CAPSULES-HAITIMONDE.COM - Les Dernières Nouvelles d’Haiti - Tout sur l’actualité haitienne - Le réseau de référence Haitimonde.com

L’Île Pétrie devient Haïti l’instant d’une fête - Par : Georges Tamba, L’Express Ottawa

dimanche 26 juillet 2009 par William Toussaint

Environ 2000 résidents de la région de la capitale nationale ont assiégé l’Île Pétrie pour la 3e édition du festival annuel Haïti en Fête.

L’Île Pétrie, un site touristique situé à Orléans, a connu la fin de semaine dernière une ambiance hors du commun aux couleurs des Antilles. À première vue, on aurait pu se croire en Haïti.
Environ 2000 résidents de la région de la capitale nationale ont assiégé cette petite île pour la 3e édition du festival annuel Haïti en Fête.

Si l’organisateur de l’événement a justifié le choix du cadre par le fait que l’Île Pétrie reste « l’un des rares lieux de rassemblement de grande envergure » dans le secteur, et aussi pour sa proximité avec un public cible concentré à Orléans, bon nombre d’Haïtiens approchés par L’Express ont soupçonné l’organisation, Kombite Outaouais, d’avoir été attirée par le décor de l’île qui rappelle Haïti.

« Le choix de l’île, les sons de la musique, les pas de danse, tout ce décor nous fait remémorer notre beau pays, la chaleur oubliée des Antilles », se souvient Marie-Edith.

Comme cette mère de famille résidente d’Orléans, Yousenel, habitant de Vanier, et bien d’autres venus de Gatineau, seuls ou en famille, ont salué l’esprit d’ingéniosité de l’organisateur, qui veut faire de ce festival un outil par excellence de la communication culturelle. « Nous en avons grandement besoin... Nos enfants aussi car la plupart d’entre eux sont nés ici et ne connaissent pas grand chose de la musique du pays », a souligné Pierre-Henri.

Haïti – Ayiti en créole – est un pays d’environ 28 000 km2. Il est constitué principalement d’une île, Hispaniola, baptisée « Grande terre », à laquelle se greffent d’autres petites îles et archipels. Pays de l’Amérique centrale, Haïti fut découvert en 1492 par Christophe Colomb et est devenu indépendant en 1804. Il reste cependant l’un des rares pays de la région qui peine à décoller à cause notamment de l’instabilité politique permanente accentuée par des bouleversements sociaux. Cette situation déplorable est l’une des principales raisons de l’immigration de nombreux Haïtiens vers les États-Unis et le Canada.

Mais les Haïtiens qui ont défié l’orage cette fin de semaine ne se sont pas empêchés de se souvenir de ces moments d’angoisse qui maintiennent ce premier pays noir indépendant dans l’espoir d’un lendemain meilleur.

Vendredi, jour du lancement du festival, les élus d’Orléans, dont le conseiller municipal Bob Monette ainsi que le député d’Ottawa-Orléans, Royal Galipeau, avaient déjà annoncé les couleurs encourageant la détermination de l’organisateur de promouvoir et de valoriser la culture haïtienne. Comme pour sceller un « pacte » culturel avec cette communauté, M. Galipeau a prononcé une partie de son allocution en créole, langue commune parlée aux Antilles (Haïti, Guyane, Guadeloupe, Martinique, Réunion, Île Maurice).

Rachel Décoste, la directrice des communications du festival, a pour sa part rappelé les racines nombreuses et profondes de leur pays d’origine souhaitant que celles-ci « contribuent à vivifier toutes les branches de la communauté de la capitale nationale ».
Franc succès
La 3e édition du festival Haïti en Fête a connu un franc succès tant du point de vue de l’organisation que de celui de la participation. Du début à la fin, le public s’est montré engagé, présent dans la fête. Plusieurs groupes musicaux tenus par des fils du pays se sont succédé sur la scène au grand plaisir des participants.
En hommage à Michael Jackson, la danse fétiche du roi de la pop défunt, le « moonwalk », a été exécutée à la grande satisfaction du public par un jeune artiste du groupe Staff 613, suivie de We are the world, chanson caritative écrite par Michael Jackson et Lionel Richie qu’a interprétée Tabou Combo, le célèbre groupe haïtien.

La partie festive de la manifestation a été bouclée par une grande soirée dansante à Saint Joseph Parish Hall, au centre-ville d’Ottawa. Là encore, c’est Tabou Combo qui a été à l’honneur et fait la fête. Les invités ont savouré, jusqu’aux petites heures de dimanche, le riche répertoire de ce groupe de renommée internationale qui chante et danse depuis 40 ans le Konpa, rythme typique d’Haïti et qui a envahi toutes les Caraïbes.

Plus de 50 bénévoles arborant drapeaux canadien et haïtien ainsi que des tee-shirts aux couleurs du festival ont travaillé d’arrache-pied pour le succès de cette fête.








Accueil | Plan du site | info visites 316229

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site LA DIASPORA & LES ECHANGES CULTURELLES  Suivre la vie du site Canada   Politique de publication

Haitimonde Network