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LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE SON EXCELLENCE RENE GARCIA PREVAL du Colonel Rebu

jeudi 22 avril 2010 par William Toussaint

LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE SON EXCELLENCE RENE GARCIA PREVAL du Colonel Rebu

Port-au Prince le 15 avril 2010

Son Excellence René Garcia Préval


Président de la République

DCPJ


Monsieur le Président,

Voilà que je cède, encore, à la curieuse mais irrépressible sensation de devoir écrire des lettres ouvertes à ceux qui dirigent mon pays. La dernière fois que je vous ai écris une lettre ouverte, c’était pour vous exprimer mes inquiétudes face à la paresseuse et incompétente gestion que vous, votre premier ministre, vos ministres et vos conseillers avaient faite de la crise née du tremblement de terre du 12 janvier 2010. Aujourd’hui, je vous écris pour vous exprimer mon indignation face à la manière cynique, que vous avez de nous imposer vos vues à la fois perverses et malveillantes, en vous associant à la plus machiavélique et répugnante branche de l’international. Celle qui a mis vingt quatre ans pour construire, avec des haïtiens soigneusement sélectionnés, le désastre que nous sommes devenus !

L’Ambassadeur du Brésil, intervenant sur radio métropole au cours de cette semaine, dans le cadre de la campagne d’intimidation orchestrée pour obtenir, du Sénat de la République le vote de la loi inique que vous avez virilement soumise au Parlement, vous a décrit comme le plus intelligent président haïtien. En un certain sens, il ne s’est pas trompé. Vous êtes, en effet, après le docteur Président François DUVALIER, le plus fin, le plus malicieux dans le cynisme, l’art de la manipulation des bas instincts de ceux-là qui désirent des miettes de toute nature pouvant venir de votre pouvoir. En effet, si vous arrivez à faire croire et accepter à un ancien Président des Etats-Unis, déjà désigné représentant spécial du secrétaire général de l’ONU, qu’il lui faille entrer dans une commission sous la bannière d’une loi haïtienne, on ne peut que vous dire chapeau ! Reste à savoir pour quelles opérations ! Si le Président Clinton a reconnu avoir fait du mal à Haïti sur la question du riz, j’ai regretté qu’il n’ait avoué une fois pour toutes la longue liste de ses méfaits : l’embargo, la démobilisation des Forces armées d’Haïti, la Téléco, etc. Peut-être veut-il venir pour réparer tout ce gâchis ! Mais, sous la protection d’une loi haïtienne ! Les intentions doivent fortement être malveillantes ! Trêve de supputations, tout n’est que d’attendre…du camp de concentration de Corail au méga bidonville en perspective, vous laisserez donc votre nom en lettres de diamants dans l’histoire d’Haïti. C’est votre choix !

Révoltant et inacceptable

J’ai suivi, avec indignation, votre conférence de presse du lundi 12 avril, donnée la veille de la réunion du Sénat de la République sur le projet de loi sur la prolongation de l’urgence. Vous avez carrément sorti le grand jeu pour menacer la population haïtienne de nouveaux tremblements de terre, jetant la peur et l’effroi à cent mille volts dans les cœurs encore endoloris des femmes et des hommes de ce pays alors qu’ils se remettaient, peu à peu et avec peine, des tribulations du 12 janvier. L’effroi était si grand que peu de gens ont vu le vrai sens de votre manœuvre qui ne visait qu’à intimider les Sénateurs récalcitrants. Tout simplement ! Vous avez voulu les désigner à la vindicte populaire comme étant ceux qui vous auraient refusé les moyens de votre politique. Et quelle politique ! Tentative subtile pour acheter les consciences à peu de frais. Etonnant ! puisque vous connaissez bien les tarifs du marché ! Quelques sous et une promesse de réélection ; alors pourquoi nous faire peur à nous tous ? Pourquoi ?

Monsieur le Président,

Les risques de nouveaux tremblements de terre existent ; tous les experts l’ont déjà dit. Il ne vous appartenait pas, cependant, de le dire à la population dans les termes que vous avez utilisés. Quelles mesures préventives avez-vous prises ? Avez-vous déjà appelé les jeunes dans les centres de formation en secourisme ? Où, dans vos plans, est-il prévu le renforcement en hommes, en formation, en matériels et équipements des corps des pompiers de toutes les grandes villes de la République ? Où donc est votre armée, puisque les 38 armées étrangères à votre service personnel ont démontré, au cœur du désastre, qu’elles n’étaient pas concernées par cette question ? Il est évident, monsieur le Président que les chimères ne servent qu’à intimider et… à tuer quand il le faut ! Essayer d’intimider, menacer même le citoyen vertical et rectiligne que je suis parce que les circonstances ont fait que vous habitiez sur ma route et que se serait, pour eux, un souci. Depuis quand suis-je un vil criminel ? Personnellement, je crois que c’est à la justice divine que vous aurez affaire. Les hommes sont trop petits pour vous punir de vos négligences coupables.

Monsieur le Président,

Vous venez d’ouvrir, officiellement, votre premier camp de concentration, à Corail, sur le mensonge et dans la plus pure méthode de l’Allemagne d’Hitler. En effet pour commencer à déloger les refugiés du terrain de golf du Pétion-ville club, vous vous êtes prêté au jeu en soutenant la thèse qu’il faille éviter les risques d’inondation. Depuis quand le Pétion-ville club était-il dans une zone exposée aux inondations ? Ces gens ont été déplacés sous la menace, militairement accompagnés à Corail et aussi, militairement gardés depuis et ne mangeant systématiquement que des kits militaires.

Le Plan du 31 mars

Les haïtiennes et les haïtiens ne connaissent, dans leur grande majorité, ni le contenu ni l’histoire de ce plan. En effet, après le 12 janvier, la reconstruction s’imposait d’elle-même ; au cours de mes diverses rencontres avec de jeunes experts de la communauté internationale, alors que je leur reprochais un certain puérilisme du texte, à côté d’évidentes erreurs optionnelles, ils m’ont avoué, avec candeur, mais que vouliez-vous que nous fissions ; quand on a demandé un plan à vos dirigeants, ils nous ont allongé deux feuilles de papier avec une liste de projets. On a donc du faire nous-mêmes. Le résultat est un très indigeste melting-pot qui s’avèrera même très dangereux, s’il est vraiment appliqué. Le premier ministre Joseph Jean Max Bellerive nous avait confié et avec raison, tous les plans de ces vingt dernières années ont échoués. Le seul qui ne l’ait pas encore est celui qui n’a jamais été essayé : celui qui aurait été fait par des haïtiens. Pourtant, il a été contraint de présenter cette affaire à New-York comme étant le plan de la reconstruction

Les petites bizarreries du plan de New-York

On dit que vous n’aimez pas lire ; moi, j’ai pris le temps de le faire pour vous. Je vous annoncerai peut-être que cette fameuse saga planique nous a imposé 4 versions à côté de HAITI DEMAIN préparé par la CIAT (Comité Inter ministériel d’Aménagement du Territoire) ; à mon sens un travail qui aurait dû être plus sérieusement utilisé. Oui, 4 versions : le PDNA (Post Disaster Needs Assessment) présenté à Saint Domingue le 17 mars comme étant le PLAN ; le PRDNA première version 32 pages, deuxième version 39 pages et le monument final 54 pages.

A la lecture de tous ces documents, j’ai relevé certaines bizarreries que je voudrais vous signaler :

a) A la page 2 de l’addendum de la deuxième version à errata, on peut lire : Section 7.1.2 is revised as follows

b) A la page 2 de la deuxième version, on lit : combler le gap dans les recettes fiscales. Vous ne comprenez pas ? Eh bien, monsieur le Président, c’est tout simplement un trou ; un creux.

c) A la page 20 du même document on lit, en avant dernier paragraphe : le recours à la formule B.O.T : cela veut dire Build Operate Transfer contre Construire, Exploiter et Transférer (C.E.T)

d) Lisez, monsieur le Président à la page 7 du document final, paragraphe 2 : plus de 300.000 personnes, selon les autorités Nationales, ont perdu la vie. Qui donc parle ? Un expert international ?

e) Vous serez peut-être choqué par cette affirmation lue au paragraphe 4 à la page 3 du document final : Cette proposition est haïtienne.

f) A la page 8 du document final (qui a été présenté à New-York) à la fin du paragraphe 4 j’ai lu et je cite : Ces estimations n’ont pas encore bénéficié d’un arbitrage, ni d’une priorisation et d’une validation du gouvernement. Cela ne constitue que la première étape d’un travail plus approfondi pour la conférence des bailleurs de fonds prévue à New York pour le 31 mars 2010

g) Il y a longtemps que j’ai pris le parti de ne pas m’arrêter aux fautes de style, voire d’orthographe dans les documents officiels haïtiens depuis que vous êtes au pouvoir ; cependant écrire à la page 5, paragraphe 8 d’un tel document : Ce plan se décline en deux temps est une liberté à la fois extravagante et choquante. Il y a, dans le domaine, une spécialité, et ses artisans s’appellent : Correcteurs. Ce sont des spécialistes en stylistique. C’est important monsieur le Président.

h) Saviez-vous, monsieur le Président qu’Afin de préparer les estimations des dommages, pertes et besoins, environ deux cent cinquante experts Nationaux et internationaux ont travaillé, durant près d’un mois dans huit équipes thématiques pour préparer ce plan ? ( page 7 paragraphe2.2 du document final). Je m’y perds un peu car, ailleurs, (in the PDNA) j’ai lu : About 300 experts from Haïti and abroad have been working daily in the hotel Karibe in Por-au-Prince on the report, giving legitimacy to the expressions of damages, losses, and needs. Dans cette tour de Babel qu’est devenu Haïti, on ne sait plus qui croire, Enfin !

Entre mensonges et crimes prémédités

a) En page 3, paragraphe 4 du document final, il est écrit : Malgré le calendrier très court, les principaux secteurs de la société haïtienne ont été consultés. Je suis sûr que toutes les erreurs stratégiques du plan auraient été évitées si cela avait été vraiment le cas. Monsieur le Président, vous n’avez jamais contacté les partis politiques, les secteurs jeunesse, paysan, féminins, religieux, ni même non plus, formellement, le secteur des affaires. Quant à la diaspora, elle s’est mise toute seule à la tâche et, allez voir à la page 29 du document final le seul rôle que vous lui attribuez.

b) Lisez avec moi, monsieur le Président à la page 6 du document final : Haïti a entrepris depuis le retour à la constitutionnalité en 2006, un cheminement pour reconquérir sa pleine souveraineté Nationale. Si cette phrase a été écrite par un expert national, c’est un mensonge ; si, au contraire, elle a été inspirée par un expert étranger, c’est une ironie inutile. Dans un cas comme dans l’autre, vous n’avez pas lu cette phrase.

c) Comment comprendre, monsieur le Président que, dans la hiérarchie des priorités, le relogement des populations sinistrées et déplacées ne soit que le douzième sujet de préoccupation ? Encore que ce qui est prévu au terme du relogement est tout simplement un crime car, la stratégie vise uniquement à garder les gens dans un état de crasse et de misère comme à Cité soleil afin d’utiliser ensuite ces tableaux pour émouvoir les bonnes âmes de l’étranger et nous enfoncer plus dans la mendicité comme seule alternative.

d) Pensez-vous que nous serons pris au sérieux quand, dans notre brusque crise refondatrice, nous inventons des énormités comme refondations territoriale, sociale, économique, institutionnelle. Si la refondation institutionnelle que vous préconisez va faire rentrer la CNE sous l’autorité du ministère des travaux publics, bravo ! Jamais, dans l’histoire d’Haïti les institutions nationales n’ont été autant, délibérément, affaiblies que sous votre gouvernement. On est habitué à vous voir affaiblir vos premiers ministres et vos ministres, même à les faire trainer comme des animaux à l’abattoir devant vos parlementaires personnels ; cependant, on ne vous aurait jamais cru capable de proposer ou d’accepter qu’il soit proposé au parlement haïtien de voter une loi pour permettre à des étrangers :

Ø D’élaborer ou solliciter des projets

Ø De donner leur approbation à des projets

Ø De mettre en œuvre le plan de développement d’Haïti

Ø D’évaluer les résultats

A quelles tâches, dans ces conditions, seront appelés les ministres haïtiens ? En matière de renforcement institutionnel, n’êtes-vous pas le Président qui critique les forces armées de votre pays devant des généraux chiliens, tout heureux de savoir que l’inexistence de l’institution militaire vous a permis de boucler avec succès vos deux mandats ? Je crois qu’ils pourront, aussi, décider de saisir des terres, contre des miettes, où ils voudront, surtout si celles-ci sont bourrées d’or, d’iridium, de pétrole. On ne sait jamais Haïti est un pays surprenant !

e) Après avoir menti dans le premier PRDNA en affirmant : un peu plus de la moitié des quelques 1,2 millions de personnes déplacées auraient aujourd’hui trouvées (c’est ainsi écrit dans le texte) à se reloger de manière convenable (réf. 4.11 page 18), cette assertion est évitée dans le PRDNA No2, celui de 39 pages (réf 4.3.1 page 21) ainsi que dans le document final (4.3.1 page 32). J’apprécie que les critiques que j’avais formulées à ce sujet en tant que Président du GREH d’abord et comme secrétaire exécutif du PLAPH ensuite aient été prises en compte face à un si grossier mensonge.

f) Etes-vous conscient, monsieur le Président, que la première action que le plan préconise est la reconstruction des zones dévastées (Page 10 point 4 paragraphe 3 document final) sur un horizon de 18 mois (page 10 point 4 paragraphe 1) ? Nous n’oublions pas cependant que vous aviez bien dit que, suivant une évaluation de l’Armée américaine qu’il faudrait mille camions de très fort tonnage pendant mille jours donc, près de trois ans pour enlever les débris. Alors de quelle reconstruction de quelles zones dévastées parle t-on ? Encore que cela supposerait de reconstruire les mêmes corps physiques dans les mêmes endroits qu’avant le 12 janvier !

g) Quand, à la page 32 du document final, on voit les concepteurs ultra lucides développer la théorie du temporaire permanent, ont pourrait croire à une simple erreur. Non, il s’agit bien d’une décision d’Etat. Quand j’ai entendu l’ancien ministre de l’intérieur Mr Jocelerme Privert (brillant auteur de Décentralisation et collectivités territoriales) parler de villages d’abris de 20 et de 30 m2 à l’entrée Nord de la capitale, j’ai cru à une blague de mauvais goût d’autant qu’il évoquait aussi la perspective d’y adjoindre des structures industrielles pour que les habitants des villages y trouvent du travail. L’intervention de monsieur Charles Clermont, invité de Valérie Numa, confirma pour les haïtiens cette option surtout quand il précisa le coût des unités d’habitation : US $1,400.00. En effet, à la page 32 point 4.3.1 paragraphe 2, on peut lire le gouvernement va aménager 5 sites capables d’accommoder 100.000 personnes ou plus si nécessaire. Dans un premier temps des abris provisoires devront y être installés. Il est cependant prévu que ces sites deviennent de nouveaux quartiers permanents où les abris seront graduellement remplacés par des habitations permanentes. Et, dans l’encadré justifiant les données budgétaires pour 18 mois (page 32 document final), 140 millions de dollars sont prévus pour l’opération. Une petite erreur dans le raisonnement si ce n’est pas moi qui me trompe : les 1,400 dollars pour 100,000 personnes donnent effectivement 140 millions avec la différence que 100,000 unités d’habitation permettront d’abriter près de 500,000 personnes avec une moyenne de 5 personnes par famille. Toujours est-il que c’est un méga bidonville que le plan nous propose à l’entrée nord de la capitale. Les terrains retenus dans l’arrêté Présidentiel sont déjà en début de squattérisation. Allez y jeter un œil si vous avez, Excellence, un peu de temps.

h) Une constante dans les trois documents : Le gouvernement affirme qu’il y a environ 1, 200,000 sans abris ; il a toujours dit envisager des solutions pour 100.000. Il n’a jamais dit ce qu’il fera des 1, 100,000 autres personnes. Leur sort serait-il déjà réglé par le lapidaire : Restent (écrit comme ça dans le texte) donc quelque 350,000 personnes pour lesquelles aucune solution n’est identifiée (document No2 page 19 paragraphe 2)

i) Dix-huit lignes du plan on été consacrées à la diaspora et, le seul paragraphe parlant clairement de l’intention des concepteurs est le suivant : Il faut également trouver des formules pour que les transferts d’argent de la diaspora vers Haïti deviennent des sources d’investissements pour le développement économique et social. C’est, à mon sens une erreur très grave. Comment limiter, en effet, le rôle de la diaspora à une simple affaire d’argent à prendre alors que pour la moindre action technique, nous faisons appel à l’étranger au mépris de nos professionnels et techniciens vivant dans le pays et à l’étranger. Cette négligence du plan conforte allègrement la thèse qu’il n’y a pas de techniciens en Haïti. C’est sur la base de cette erreur d’appréciation de l’ambassadeur Brian Dean Curran que nous fut bombardé Gro Gera comme premier ministre avec les résultats que nous connaissons.

j) Les travaux à haute intensité de main d’œuvres concept généreux, peut-être, n’est dans son application en Haïti, depuis qu’il s’est établi le royaume des ONG, qu’une stratégie pour désapprendre à travailler aux haïtiens. Food for work, cash for work faites un coup d’œil par vous même et, imaginez ce que sera la relation de l’haïtien avec le travail dans 10 ans ! Ce qui est préconisé dans le plan pour l’agriculture et les travaux publics est à donner des frissons dans le dos si ces secteurs vitaux pour Haïti devaient effectivement être livrés aux ravages moraux de ce concept qui a déjà fait ses preuves dans le bas Nord-Ouest.

k) Monsieur le Président, A près de 10 ans au pouvoir, après avoir été ministre de l’intérieur et premier ministre, le 12 Janvier a placé dans votre bouche deux mots magiques : décentralisation et éducation. Une découverte ! Des mots ! Rien que des mots, comme pour nous passer en dérision. Le plan de New York a laissé sur le pavé 1, 100,000 êtres humains, au cœur de la capitale détruite, sans l’espoir d’un abri avant trois ans. Et, les 100,000 bienheureux ne vivront, en fait, que dans un vaste bidonville à l’entrée nord de la capitale, la ceinturant comme pour finalement l’étrangler. La priorité sera accordée à la mise en place de 8 sites de décharge (US $43 millions) et de 5 sites additionnels (US $51 millions) pour la desserte effective de la zone métropolitaine et des 10 agglomérations urbaines regroupant une population de 5 millions d’habitants (point 4.7 document No2 page 14). Si cette option lugubre a disparu des documents 3 et 4, le refus de vous approprier de l’approche décentralisatrice du GREH et du PLAPH en re concentrant la population autour de Port-au-Prince est tout simplement un crime au regard de ce qui s’est passé à la capitale le 12 janvier.

l) L’éducation. Après trois mois, la réouverture des classes, finalement décidée pour le 5 avril, a mis à nu les faiblesses des agents responsables de ce dossier aux prises, bien sûr, avec la réalité globale de votre paresseux et incompétent système. Encore une fois les étrangers trouveront dix mille excuses : coup d’Etat ; pardon ! L’ampleur du désastre. Aucun gouvernement n’aurait pu mieux faire ! Mes vraies craintes, monsieur le Président sont de préférence pour la prochaine rentrée des classes.

Une Nation, monsieur le Président, a ses héros et, forcément, ses traîtres, ses collabos. Une Nation a ses opprimés broyant du noir en silence et aussi ses braillards, suants inlassablement pour dire leurs vérités, leurs peurs et leurs craintes d’avoir eu raison. En 1994, comme en 1915, on avait chacun choisi nos camps et, on se connaît tous. Aujourd’hui 15 avril 2010, aussi. Comme l’a dit avec candeur, cynisme ou réalisme le Président du Sénat l’honorable Kély C. Bastien (reçu par Wendell Théodore sur radio métropole comme invité) maintenant que la ville est livrée par le trio Judnel, Rudy, Sémefise, les acheteurs internationaux peuvent bien retirer leurs tickets ! Il est à souhaiter qu’ils évitent les erreurs commises pendant les 24 dernières années comme l’a reconnu, cette semaine, au micro de Wendell Théodore, le représentant de l’OEA en Haïti.

Monsieur le Président, c’est la grande masse de ceux-là qui ne s’engagent pas qui donne leurs victoires aux oppresseurs orientés par les collabos et les traîtres.

Il n’en sera pas éternellement ainsi. Plaise au Seigneur !

Himmler Rébu

Citoyen Engagé

Président du GREH








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