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Grégory Mevs campe les ambitions du PACEGI

jeudi 27 septembre 2012 par Administrator

Un an après sa création, le Conseil consultatif présidentiel sur le développement économique et l’investissement (PACEGI) se renforce. Autour de Grégory Mevs, coprésident avec Bill Clinton, un groupe d’Haïtiens travaillent à la rencontre des objectifs de cette structure. Le frère Francklin Armand, Pascale Oriol Cantave et Gérard Vaugues siègent au Conseil. Sept autres : Charles Clermont, Martine Deverson, Reuven Bigio, Edwin Phanord, Norma Powell, Marc Antoine Acra, Danielle St. Lot oeuvrent dans différents comités de travail. Avec Grégory Mevs Le Nouvelliste fait le point sur les activités du PACEGI, quelques heures avant son assemblée générale annuelle à New York ce jeudi.

Le Nouvelliste (LN) : M. Grégory Mevs vous êtes coprésident du Conseil consultatif présidentiel sur le développement économique et l’investissement, le PACEGI (c’est le sigle anglais qui est utilisé par les initiés) vous allez participer à l’assemblée générale annuelle de cette structure, comment cela va-t-il se passer ?

Grégory Mevs (GM) : L’assemblée générale annuelle est le forum qui permet aux membres du Conseil de réfléchir ensemble sur la problématique des investissements en Haïti et de faire des propositions concrètes à la Présidence. Il s’agira d’améliorations précises à proposer dans la conduite des affaires en Haïti de concert avec le CFI, de la conception et promotion de certaines politiques publiques et de réformes légales, dans le but d’avoir des investissements concrets en Haïti.

Concrètement, des avancées tangibles avec des effets à court, à moyen et à long terme seront discutées sur des sujets tels : les assurances, l’énergie, la sécurité foncière et l’investissement dans l’immobilier, la création de fonds autant pour l’investissement que pour la réduction de la pauvreté extrême (social business initiatives), l’environnement et le tourisme.

LN : En plus de cela, d’autres réunions vous attendent à New York cette semaine ?

GM : Comme vous le savez, il y avait aussi cette semaine la réunion du Clinton Global Initiative où le cas d’Haïti a été débattu à maintes reprises, et naturellement nous y étions aussi.

De plus, le PACEGI est aussi invité pour être présenté comme une initiative de partenariat public-privé au sommet CONCORDIA. Il s’agit d’un sommet très prestigieux regroupant la société civile, le monde des affaires et de la politique sur des grands défis mondiaux. Le PACEGI s’inspire beaucoup des éléments d’autres conseils consultatifs de pays comme Singapour et le Rwanda. Ces conseils, dans leur mode de fonctionnement et leur succès, font figure de cas d’école.

LN : Le Conseil présidentiel sur l’investissement réunit des hommes et des femmes importants, aux agendas chargés, cette formule est-elle efficace pour un pays qui a besoin d’un effort particulier et soutenu pour redevenir une terre d’investissement ?

GM : Le Conseil rassemble d’anciens chefs d’Etat, des hommes d’affaires, des capitaines d’industrie du monde, ainsi que des membres éminents de la diaspora haïtienne, qui ont déjà réussi à relever des défis semblables dans leur contexte. On y trouve aussi quelques membres de la communauté d’affaires en Haïti récemment nommés par le président de la République. Cette formule est probablement unique dans sa capacité à mettre sous un même toit autant de leaders, autant de talents, autant d’expérience et un réseau de contacts influents ayant tous en commun la cause haïtienne, en vue de mobiliser les capitaux mondiaux vers Haïti.

Cependant, il faut garder à l’esprit qu’en fin de compte, c’est à nous, Haïtiens, que reviendra la tâche de faire ce qu’il faut pour ne pas décourager les investisseurs, mais au contraire tout mettre en œuvre pour les attirer et les garder, et ce, de concert avec les différentes institutions de l’Etat. Le PACEGI, n’ayant qu’un rôle consultatif et non exécutif, fonctionne en toute indépendance.

LN : On avait reproché au PACEGI de ne pas avoir en son sein suffisamment d’hommes d’affaires qui connaissent bien Haïti, avec votre arrivée cela a-t-il changé ? Combien d’Haïtiens, combien d’étrangers composent le PACEGI ?

GM : Il y a présentement trois Haïtiens au sein du Conseil issus de différents secteurs des affaires et de la société civile, et de différentes générations, ayant la reconnaissance internationale, la capacité, la crédibilité et l’expérience pour ajouter de la valeur à nos efforts, comme le frère Francklin Armand (entreprise sociale), Pascale Oriol Cantave (énergie renouvelable, architecture) et Gérard Vaugues (économie, finances et banque).

De plus, les différents comités de travail sont menés par 7 femmes et hommes d’affaires et des professionnels haïtiens qui se passent de présentation : Charles Clermont, Martine Deverson, Reuven Bigio, Edwin Phanord, Norma Powell, Marc Antoine Acra, Danielle St. Lot. Tout ce monde a accepté, en plus de leurs engagements professionnels et personnels courants, de mettre leurs connaissances et leur énergie au service de cette cause noble.

Ajouté à tout cela, un staff jeune, dynamique et compétent, travaille à temps plein à la réussite de cet effort. Me Andy René, secrétaire exécutif du PACEGI, est aussi directeur général du CFI, et cela facilite grandement la coordination des efforts de ces deux entités complémentaires et aux objectifs communs.

LN : Vous ne vous sentez pas un peu seul dans cette aventure originale ?

GM : Non. Au contraire, les amis d’Haïti ont cette cause à cœur. Le président de la République a réitéré sa confiance dans le PACEGI en reconduisant l’arrêté présidentiel de sa formation et de sa mission jusqu’à la fin de son mandat en 2016. Je bénéficie de l’appui total du coprésident Bill Clinton. Le Premier ministre nous accorde son support inconditionnel et nous a accompagnés et honorés de sa présence.

Certains parlementaires, dont le président du Sénat, nous ont accompagnés pour bien comprendre la nature et l’étendue de nos efforts pour le bénéfice de leurs collègues et ont contribué à enrichir la qualité des débats.

L’équipe de travail est à la fois décidée et passionnée.

Au fond, nous travaillons dans l’objectif final du bien-être du peuple haïtien. Ce n’est que par les investissements que l’on pourra créer massivement des emplois pour garder au peuple sa dignité, et de la richesse afin d’enlever définitivement Haïti de la carte de la pauvreté. Même le programme d’éducation de notre main- d’œuvre sera plus précis et efficient si elle peut être orientée vers les secteurs d’investissement. Nous n’avons pas le choix.

LN : Estimez-vous que vous représentez le secteur privé haïtien dans cette structure ?

GM : On peut tourner en rond pendant longtemps pour trouver un ou des représentants du secteur privé, cependant regardons plutôt cela de manière formelle et structurelle.

Le président a fait choix du coprésident du PACEGI en se basant sur la capacité d’un homme d’affaires haïtien ayant fait ses preuves et ayant accès à un réseau international de personnalités influentes dans leurs domaines respectifs et capables de faire bouger les choses au moment voulu, et avec l’appui du coprésident Bill Clinton.

Je ne prétends pas être le seul à répondre à ces critères. Mais si vous regardez le parcours des autres membres de la communauté haïtienne faisant partie du PACEGI, vous verrez plusieurs groupes importants de la communauté d’affaires.

LN : Quels objectifs vous fixez-vous au sein du PACEGI ?

GM : Nos objectifs pour les prochains 12 mois sont clairs : 1 à 3 investissements et fonds d’investissement importants. 1 à 3 améliorations importantes dans la conduite des affaires en Haïti, 1 à 3 réformes-clés devant favoriser les investissements.

LN : Quels objectifs le président de la République vous a fixé ?

GM : Conformément à l’arrêté présidentiel y relatif, les objectifs sont de :

1. conseiller le président sur les politiques publiques, les réformes légales et les initiatives stratégiques afin de promouvoir les investissements en Haïti ;

2. solliciter plusieurs fonds d’investissement et faciliter la création de nouveaux fonds spécifiques d’investissement en Haïti ;

3. mener plusieurs activités localement et internationalement afin de promouvoir Haïti et influencer positivement les décisions d’investissement.

LN : Avez-vous quelque chose à ajouter ?

GM : Je vous remercie de m’avoir donné l’opportunité de partager ce que nous faisons avec le public. La transparence de nos activités sera maintenue. Pour informer de nos progrès un site web sera bientôt opérationnel. Il nous faut réussir et nous réussirons. Les besoins d’Haïti sont très important pour qu’on n’y accorde pas tous les efforts et les sacrifices nécessaires.

Propos recueillis par Frantz Duval

duval@lenouvelliste.com








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