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Inauguration de l’école technique professionnelle Don Bosco

jeudi 10 mai 2012 par Administrator

Haïti : Le ministre de l’Éducation et de la Formation professionnelle, M. Réginald Paul, a procédé à l’inauguration des bâtiments logeant la section professionnelle Don Bosco technique (DBTEC), le lundi 7 mai en cours à Fort-Liberté. La cérémonie s’est déroulée en présence du président de la République, M. Michel Joseph Martelly, de la secrétaire d’État à la Formation professionnelle, Marina Gourgue, des parlementaires, des membres du cabinet présidentiel, du délégué départemental, du maire de la ville, du directeur départemental d’Éducation du Nord’Est, des cadres de la direction départementale d’éducation, des partenaires du ministère.

« Cette cérémonie qui se veut simple mais combien importante par son symbolisme et sa signification se déroule au moment où l’État haïtien s’implique, avec la détermination du président de la République, à l’action de concentration par la promotion de l’investissement et la création de parcs industriels nécessitant évidemment de la main-d’oeuvre qualifiée », a déclaré le ministre de l’Éducation.

M. Paul a mis l’accent sur la mise en place du parc industriel à Caracol qui ouvre de nouvelles opportunités pour la région Nord et pour le pays tout entier. « Ce sont des milliers d’emplois qui seront créés au profit des citoyens et citoyennes qui vont pouvoir jouir de leurs droits économiques. Mais pour être compétitifs, les travailleurs doivent avoir une formation adéquate de manière à répondre aux exigences des temps modernes et à attirer les investisseurs en quête aussi d’ouvriers qualifiés », a-t-il poursuivi.

Selon le ministre Réginald Paul, l’extension d’écoles professionnelles Don Bosco tech mieux outillées dans le Nord’Est permet de parvenir progressivement à l’organisation et la structuration de cette main-d’oeuvre. Car l’inauguration de cette école professionnelle avec ses différentes filières contribue en quelque sorte à la matérialisation de cet objectif, a martelé le professeur Paul.

S’adressant au président Martelly, le ministre de l’Éducation déclare : « Votre présence ce matin à cette inauguration en dépit de vos nombreuses obligations témoigne, une fois de plus, de votre intérêt pour la cause de l’éducation la priorité des priorités car, il s’agit non seulement d’envoyer des enfants à l’école et de les maintenir avec le programme de scolarisation qui touche aujourd’hui plus d’un million d’enfants mais aussi de former de jeunes professionnels capables de contribuer au développement du pays avec l’implantation d’écoles professionnelles de qualité. »

Le président Martelly n’a pas lu le discours préparé pour la circonstance. Il est allé droit au but en prononçant des paroles appropriées en langue vernaculaire. Pour lui, le développement dans le pays doit passer d’abord par l’éducation. « Mon objectif est d’envoyer tous les enfants à l’école, de former les professeurs du primaire, du secondaire et de l’école professionnelle », a déclaré M. Martelly. Le chef de l’État inaugurera bientôt quatre autres écoles.

Le président encourage les enfants et les étudiants à prendre leurs études au sérieux, question de mieux assurer leur avenir. « Le métier que vous allez apprendre vous permettra de travailler au parc industriel de Caracol », dit M. Martelly.

Au dire du chef de l’État, le parc industriel régional de Caracol pourrait être le plus grand de la Caraïbe. Il demande à tous les citoyens et citoyennes de mettre la main à la pâte pour changer le pays.

Parlant du rôle de l’État, le maire de la ville de Fort-Liberté, Moise Charles Pierre a été très critique vis-à-vis de l’État. Selon lui, les gouvernements n’ont rien fait pour développer les villes de province, notamment Fort-Liberté. M. Martelly s’était montré vexé et a répondu non de manière directe, mais à sa façon.

Le révérend père Sonel Romain, directeur du centre Don Bosco technique des Salésiens de Fort-Liberté a rappelé à l’assistance que cette école est d’une grande importance pour le pays et pour le département du Nord’Est en particulier. Il dit que le DBTEC fonctionne depuis 1936 grâce à l’intervention opportune du président Sténio Vincent. Donc, cette année, il commémore ses 75 ans dans le pays et ses 10 ans à Fort-Liberté. L’objectif du DBTEC est de former de bons chrétiens et de bons citoyens, a souligné le directeur de l’école.

Nous publions pour l’édification des lecteurs un extrait du discours du révérend père Sonel Romain :

« Dans l’éducation informelle, nous avons le patron et le centre juvénile où, en fin de semaine, nous travaillons avec les enfants et les jeunes de la zone. Nous faisons de la musique, du sport, des jeux ; nous favorisons la formation humaine, spirituelle et surtout la formation à la citoyenneté.

Nous avons le cycle fondamental et le nouveau secondaire, ,l’IFM logeant l’École normale d’instituteurs et la FIA (Formation initiale accélérée), une école de Secrétariat et de Comptabilité, un école moyenne d’Agriculture, une école de Sciences infirmières, une école de Football et cette école technique que nous inaugurons aujourd’hui avec des options en plomberie, en maçonnerie, en ébénisterie, en coupe-couture et en informatique bureautique.

Mesdames, messieurs, avec les différents secteurs de la DBETEC, nous avons une capacité d’accueil pour environ 2 000 élèves entre la formation classique et professionnelle. C’est vraiment un atout pour notre département, surtout avec le parc industriel de Caracol qui va bientôt démarrer. Nous sommes en mesure d’organiser des formations par module en trois mois, en six mois, en un an selon l’approche par compétence sur demande de l’État et les responsables du parc industriel de Caracol. Mais, il y a une chose à considérer : après la construction des locaux et l’acquisition des équipements, la DBTEC n’a aucun support de l’État haïtien dans la formation professionnelle. L’établissement est là, les équipements sont là, les professeurs et les élèves sont là, mais je demande à l’État haïtien de penser au salaire des professeurs, la matière d’oeuvre et permettre l’intégration de la DBTEC dans le programme de cantine scolaire, afin d’offrir un plat chaud à chacun des élèves. Si ces conditions sont réunies, certainement nous assurerons de manière efficace et qualitative la formation professionnelle de nos jeunes dans le département et nous contribuerons à l’éducation pour tous que prône le gouvernement haïtien. »

Tout compte fait, le MENFP réaffirme sa volonté de poursuivre la réforme du secteur de formation professionnelle afin que le pays puisse disposer de ressources professionnelles qualifiées pour la refondation de ce pays rêvé de tous.

Jean-Robert Fleury

Voir en ligne : www.lenouvelliste.com







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