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Haïti : arrêt des recherches de survivants, 111.000 morts dans le séisme Par : AFP

samedi 23 janvier 2010 par William Toussaint

La phase de recherches de survivants a officiellement pris fin en Haïti, où le bilan du séisme dépasse les 111.000 morts, mais des secouristes ont encore réussi samedi à Port-au-Prince à dégager un homme vivant des décombres.

"Le gouvernement a déclaré terminée la phase de recherches et de secours", a annoncé le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), précisant que ces opérations avaient pris fin vendredi à 16H00 (21H00 GMT) et que 132 vies avaient été sauvées depuis le 12 janvier.

Mais samedi, une vie de plus a été sauvée par une équipe de secouristes français, aidés par des Américains et des Grecs. "Ce qui s’est passé est extraordinaire. Il a résisté pendant onze jours, ce qui est particulièrement incroyable", a commenté Didier le Bret, ambassadeur de France à Haïti.

Le bilan du séisme a été établi vendredi, selon les derniers chiffres officiels, à 111.499 morts et 190.000 blessés.

Au fur et à mesure que le décompte des morts augmentait, celui des survivants extraits des décombres s’amenuisait. Un jeune homme de 22 ans et une femme de 84 ans ont pourtant été retrouvés vivants vendredi.

Les habitants de Port-au-Prince enterraient leurs morts samedi et organisaient leur subsistance à long terme, alors qu’un semblant de retour à la normale était visible dans certains quartiers.

Des milliers d’Haïtiens, parmi lesquels le président René Préval, ont assisté aux funérailles de l’archevêque de Port-au-Prince, devant la cathédrale de la ville détruite par le séisme. Figure très populaire dans ce pays catholique, Mgr Serge Miot, 63 ans, avait péri dans le séisme.

Les Haïtiens attendaient avec impatience l’ouverture partielle des guichets bancaires fermés depuis le tremblement de terre et de longues files d’attente étaient visibles samedi matin.

Vendredi, les guichets de maisons de transfert avaient été envahis par des Haïtiens qui espéraient des envois d’argent de leurs proches de la diaspora, notamment des Etats-Unis.

Aux abords des marchés publics et sur les trottoirs de plusieurs avenues des hauts quartiers de la capitale, de nombreux petits commerçants avaient étalé leurs marchandises, provoquant d’importants embouteillages.

"C’est incroyable ! Les Haïtiens ont repris très vite leurs activités", a commenté un étranger.

Du côté des opérations humanitaires, l’accent est désormais mis sur la distribution de nourriture, d’eau, de soins médicaux et d’abris aux centaines de milliers de rescapés. Le port de la capitale est partiellement opérationnel ainsi que 30% des stations-service.

La distribution de l’aide alimentaire "monte en puissance de jour en jour", avec "deux millions de repas distribués vendredi", contre 1,2 million jeudi, a souligné la directrice du Programme alimentaire mondial (PAM), Josette Sheeran.

Mais les problèmes de sécurité continuent de gêner les efforts d’assistance. Vendredi, un convoi d’une ONG a été attaqué. "Les gangs sont venus et ont pris toute la nourriture", a déclaré un porte-parole de l’ONU, Vincenzo Pugliese.

Place du Champ-de-Mars, où 10.000 rescapés vivent sous des tentes dans des conditions d’hygiène déplorables, des militaires de la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti ont distribué vendredi 22.000 litres d’eau et 10 tonnes de nourriture.

Selon le gouvernement haïtien, près de 610.000 personnes sont hébergées dans 500 camps de fortune. "Actuellement, il y a plus d’une trentaine d’hôpitaux avec une capacité opératoire qui fonctionnent", selon le responsable de la filière santé du gouvernement haïtien, Claude Surena.

Beaucoup d’Haïtiens choisissent de partir vers des régions épargnées par la secousse tellurique. Plus de 130.000 personnes ont déjà profité d’une offre de transport gratuit du gouvernement, a indiqué l’ONU.

Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’exode pourrait concerner un million de personnes et constituer une charge supplémentaire pour des régions rurales défavorisées.

"Il n’y a rien à faire là où je vais, mais au moins je pourrai manger", expliquait Ronald Jean Frite, 25 ans, attendant un des cars gratuits.

Lundi, les "pays amis" d’Haïti, dont les Etats-Unis, la France et le Brésil, tiendront à Montréal une réunion d’urgence pour coordonner l’aide et préparer une conférence sur la reconstruction, en mars.








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