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HAÏTI, UN CAS DÉSESPÉRÉ POUR LES PROCESSUS DE RECONSTRUCTION ? - Par : Jocelyn Coulon, dans Options Politiques

mardi 6 avril 2010 par William Toussaint

Le tremblement de terre à Haïti a provoqué un élan de générosité à travers le
monde entier. Cependant, en cette période où la destruction physique d’une partie
du pays se superpose à l’instabilité politique et à la stagnation économique, Haïti a
besoin d’être accompagné sur le long terme, rappelle Jocelyn Coulon. « Mais ni un
“plan Marshall” ni un régime de tutelle ne sont des outils adéquats dans la présente
situation », affirme-t-il. Dans cet article, il passe en revue les expériences passées
d’intervention en Haïti et dans plusieurs autres États fragiles pour mieux saisir
l’ampleur de la tâche, les options possibles et les limites de l’action. Après l’échec
des huit interventions internationales dans ce pays entre 1990 et 2004, observe-t-il,
« il est temps de chercher des solutions à partir des expériences réelles de la
communauté internationale en matière de relèvement de sociétés secouées par des
traumatismes de grande ampleur ».

The earthquake in Haiti elicited an instant outpouring of generosity across the
world. However, as the physical destruction of part of the country is adding up to
political instability and economic stagnation, Haiti is now going to need assistance
over the long term, Jocelyn Coulon reminds us. “But neither a Marshall Plan nor
trusteeship are adequate in the current situation,” he says. In this article he reviews
past interventions in Haiti and in other fragile states to get a better measure of the
magnitude of the task, the options and the limits to action. After the failure of eight
international interventions in Haiti between 1990 and 2004, he says, “it is time to
look for solutions that are based on the international community’s actual experience
in the rehabilitation of societies that have been devastated by great traumas.”

Le terrible tremblement de terre de janvier 2010 en
Haïti a bouleversé l’opinion publique partout sur la
planète et provoqué un élan de générosité sans précédent,
du moins en Amérique du Nord. Le président Barack
Obama a fait appel à ses prédécesseurs, George W. Bush et
Bill Clinton, afin de mobiliser l’aide internationale et de
garder l’attention des États et des bailleurs de fonds sur le
sort d’un des pays les plus pauvres du monde. Les Canadiens
ont mis la main au portefeuille et le gouvernement de
Stephen Harper a promis un soutien à long terme.
Au-delà de la tragédie immédiate et de la nécessaire
aide d’urgence, cet événement est venu relancer le débat
sur la reconstruction d’Haïti, un débat entamé en 1986 lors
de la chute de la dictature des Duvalier et qui a refait surface
en 1994 avec l’intervention internationale pour
rétablir au pouvoir le président Jean-Bertrand Aristide, puis
en 2004 lors de sa démission et son exil après des mois de
tensions et de violences. N’a-t-on pas une étrange impression
de déjà-vu ?

Au lendemain du cataclysme, la classe politique haïtienne,
la diaspora, les représentants de l’ONU et des organisations
internationales et de nombreux spécialistes en
relations internationales ont, chacun à leur manière, suggéré
une intervention à long terme en Haïti, non seulement pour
reconstruire les infrastructures mais aussi pour réformer les
différentes institutions de la société, principalement le système
politique, et relancer le pays sur des bases nouvelles. À
l’évidence, l’incapacité du gouvernement haïtien à reprendre
ses activités puis à venir en aide à la population découle de
causes profondes présentes depuis toujours et toutes aussi
diverses que la fragilité de l’État, le sous-développement
chronique, l’exil des élites vers l’étranger et l’absence de réelle
démocratie. Le tremblement de terre est venu se superposer à
cette situation avec des conséquences humaines tragiques.
Afin de repartir à neuf, certains ont donc proposé de
lancer un « plan Marshall » sur une dizaine d’années, alors que
d’autres, plus radicaux, ont demandé la mise sous tutelle du
pays et son administration par l’ONU ou une coalition internationale.

Lire l’article au complet :ici


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6 avril 2010
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