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Haïti-Duvalier : Indignation, révolte et protestation contre le choix du dictateur comme modèle par des étudiants en droit - par : alterpresse.org

jeudi 22 décembre 2011 par Administrator

Le père Jean Hansens de la Commission Episcopale Nationale Justice et Paix (JILAP) et le délégué des étudiants de la Faculté des Sciences Humaines, James Beltis, ont exprimé leur indignation contre le choix du dictateur Jean-Claude Duvalier comme « parrain de promotion » d’étudiants finissants de l’école de droit des Gonaïves (nord).

« Nous sommes étonnés et indignés de l’attitude de ces futurs avocats qui devaient être des défenseurs des droits de la personne » déclare le père Hansens lors d’un entretien téléphonique.

« Ces étudiants et ce décanat rentreront dans l’histoire sous un manteau de honte et d’ignominie. Pour l’histoire, la justice et la moralité, nous devons les dénoncer », réagit pour sa part James Beltis, dans une note.

L’école de droit, des sciences économiques et de gestion des Gonaïves dirigée par l’avocat Joseph Mécène Jean-Louis, avait choisi le dictateur comme « parrain » de la promotion sortante Robert Blanc. La cérémonie de graduation a eu lieu le vendredi 16 décembre 2011 dans la ville des Gonaïves.

Consterné, le Secrétaire Général de JILAP, se questionne sur les véritables raisons qui ont permis au dictateur de jouir de cette impunité au mépris des victimes.

« Est-ce une politique macabre basée sur la carence de mémoire du peuple ou une stratégie pour faire oublier les années tristes du régime des Duvalier ? », se demande le prêtre.

« Nous prônons la réconciliation dans la vérité, la responsabilité et la justice », continue t-il.

Pour Beltis, ce qui s’est passé aux Gonaïves fait partie d’un processus général de réhabilitation de l’ancien président autoproclamé à vie (1971-1986) et de ses sbires et tortionnaires. Le délégué d’étudiants dénonce également la complicité de certaines institutions du pays.

« J’accuse les autorités judiciaires, le président de la République et le premier ministre Garry Conille de complicité avec ce citoyen extrêmement dangereux, Jean-Claude Duvalier, en le laissant circuler librement et se faufiler au sein de la jeunesse haïtienne », martèle James Beltis.

Une décision de justice du 24 mars 2011 avait assigné le dictateur à domicile et restreint ses déplacements et ses visites.

Des centaines de jeunes ont accueilli le dictateur le 16 janvier 2011 à son arrivée au pays. Ils criaient « Vive Duvalier. On serait mieux si Duvalier était encore au pouvoir ».

« Ce qui se passe aujourd’hui montre l’urgence d’un important travail de mémoire dans le pays. On ne peut enterrer la vérité », soutient le père Hansens.

Plusieurs organisations et personnalités dont le Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuelles (CARLI) et le Centre Œcuménique des Droits Humains (CEDH) ont condamné le comportement « scandaleux » du décanat et des étudiants finissants de l’école de droit des Gonaïves.

Contactées par AlterPresse, les autorités judiciaires de la ville des Gonaïves n’ont pas voulu s’exprimer sur la question








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