l’éducation, nous faisons du tort [au pays], a-t-il avancé. Nous devons donc améliorer la qualité de l’éducation pour donner au pays des hommes et des femmes utiles et respectueux des droits des autres. »

De son côté, Guilbaud St-Cyr, un membre de la fédération, a fait remarquer que l’amélioration de la qualité de l’éducation, l’augmentation de l’offre scolaire et le plaidoyer pour l’équité et la qualité dans le système éducatif au bénéfice des enfants haïtiens, sans distinction de sexe et de religion, constituent, entre autres, la mission de la FEPH, qui se présente, depuis plus de 25 ans, comme un pilier incontournable du système éducatif haïtien. Au cours de l’exercice écoulé, a expliqué M. St-Cyr, « l’institution a géré 14 chantiers, dont la construction, dans six communautés scolaires, des bâtiments répondant aux normes parasismiques et paracycloniques ».

Il n’y a pas de doute qu’avec « ses 3 000 écoles qui desservent quelque 300 000 enfants haïtiens à travers tout le pays », la FEPH s’impose comme un partenaire privilégié et incontournable pour le Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP). Ce n’est pas son directeur adjoint, Ecclésiaste Télémaque, qui dira le contraire. « En vérité, l’apport de la FEPH au secteur éducatif est illustrant et déterminant, a-t-il confié. On n’a qu’à jeter un regard au niveau des statistiques pour voir le poids que représentent les écoles protestantes dans le pacte scolaire haïtien. En effet, toute une génération d’hommes et de femmes qui sont aujourd’hui à des sphères d’activités de l’État ou du secteur privé, ont pu bénéficier d’une formation solide au sein des institutions scolaires appuyées par la FEPH. »

A en croire M. Télémaque, « le ministère se réjouit d’avoir à ses côtés un tel partenaire qui a su montrer, au fil du temps, sa cohérence et son sens d’engagement vers la voie du développement durable du pays, c’est-à-dire l’éducation ». A l’heure où le ministère parle de « virage vers la qualité », le directeur adjoint lance un appel à la FEPH pour renforcer sa conviction dans la quête de cette éducation de qualité qui, selon lui, doit inévitablement passer par un indicateur majeur qui est celui de la formation des maîtres.

La présidente de la Fondation haïtienne de l’enseignement privé (FONHEP), Lunise J. Cerin, a, pour sa part, mis l’accent sur ce qui fait le fondement de l’école protestante, notamment l’inclusion et l’honnêteté. « Nous ne sommes pas sectaires et nous ne pouvons pas nous le permettre, a-t-elle affirmé. La marque distinctive de l’école protestante, c’est l’inclusion. Dans nos écoles, nous ne sommes pas intéressés à savoir d’où vient l’enfant. Et le jour où nous nous mettons à choisir nos enfants sur la base de leur appartenance religieuse ou de leur appartenance de classe sociale, nous ne serons plus dans la lignée des valeurs protestantes. »

« Dieu seul sait le mal qu’on est en train de nous faire quand nos enfants sont choisis sur la base de leur appartenance religieuse ou à une classe sociale, a-t-elle poursuivi. Dieu seul sait le mal que nous souffrons parce que notre pays est divisé en pays en dehors et en milieu urbain. Dieu seul sait le mal que nous allons continuer à souffrir quand une partie de nos enfants s’instruit dans une langue que je ne peux pas nommer et un autre groupe s’instruit dans une autre langue », a indiqué la présidente de la FONHEP, notant qu’il est temps que l’école soit unique dans ce pays.
Bertrand Mercéus
mbertrand@lenouvelliste.com

Voir en ligne : Le Nouvelliste







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