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L’armée est-elle incontournable ?

samedi 6 décembre 2008 par Sandry Charles Pierre

L’armée est-elle incontournable ? - Par : F. M. Sandry CHARLES-PIERRE
Licencié en Science politique, Université de Montréal.

Cet article n’aurait très certainement jamais été publié sans les encouragements et conseils de mes amis Cassandra Honorat, Dounya Gracien, Grégory Charles-Pierre, Ronald Bernadin, Régis Lerebours et William Toussaint. Ce sont d’authentiques patriotes adoubés d’une grande capacité de réflexion et de jugement. Je leur suis reconnaissant de leur appui indéfectible.

Mon attention fut la semaine dernière attirée par un article paru sur le site web de radio Métropole en date du 24 septembre ayant pour titre « La commission présidentielle recommande une force publique de type militaire ». Cet article résume en quelque sorte les recommandations de la commission de réflexion sur l’opportunité d’instituer une nouvelle force publique en Haïti. D’abord, je dois admettre ma surprise sur la teneur intrinsèque des recommandations qui,de mon point de vue, ne sont pas sans intérêt. Par honnêteté intellectuelle, je vous avouerai, sans ambages, mon parti pris pour la réhabilitation des FADH, position certes partiale direz-vous, mais s’appuyant sur de solides arguments. Ce sera, en dernier lieu, au lecteur d’en juger. Il me semble que la commission a fait un travail non partisan, ce qui ne peut que renforcer sa crédibilité. Comme quoi il faut toujours éviter les préjugés. Une bonne leçon.

Cet article n’a aucun caractère polémique, et n’est nullement un plaidoyer. En l’écrivant, j’ai voulu tout simplement apporter quelques éléments de réflexion et d’éclairage sur un enjeu d’importance nationale, qui à mon avis, s’avéreraient utiles aux potentiels décideurs. Ma thèse est qu’une institution militaire n’est pas une fin en soi, mais s’inscrit dans une logique de sécurité et de souveraineté qui doit permettre à l’État haïtien de s’acquitter lui-même de ses responsabilités vis-à -vis de la nation. Cette affirmation, j’aurai à l’argumenter et à la prouver tout au long de cette étude.

Je pense qu’il est inutile de revenir sur les circonstances qui ont conduit à la démobilisation des FADH. Si les élites politiques actuelles ont jugé bon de mettre sur pied cette commission, c’est parce qu’elles ont fini par se rendre compte de l’erreur stratégique de la dissolution. Je ne vais pas non plus m’éterniser sur les conséquences de la démobilisation (ce n’est pas le but de cet article), mais de façon heuristique disons qu’elle a créé un vide institutionnel et sécuritaire, le point de départ de toutes sortes de dérives. Finalement j’ajouterai que la réhabilitation de cette institution (ce sera bien le cas, ne nous laissons pas égarer par un sous-débat sémantique) ne sera que justice pour des milliers de citoyennes et citoyens, patriotes accomplis qui, au détriment de leur vie personnelle, avaient choisi de servir leur pays sous les drapeaux. Ils se sont retrouvés du jour au lendemain sans emploi, désorientés dans leur vie professionnelle, au mieux indexés, au pire rejetés ou/et méprisés. De nombreuses carrières et ambitions ont été brisées, des professionnels authentiques, détenteurs d’un savoir-faire utile, pleins de bonne volonté ont été sacrifiés sur l’autel d’une certaine éthique de conviction. Une institution tout entière est passée à la trappe, rayée du paysage par la seule volonté du prince. Jusqu’à présent, aucune démarche sérieuse et structurée n’a été entreprise pour corriger sinon réparer le tort qui a été fait à ces femmes et hommes de valeur. Comment vouloir obtenir la loyauté et l’allégeance des citoyens si les représentants de l’État ne manifestent envers eux aucune empathie ? Dans les sociétés modernes occidentales, les hommes politiques s’excusent de leurs erreurs et également de celles commises par leurs devanciers au nom de l’État. C’est un exercice qui, loin de les abaisser les grandit et parfois les rend plus forts. Je pense que les travaux de la commission sont un pas timide, mais un pas dans la bonne direction.

Je voudrais, avant de les appeler à la raison, déconstruire la thèse de ceux qui veulent qu’une armée ne soit d’aucune utilité dans une société moderne. Les tenants d’une telle théorie ignorent sans doute le fait historique qui a amené les entités politiques naissantes d’Europe notamment l’État français à se doter d’une telle institution, et à posteriori le rôle qu’elle est appelée encore à jouer aujourd’hui. Ce rôle, je le mettrai également en exergue.

Historiquement, l’État-nation pris dans son concept moderne (en tant que puissance politique) ne s’est constitué que lorsqu’il est parvenu à se doter d’un instrument puissant pouvant lui permettre de triompher de ses concurrents. Dans cet ordre d’idées, l’armée apparaît comme un des éléments-clés de la pacification interne et la centralisation administrative. L’État (absolutiste et monarchique) tirait in fine sa légitimité dans la protection offerte à ses ressortissants qui, nous le rappelons, étaient à l’époque seigneuriale en proie à toutes sortes de périls. Et si l’on reste dans une vision weberienne du concept, l’État moderne doit détenir le monopole de la violence légitime sur son territoire, condition ultime de son existence, sinon il court le risque d’être assimilé à un « failed state », avec toutes les conséquences que ce statut impose. La notion de détention du monopole de la violence évoque également une question de souveraineté nationale en ce sens que, selon la maxime cujus regio, ejus religio, l’État doit disposer de l’autorité exclusive sur son territoire et sur la population qui y vit. La création d’institutions comme une force armée, des forces de police, la justice (juges, tribunaux, prisons) rentrent dans le cadre des instruments essentiels de l’État moderne pour s’acquitter de ses fonctions régaliennes. Lorsque l’État est défié par des forces concurrentielles (milices, bandes armées, gangs) sur son propre territoire, lorsqu’il se retrouve dans l’incapacité technique de protéger ses citoyens contre les menaces de toutes sortes, cette situation remet en question sa légitimité et lamine son autorité, elle minimise considérablement son influence interne et réduit sa crédibilité sur la plan externe.

Le processus d’institutionnalisation de notre armée nationale est différent. L’armée (de libération) indigène qui a fait la guerre de l’indépendance est indissociable de la naissance de l’État haïtien. Il ne m’est pas donné de réécrire l’Histoire, je dirai que les deux entités sont issues d’un schéma sui generis. Au cours des ans, cette institution, instrumentalisée par des élites d’inclinations autocratiques a connu bien des avatars qui ont terni son image, il n’en demeure pas moins qu’elle reste un élément central de l’édification d’un Etat de droit. L’État a pour mission première de protéger ses citoyens, je l’ai déjà dit, on comprendra d’autant moins qu’il puisse s’aliéner volontairement d’un outil efficace lui permettant d’accomplir cette tâche. Certes la création de la police nationale est une avancée sécuritaire et institutionnelle indiscutable. Les FADH, pour des raisons historico-culturelles, ont également leur place dans le contexte sociopolitique haïtien, les deux institutions pouvant parfaitement cohabiter dans un même esprit républicain pour le bien de la nation.
Sur le fond du problème, la commission a rendu un verdict non équivoque qui va dans le sens d’un retour aux fondamentaux. Elle recommande une autre force publique, donc traduisez que la dissolution était inappropriée. C’était logiquement la recommandation à faire, et c’est ce qu’elle a fait. C’est là, il me semble, un jugement pragmatique et non idéologique, renvoyant à leurs copies ceux qui, étrangers ou nationaux en quête de notoriété, ont voulu créer un schisme entre la nation et son armée qui reste son émanation sociologique. Il reste à traiter de questions techniques, qui tout en étant secondaires ne sont pas pour autant de moindre importance. Je dis secondaires, c’est parce que le statut et la mission de cette force publique sont déjà enchâssés dans la Constitution. Et il n’est nullement opportun d’en inventer une nouvelle. Ce qui n’exclut pas de revisiter la force et de la « relooker » pour plus d’efficacité, elle pourrait en outre se voir confier des missions subséquentes. Le président de la commission voit dans le nouveau profil de l’institution une organisation à mi-chemin entre la police et l’armée. Doit-on évoquer le mélange des genres ou parler d’incompatibilité ? Ne soyons pas si prompts à l’affirmer. La Gendarmerie française, par exemple, est un modèle assez intéressant, elle rentre dans la typologie d’une force publique bivalente. Je ne vais pas rentrer dans les détails, disons que la gendarmerie française est responsable du maintien de l’ordre dans les milieux ruraux, et sert d’appui dans les grandes villes à la police régulière. Elle comprend une gendarmerie administrative, une gendarmerie judiciaire et des unités spécialisées articulées selon les exigences. En sus de ses diverses missions spécialisées et de police, la gendarmerie intervient également dans des théâtres d’opérations militaires. C’est un corps de métier qui a un statut assez particulier. La France est la quatrième puissance militaire du monde, après les Etats-Unis, la Russie et la Chine, elle dispose bien entendu d’autres armes qui composent sa force militaire et d’autres moyens notamment nucléaires qui rentrent dans un système intégré de dissuasion. Cela dit, il n’est nullement question ici de suggérer un mimétisme plat et béat, sachez que chaque État définit sa stratégie de sécurité en raison de son idéologie et de ses objectifs. Il existe des armées beaucoup plus offensives (USA, Israël) et d’autres ayant un caractère nettement défensif ou porté vers d’autres missions, notamment des missions humanitaires, de maintien ou de rétablissement de la paix sous mandat onusien (l’armée canadienne et la plupart des armées européennes). Je dirai que la philosophie d’une armée tient compte de la menace, des enjeux, de l’idéologie et du système de valeurs qui prévalent dans la société : c’est certain, par exemple, l’armée canadienne n’a pas la même vision du monde que l’armée israélienne. Le Canada n’a pas un ennemi identifié et clairement défini alors que l’Israël se trouve dans un environnement hostile. D’où, d’un côté, on a une armée somme toute moyenne spécialisée dans des opérations de maintien de la paix conformément au statut de middle power du Canada et au rôle qu’il tient à jouer dans la sphère internationale (d’après la vision pluraliste de Lester B. Pearson) par le biais de l’ONU, et de l’autre une institution aguerrie plus axée vers les conflits en raison de son histoire et des enjeux régionaux.

La philosophie des armées européennes illustre le chemin que les États ont parcouru depuis la constitution des monarchies centralisées et l’émergence d’une identité nationale : des différents conflits interétatiques récurrents, caractéristiques de l’état de nature selon la thèse hobbesienne (guerres napoléoniennes, guerre de Crimée, guerre austro-sarde et austro-prussienne, guerre franco-prussienne, sans oublier les deux Guerres mondiales) à ce climat de paix et de stabilité que l’on observe aujourd’hui, l’Europe a fait du chemin. Il faut se rappeler que le contexte historique qui a donné naissance aux États-nations les a rendus pour toutes sortes de raisons territoriales, culturelles méfiants les uns vis-à-vis des autres. Ajoutez à cela le mercantilisme, l’impérialisme, les politiques de puissances, les nationalismes, la révolution industrielle, tous ces facteurs ont contribué à faire de l’espace géographique européen une poudrière. Clausewitz a écrit que la guerre était la continuation de la politique par d’autres moyens, dans cette vision l’armée apparaît comme l’instrument ultime de la diplomatie. De la prémisse clausewitzienne découle l’impérieuse nécessité d’avoir des armées nationales prêtes au combat pour répondre aux dessins de la politique.

Aujourd’hui, en Europe et ailleurs (surtout les États démocratiques), la situation est tout autre. Les sociétés occidentales se sont démocratisées : le droit international, les organisations internationales, les instances internationales d’arbitrage, les accords et conventions et surtout l’interdépendance économique aidant, elles ne se font plus la guerre et connaissent une ère de paix. Les États européens se sont fraternisés (c’est croire que l’idéal kantien n’était pas si utopiste que ça), le spectre de la guerre qui était suspendu au-dessus de leurs têtes comme une épée de Damoclès s’est définitivement dissipé. Ils ne constituent plus un danger systématique l’un pour l’autre (les démocraties ne se font pas la guerre, c’est un principe basique en science politique).

La chute du bloc communiste a conforté ce climat de détente, les conflits résiduels subsistant en Europe se confinent dans les Balkans et sont surtout de nature ethno-confessionels. L’Europe devient de plus en plus une communauté intégrée de nations : ce nouveau paradigme, du point de vue des ardents défenseurs de la thèse antimilitariste, devrait rendre anachronique le concept d’armée. La théorie qui condamnerait à l’extinction les armées nationales est purement une vue de l’esprit ou un savoir du sens commun. Non seulement elles existent toujours (aucun État européen n’a démobilisé son armée), mais les unités tactiques se portent bien. Certes, le monde a évolué, les enjeux sont différents et les menaces aussi. La doctrine des armées se devait de s’adapter à la nouvelle vision d’un monde où les questions de sécurité ne se cantonnent plus dans la sphère militaire classique, mais peuvent être diverses (environnementales, liées à l’immigration clandestine, au grand banditisme, au narcotrafic, au terrorisme etc).

Les armées européennes participent sous mandat onusien ou au sein de l’Otan à différentes opérations de maintien de la paix et de stabilisation notamment la ONUCI, la MINUT, la SFOR, la KFOR, la FIAS, etc. Celles-ci, en théorie classique peuvent sur le terrain évoluer et changer de nature. Dans le cadre de l’opération en Afghanistan (à laquelle participent le Canada, l’Angleterre et la France), on assiste en réalité à une guerre larvée (genre guérilla) entre les taliban et les forces coalisées. L’armée canadienne qui y engage trois mille soldats perd régulièrement des hommes et dix militaires français viennent de périr tout récemment dans une embuscade à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Kaboul.

Quel que soit le statut de l’opération, elle requiert des unités bien entraînées, rôdées au combat. Il a fallu adapter l’entraînement des troupes aux nouveaux défis sans pour autant changer les fondamentaux, « le but ultime de l’entraînement militaire étant l’efficience au combat ». Les sociétés démocratiques ne se battent pas entre elles, c’est une loi en sciences sociales, mais elles font la guerre aux autres États et, lorsque c’est le cas, elles sont très violentes et ne font pas dans la dentelle, nous avons pour preuve les guerres franco-indochinoise, franco-algérienne, américano-vietnamienne, etc.

Dans certains États comme la Turquie, l’armée, en sus de sa fonction militaire orthodoxe, a un rôle fondamental : garantir la laïcité de la République fondée par Mustapha Kemal Atatürk. Au Venezuela, dans un esprit bolivarien typique, l’armée est au coeur du système étatique, politique qui illustre le pacte civilo-militaire défendu par le président Hugo Chavez. Sans jugement de valeur, disons qu’on retrouve de nombreux militaires dans la haute fonction publique. Outre ses missions de défense du territoire et de maintien de l’ordre public, l’armée vénézuélienne participe activement au développement du pays. Aux États-Unis, l’armée est associée à des grandes inventions technologiques (internet).

En Haïti, les enjeux qui interpellent les autorités et la société civile sont multiples : maintien de l’ordre public, protection des frontières, sécurisation des routes, défense de l’espace aérien, lutte contre le narcotrafic, lutte contre les gangs armés, pacification des zones de non-droit, institutionnalisation d’un climat sécuritaire, reboisement, alphabétisation, construction de ponts, digues etc. L’armée haïtienne en sus de ses unités conventionnelles disposait d’une pléiade de techniciens spécialisés dans toutes sortes de domaines, que ce soit en médecine, agronomie, communication, mécanique, génie etc.

Il s’agit pour une certaine classe politique de dépasser la position de principe qui est la sienne et qui consiste à diaboliser une institution à des fins politiciennes et d’intérêts personnels. Cette politique, elle est stérile et conduit directement à un mur. Une armée bien intégrée dans un concept républicain ne peut être qu’un plus pour la nation, d’autant plus que la nôtre se trouve au bord du gouffre. Notre société a besoin de paix et de stabilité. Nous avons tous envie de vivre comme des gens normaux, se souciant de nos affaires personnelles sans crainte, ni peur.

Je demanderais à ceux qui sont si surs de leurs idées supérieures, ceux qui campent rigidement sur leurs positions de ne pas toujours se laisser guider par leurs convictions. Le doute est souvent preuve de sagesse. Le questionnement continu est le moteur de l’innovation, la créativité, le dépassement de soi, l’altruisme. Rappelons-nous cette maxime socratique, ô tellement géniale : « tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien ». Les certitudes trop affûtées, les idées bien arrêtées me font peur car le plus souvent elles conduisent à la chosification et/ou la négation de l’autre, à l’extrémisme, à l’intégrisme au fondamentalisme. Max Weber éminent sociologue allemand a bien longtemps déjà abordé ce débat de façon dialectique lorsqu’il oppose à l’éthique de conviction celle de responsabilité. Mais qui suis-je et surtout que sais-je pour donner des leçons aux autres ? Rien.

Rejoignons-nous, Haïtiens de bonne volonté, dans un grand « coumbitte » d’idées pour faire avancer la cause nationale. La nation, en ces temps difficiles a besoin de tous ses fils, personne ne peut revendiquer à elle seule l’exclusivité de la République (res publica, la chose publique). Si nos ancêtres ont pu poser la geste de Vertières, c’est que la nation, en des moments critiques, peut transcender pour déplacer des montagnes.
Ceux qui claironnent à tue-tête que la sécurité a un prix ont raison, mais ce coût représente un gage pour l’avenir alors que la vie humaine n’a pas de prix. Cessons les tergiversations et les formules incantatoires, cessons de minimiser les enjeux d’intérêt national, ne laissons pas à d’autres (des fois mal intentionnés) le soin d’établir notre agenda.

Je ne vais pas ouvrir un sous-débat d’économie politique, disons de façon heuristique que l’État, en investissant dans la sécurité, investit dans l’économie. Pour sortir des sentiers battus du sous-développement, l’État haïtien a besoin de capitaux qui grosso modo viennent le plus souvent d’étrangers. Le principe est que l’investisseur qui risque son capital ne sera pas prêt à risquer sa vie. Seul un environnement stable et sécuritaire pourra établir les conditions d’un démarrage économique. Géographiquement, le pays est bien positionné : on jouit annuellement d’un climat agréable, on est à moins d’une heure trente de vol des Etats-Unis. Imaginez l’aubaine que cette courte distance peut représenter en terme de gains de temps pour un capitaliste qui habiterait en Floride et qui aurait des intérêts en Haïti. .
La philanthropie est un bien inconnu de l’arène interétatique. Ne nous attendons pas à de l’empathie. L’objectif de chaque État, c’est de faire le maximum de gains (économiques) pour maximiser le bien-être de ses citoyens. De façon réaliste, disons que les relations économiques internationales sont avant tout un jeu à somme nulle.

Dans le concert des nations, il revient à chaque État, de façon souveraine, de se doter d’outils, de toute la boite d’outils afin de se réaliser. C’est avant tout une question de réalisme et de volonté. La balle est dans le camp des décideurs.








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