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Haïti : Reconstruire en acier

vendredi 11 mai 2012 par Administrator

« Construction en acier » a été le thème retenu par la firme canadienne We- Supreme Group à l’occasion d’un colloque tenu le mardi 8 mai 2012 à l’Hôtel Karibe Convention Center. Elle entend partager avec les Haïtiens des technologies de construction durable et plus résistantes aux catastrophes naturelles, notamment les séismes et cyclones. Ce congrès, aux dires des organisateurs, a eu pour objectif de sensibiliser l’État haïtien à la nécessité de prendre en considération les normes de construction.

« Construction en acier » a été le thème retenu par la firme canadienne We- Supreme Group à l’occasion d’un colloque tenu le mardi 8 mai 2012 à l’Hôtel Karibe Convention Center. Elle entend partager avec les Haïtiens des technologies de construction durable et plus résistantes aux catastrophes naturelles, notamment les séismes et cyclones. Ce congrès, aux dires des organisateurs, a eu pour objectif de sensibiliser l’État haïtien à la nécessité de prendre en considération les normes de construction.

Deux ans après le tremblement de terre du 12 janvier 2010, les Haïtiens ne semblent en avoir tiré aucune leçon particulière. Ils continuent de construire sans tenir compte des règles de construction, ce qui les expose aux mêmes dangers. Conscients de cette épée de Damoclès suspendue sur nos têtes, les dirigeants de We- Supreme Group disent s’engager à nous apporter leur appui à travers l’implantation en Haïti d’une usine spécialisée dans la fabrication d’acier.

Les études stratégiques se rapportant à l’implantation en Haïti de cette usine sont déjà en cours, à en croire Wayne Gustafson, vice-président de ladite firme. Le We-Supreme Group, soutient M. Gustafson, décaissera cinq millions de dollars américains pour la première phase de ce projet qui démarrera dans environ trois mois. En plus d’aider à construire des maisons plus résistantes aux catastrophes naturelles, le projet fournira du travail à plus de 500 personnes.

L’ambassadeur canadien en Haïti, Henri Paul Normandin, a avoué que cette délégation composée d’ingénieurs et d’architectes est présente en Haïti dans le cadre d’un partage de technologies, entre autres la construction en acier. La sensibilisation s’avère en ce sens indispensable au sujet des précautions à prendre. Les bâtiments construits avec ce métal, argumente-t-il, sont solides et durables. Ils permettent de résister au séisme et aux ouragans.

« Ce colloque, poursuit M. Normandin, vise à réunir des membres du gouvernement, des entrepreneurs, des ingénieurs, architectes haïtiens et le secteur universitaire. Cette initiative permet de discuter des opportunités que peut favoriser ce type de construction en Haïti. »

Toutefois, le diplomate se dit stupéfait de constater que les gens continuent de s’adonner aux mêmes pratiques de construction d’avant le séisme. « Deux ans après une telle catastrophe, il est inconcevable que les Haïtiens continuent de construire leurs maisons en dehors des règles de construction », a déploré M. Normandin.

Les ingénieurs canadiens manifestent leur volonté d’appuyer les autorités haïtiennes dans la reconstruction du pays. Il est, admettent-ils, nécessaire de relever le pays. Ceci ne peut se faire n’importe comment. De l’avis du directeur des affaires de ladite firme, Thor Burnham, il existe de nombreux pays à risque. Mais ils n’enregistrent pas des pertes considérables comme ce fut le cas en Haïti, lors tremblement de terre du 12 janvier 2010. « Le Japon est une terre située sur des failles géantes. Les tremblements de terre y sont coutumiers. Cependant, on construit des édifices respectant les normes et des bâtiments en acier », a expliqué M. Burnham.

Monsieur Burnham a toutefois souligné que la reconstruction implique une prise en considération des particularités socioculturelles, économiques et géographiques du pays. « Certes, nous sommes un groupe d’entrepreneurs en quête de marchés, mais ceci ne signifie pas que nous devons reconstruire sans tenir compte du code standard de construction en Haïti », a-t-il indiqué.

« La construction en acier, poursuit M. Burnham, ne constitue pas une innovation pour Haïti. Il existe des bâtiments construits en acier à Jacmel, Jérémie, à Port-au-Prince (Marché en fer). Ces bâtiments peuvent résister aux incendies. En outre, les édifices construits avec ce métal ont une durée de vie de cent cinquante ans. Comme un groupe d’architectes, nous disposons d’une expertise et nous entendons la mettre au profit du pays pour assurer sa protection contre les catastrophes naturelles. »

Le gouvernement Préval-Bellerive avait pris un décret le 3 septembre 2010 par lequel il déclarait le centre-ville de Port-au-Prince d’utilité publique. Selon ce décret, pour construire dans le centre-ville, il fallait respecter un code de construction et les normes parasismiques. La décision, quoique saupoudrée d’émotions, visait surtout à freiner les constructions anarchiques, ne respectant aucune norme. Paradoxalement on continue de construire comme avant, insouciant des risques potentiels.

Deux ans après le séisme, Haïti a besoin de renaître de ses cendres. La firme canadienne affirme vouloir aider l’État haïtien à cette fin. Mise à part l’organisation de ce colloque, elle entend implanter des technologies consistant à sensibiliser les compatriotes à la nécessité de mieux construire. « Ce symposium consiste à entamer un dialogue au sein de la société en ce qui a trait aux normes de construction », a souhaité M. Burnham.

Reynold Aris

arisreynold@yahoo.fr

Voir en ligne : www.lematinhaiti.com







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