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Entrevue avec l’écrivain Jan J Dominique - Par Patricia Turnier

mercredi 15 avril 2009 par William Toussaint

Entrevue avec l’écrivain Jan J Dominique
15/04/2009

Ecrivain et romancière, Jan J Dominique vit au Québec. Elle revient sur sa passion pour la littérature, Haïti, et son père, Jean Dominique

Par Patricia Turnier

L’auteure, journaliste et romancière Jan J. Dominique fait partie des écrivains qui se démarquent de la diaspora haïtienne vivant au Québec. Elle est née à Port-au- Prince. Elle a fait ses études en Haïti et après ses 17 ans au Québec. Elle s’est impliquée dans le domaine syndical. Suite à cela, elle est retournée en Haïti pour œuvrer entre autres en tant que journaliste à Radio Haïti Inter. Elle est devenue plus tard directeur exécutif pour cette radio en 1995 jusqu’à sa fermeture en 2003. Cette même année, elle est revenue à Montréal pour s’y installer. En 2008, son livre "Mémoire d’une amnésique" a été traduit en anglais et comprend une préface écrite par la célèbre écrivain Edwidge Danticat.

Madame Dominique possède à son actif plusieurs ouvrages et récompenses littéraires. Elle a fait le choix de suivre les traces de son père grand journaliste et militant. Dans sa dernière œuvre parue au printemps 2008, madame Dominique remonte dans le temps et se remémore les combats de son feu père. "Mémoire errante" relate avec une belle plume divers moments importants de la vie de l’écrivaine sur un fond d’histoire socio-politique haïtienne. Ainsi, comme son père elle a vécu la dictature des Duvalier et la démocratie. Elle a été témoin de la violence et a perdu son père, Jean Dominique assassiné en 2000. En sa mémoire, un documentaire culte, « L’Agronome », a été réalisé par Jonathan Demme, lauréat d’un Oscar pour le « Silence des agneaux ».

On écrit pour communiquer. Pour dire. Pour hurler. Les murmures ou les cris sont destinés à être lus par d’autres

L’œuvre de Jan J. Dominique traite de l’amour que l’écrivaine voue à son père tout en livrant son chagrin lié à l’assassinat de ce dernier, assassinat non élucidé jusqu’à ce jour. Madame Dominique a également vu la misère dans son pays ce qu’elle raconte dans son livre. Pendant 25 ans, elle a ainsi dénoncé les actes indécents et a combattu pour reconstruire son pays. Cette lutte est abordée dans son œuvre. Divers thèmes et questionnements à la fois touchants et troublants (reliés à la mémoire du passé) sont donc traités dans ce livre. A cet égard, nous avons rencontré madame Dominique qui a partagé avec nous le message qu’elle souhaitait livrer à ses lecteurs concernant notamment son dernier ouvrage.

P.T. Pour vous présenter aux lecteurs, que leur diriez-vous ?

Jan J Dominique  : Je n’ai pas l’habitude de me présenter. La plupart du temps, ce sont les autres qui le font. Lorsqu’on me présente, ce qui est en évidence dans mon parcours dépend du contexte : lors d’une rencontre centrée sur la littérature ou sur le journalisme, l’accent n’est pas mis sur les mêmes informations. Pour être brève : je suis née en Haïti où j’ai passé la plus grande partie de mon existence. J’ai travaillé en éducation (élaboration de matériel didactique, évaluation de programmes, formation d’instituteurs), j’ai été enseignante au niveau secondaire et universitaire, et parallèlement, pendant 25 ans, j’ai été journaliste et animatrice à la radio. J’ai dû quitter mon pays en 2003 et depuis je vis à Montréal. Comme vous vous intéressez aux livres que j’ai écrits, je dois ajouter que je suis surtout une romancière. A chaque étape de mon existence, quelle que soit mon activité professionnelle, l’écriture a toujours tenu une place très importante. Donc, je suis une écrivaine qui a eu plusieurs vies et qui essaie aujourd’hui de se consacrer le plus possible à l’écriture.

Dans votre dernier ouvrage intitulé « Mémoire errante » , vous traitez des problèmes liés à la situation politique haïtienne, de l’exil, de votre feu père, etc. Est-ce que cela a été difficile pour vous d’avoir à replonger dans ces douloureux souvenirs en mettant cela sur papier ? Qu’est-ce qui vous a donné la confiance et le courage pour vous mettre à l’œuvre ?

Cela a été effectivement difficile. J’ai écrit Mémoire errante en ne sachant pas si j’allais rendre ce texte public. J’ai voulu plonger au plus profond de mes douleurs pour essayer de comprendre. En ne me cachant rien. Aucun sentiment, aucune faiblesse, aucune contradiction. Écrire ce livre en gardant une certaine distance n’aurait pas eu de sens.

Dans un deuxième temps, j’ai voulu partager ce qui avait jailli. Le livre que je voulais présenter ne devait pas être un énième témoignage sur une expérience dramatique. Il fallait que ce soit avant tout de la littérature. Je n’étais pas certaine de pouvoir y arriver. Mais j’ai essayé. J’ai énormément travaillé sur la première mouture. Ce n’est que lorsque mes éditrices m’ont affirmé que ce texte valait la peine d’être publié que j’ai compris que tout mon travail n’avait pas été vain.

En écrivant Mémoire errante je voulais également témoigner d’une époque. L’histoire d’Haïti, en particulier l’histoire récente de mon pays, est tellement pleine de rebondissements, les réalités sont si complexes, si difficiles à cerner, que ceux qui ont eu la possibilité de vivre cette période, et qui ont la capacité d’écrire, doivent le faire, d’abord pour laisser des traces, pour ne pas oublier, mais aussi pour essayer de comprendre.

Votre père est décédé de façon tragique. L’écriture de votre plus récent livre, vous a-t-elle permis d’exorciser certaines choses ?

Cela m’a permis de faire le point sur mes sentiments, mes émotions, pas seulement en ce qui concerne la mort de mon père, mais aussi de mes rapports avec Haïti, avec l’histoire récente de mon pays. Je ne pense pas qu’on doive à tout prix chasser le souvenir de certains évènements. Au contraire, il faut garder la mémoire sans pour autant les ressasser, il faut les regarder en face, vivre avec, y revenir afin de pouvoir aller de l’avant.

Dans votre œuvre « Mémoire errante » vous parlez de l’émotion ressentie lors de la Première du documentaire « L’agronome » aux États-Unis et de l’admiration qu’éprouve le célèbre réalisateur Demme pour votre père. Pouvez-vous nous en parler ?

Jean et Jonathan Demme se sont rencontrés en Haïti en 1986. Mon père était rentré au pays pour remettre en marche sa station de radio, Radio Haïti, détruite par les macoutes en 1980. Le cinéaste, qui connaissait déjà Haïti, et qui était curieux de l’atmosphère après la chute des Duvalier, était arrivé peu après. Comme il cherchait des gens à interviewer, on lui a parlé de Radio Haïti et conseillé de voir mon père. C’est à cette époque qu’ils se sont connus et par la suite ils sont devenus des amis. Durant le deuxième exil de Jean, après le coup d’état en l990, Jonathan Demme a enregistré des heures d’interview avec lui.

Parce qu’il s’est trouvé en face d’un homme ayant une connaissance et une expérience d’Haïti que peu de gens possédaient, et de manière générale une très grande culture, une capacité d’analyse extraordinaire et une lucidité impressionnante, Jonathan Demme a interrogé Jean sur des sujets aussi variés que le cinéma, la politique internationale, la peinture, et bien entendu Haïti, surtout Haïti. Demme ne pouvait donc qu’apprécier l’homme, le journaliste et le militant qu’est mon père érudit. Et c’était réciproque : mon père avait une grande admiration pour le cinéaste et l’être humain qu’est Jonathan Demme.

Dans votre livre « Mémoire errante », vous parlez du fait que vous avez choisi de devenir écrivain lorsque votre fils avait trois ans. Vous avez ajouté que ce fut une décision difficile pour vous. Pourquoi ?

Lorsque j’entends des écrivains déclarer qu’ils écrivent pour eux-mêmes, cela m’amuse. On écrit pour communiquer. Pour dire. Pour hurler. Les murmures ou les cris sont destinés à être lus par d’autres. La décision de devenir écrivaine implique la volonté d’être publiée et je n’étais pas certaine d’avoir le courage de me livrer ainsi au regard des autres. J’ai hésité de longues années avant de présenter un de mes textes et quand je l’ai fait, à ce jury du prix Deschamps en 1984, c’était sous un pseudonyme. Le fait d’être choisie par le jury de ce prix m’a donné confiance en moi et j’ai donc décidé de devenir écrivaine. Ce qui pour moi était un processus. Je ne voulais pas faire de l’humour en disant que je ne serais écrivaine qu’après ma troisième publication. J’étais très sérieuse. Mais, une fois la décision prise, je n’ai plus eu d’hésitation et j’ai toujours essayé d’être très lucide sur mes textes.

Quel legs souhaitez-vous laisser à votre fils à travers votre écriture ?

Mon fils n’est pas très littérature ! Son moyen d’expression lorsqu’il était plus jeune était le dessin. Ensuite il s’est intéressé à la musique et il continue. Mais, pour revenir à votre question, je ne veux rien léguer à mon fils, ni à personne. Certains héritages sont parfois trop lourds à porter ! Ce que je souhaite, c’est que mes livres donnent du plaisir à ceux qui les lisent, plaisir littéraire d’abord et ensuite qu’ils soient une petite fenêtre ouverte sur l’Haïti dans laquelle j’ai vécu. Et enfin, j’aimerais surtout qu’ils permettent de garder en mémoire cette période sur laquelle je reviens sans cesse, celle de la dictature. Il ne s’agit pas, pour moi, de ressasser le passé, mais d’éviter l’oubli qui parfois est la cause d’une répétition de l’histoire. L’oubli qui est la porte ouverte à toutes les dérives, à la réédition des mêmes erreurs.

Toujours dans votre livre "Mémoire errante" vous traitez du centre de détention Krome à Miami. En tant que journaliste, d’après vous pourquoi parle t-on si peu dans les médias de ce centre de détention qui semble invisible aux yeux du peuple américain et du monde ?

Vous savez bien que la plupart des organes de presse des pays du Nord s’intéressent à Haïti lorsqu’il y a des coups d’état, des inondations, bref des catastrophes, naturelles ou non. Le drame des immigrants illégaux emprisonnés à Krome n’est pas suffisamment “sensationnaliste”.
Dans notre pays même, Radio Haïti a souvent été le seul média à parler de ces boat people, surtout dans les années 70-80, lorsque la dictature ne voulait pas regarder ce problème en face et traitait ces hommes et ces femmes comme des criminels en les mettant en prison lorsqu’ils se faisaient rapatrier.

Récemment, après le décès de son oncle, détenu par les autorités américaines, l’écrivaine Edwidge Danticat a dénoncé le comportement des officiels du service d’immigration des États-Unis (...) C’est parcequ’elle est connue, que ce traitement scandaleux a fait la une des journaux

Les différents gouvernements qui se sont succédé depuis 1986 n’ont pas pu empêcher le départ de nos compatriotes, faute de développement économique. Mais au moins, on ne les arrêtait plus lorsque les garde-côtes américains les ramenaient au pays. Récemment, après le décès de son oncle, alors qu’il était détenu par les autorités américaines, l’écrivaine Edwidge Danticat a dénoncé le comportement des officiels du service d’immigration des États-Unis. C’est parce qu’Edwidge a fait paraître un texte sur ce drame, et qu’elle est connue, que ce traitement scandaleux a fait la une des journaux. Un illustre inconnu n’aurait sûrement pas eu une ligne dans les grands journaux américains.

Vous avez fait le choix en 2007 de retravailler votre roman "Inventer...la Célestine" publié à nouveau sous le nom "La Célestine". Il est rare qu’un écrivain entreprenne une telle démarche. Pourquoi avez-vous fait ce choix ? Était-ce un désir de perfection ?

C’est plutôt une expérience d’écriture. A mon arrivée à Montréal en 2003, j’ai eu la chance de pouvoir rééditer mes livres, qui avaient paru en Haïti et peu circulé au Québec. Pour les deux premiers, Mémoire d’une amnésique et Évasion, ils dataient de 1984 et 1996. Je savais qu’ils étaient connus dans des universités au Québec et aux USA. Je ne voulais donc pas y toucher. De plus, à cause du temps écoulé, j’aurais été tentée d’écrire des livres différents, si je les avais remaniés. Alors qu’Inventer la Célestine étant paru en 2000, je me sentais autorisée à le modifier, l’améliorer. C’était ma première expérience d’édition. Auparavant, j’avais moi-même publié mes livres, je les avais corrigés avec l’aide d’amies ou de proches, donc de gens qui, comme moi, n’avaient peut-être pas suffisamment de distance par rapport au livre. Le confier à mes éditrices a été l’occasion d’entendre les critiques, les conseils de quelqu’un qui portait un regard différent sur la Célestine, et cela m’a, je l’espère, permis de l’améliorer. Le travail s’est surtout concentré sur le texte. L’histoire, la construction, n’ont pas changés.

En novembre 2007, vous vous êtes installée pendant trois mois dans la Maison des écrivains à Québec (plus précisément dans une résidence d’auteurs en exil (mise en place par le P.E.N., en collaboration avec l’Institut Canadien de Québec)) pour rédiger un nouveau roman, L’Amérique, c’est le jardin de mon père. Pouvez-vous nous parler de ce nouveau projet ?

Je peux vous parler de la résidence elle-même, mais pas de ce nouveau roman. Lorsqu’un texte n’est pas encore terminé, je n’aime pas en parler. A Québec, j’ai vécu une expérience très enrichissante. Je me suis retrouvée seule, avec l’écriture pour unique activité. Loin de la famille, loin des amis, loin de la plupart des choses qui auraient pu m’éloigner de ma table de travail. Il y avait évidemment les rencontres d’écrivaines, les conférences ; j’ai assisté à quelques concerts, mais ces activités occupaient une part minime de mon temps. Cette résidence m’a permis de me rendre compte que j’ai une capacité de travail bien plus grande que je l’imaginais.

Toute ma vie, j’ai partagé mon temps entre les tâches professionnelles, la famille et l’écriture, en essayant d’arriver à un équilibre. Là, je pouvais écrire dix heures par jour sans trouver cela lassant. Cette résidence a aussi été l’occasion de rencontrer une ville et ses habitants qu’on m’avait décrits comme difficiles à s’ouvrir aux étrangers. Moi, au contraire, j’ai été reçue à bras ouverts. Je me suis même attachée à celle qui m’accompagnait durant cette résidence et qui est devenue une amie.

Je suis très fière de la créativité de mes compatriotes. Que ce soit en peinture et en littérature, les deux moyens d’expression les plus utilisés chez nous, les haïtiens ont produit des œuvres remarquables

J’ai souvent envie de retourner à Québec pour revoir Marie, France, et mon amie Françoise. Je n’oublie pas non plus cette église et cet appartement où je me suis tellement sentie bien. Enfin, je dois avouer que j’ai aussi pris conscience que la solitude ne me faisait pas peur. Je n’ai jamais été aussi totalement isolée de toute ma vie. En Haïti, on est rarement seul. C’est un mode de vie où la famille élargie, la “tribu” est importante. Je m’étais toujours demandé si je supporterais de vivre seule. Maintenant je sais que oui. Même si je ne le souhaite pas.

Existe-t-il un style littéraire auquel vous n’avez pas encore touché et pour lequel vous avez un vif intérêt ?

J’ai écrit des romans, des nouvelles et même une pièce de théâtre. Le genre littéraire qui me fascine, en temps que lectrice, c’est la poésie. Mais, cela ne relève pas de mon expertise. Je suis une conteuse, je ne sais que raconter des histoires.

Quels sont les écrivains qui vous inspirent le plus et pourquoi ?

Ce serait trop long de vous citer les écrivains dont les livres me plaisent ou me touchent. Et surtout, cela dépend tellement des époques. A chacune de mes vies, j’ai eu des coups de foudre littéraires. Je me souviens du premier : j’avais quatorze ans et c’était l’Écume des jours de Boris Vian. Je mesure encore aujourd’hui le degré de mon émotion, lors de la découverte d’un livre, à ce premier émoi : est-ce aussi puissant que ce que j’ai ressenti pour L’Écume des jours ?

Puis, j’ai découvert des écrivains haïtiens et ceux du monde entier. Et chaque fois que j’ai un coup de foudre, je ne suis satisfaite qu’après avoir lu tout ce que je peux trouver du même auteur.
Ces jours-ci, par exemple, je lis les romans de Jacques Poulin, après avoir aimé “La traduction est une histoire d’amour”.
Le dernier livre qui m’a bouleversée s’appelle l’Art de la joie, de l’italienne Goliarda Sapienza.

Quel regard portez-vous sur la littérature haïtienne ?

Un regard émerveillé ! Mais je ne plaisante qu’à moitié. Je suis très fière de la créativité de mes compatriotes. Que ce soit en peinture et en littérature, les deux moyens d’expression les plus utilisés chez nous, les haïtiens ont produit des œuvres remarquables.
Mais la littérature haïtienne, c’est aussi un vaste sujet dont nous pourrions discuter à partir de plusieurs angles. Je peux en citer certains parmi tant d’autres :

- L’histoire de cette littérature et son rapport avec celle des idées.
- Les périodes où l’influence étrangère, donc française, a été très forte.
- L’émergence d’une véritable littérature nationale.
- Le problème du choix des langues pour les écrivains.
- La question des institutions littéraires en Haïti.
- La place des écrivains dans la citée.

Mais disons que la littérature en Haïti est l’une des activités les plus productives. Au niveau quantitatif, il est étonnant, dans un pays où il existe un si fort pourcentage d’analphabètes, de constater la quantité de livres publiés. J’ai appris dans un article sur la littérature haïtienne que, toutes proportions gardées, il se publie plus de livres en Haïti qu’en France par tête d’habitant. Cela ne change rien au fait que cette production ne trouve pas suffisamment de consommateurs ! A cause bien sûr du fort taux d’analphabètes. Il faut également signaler que la valeur de la production littéraire haïtienne a été, et est encore reconnue dans l’espace francophone, mais aussi dans d’autres espaces avec les traductions. Les noms d’Alexis, Roumain, Chauvet, pour ne citer que ces trois-là, sont maintenant connus dans de nombreux pays. Et les écrivains vivants aussi le sont de plus en plus.

Mais une autre caractéristique passionnante de la littérature haïtienne actuelle, qui découle de la migration de nos compatriotes, c’est l’existence d’une littérature hors d’Haïti qui s’écrit même parfois dans d’autres langues que les langues officielles de notre pays et qui pourtant est tellement ancrée dans notre culture. En Haïti même, malgré les moyens économiques limités, les essais se vendent bien et la littérature de fiction également. J’avoue n’avoir aucune inquiétude en ce qui concerne la vitalité de notre littérature. La production agricole me préoccupe beaucoup plus que la production littéraire.

Quel est votre mot de la fin pour vos lecteurs ?

Merci de m’avoir lue aujourd’hui et merci à vous, Patricia, pour m’avoir donné l’occasion de me faire connaître de vos propres lecteurs.


Merci madame Dominique pour cette très riche entrevue !

Oeuvres principales :

Romans :

Mémoire d’une amnésique, récit. Port-au-Prince : Deschamps, 1984 ; Montréal : CIDIHCA / Éditions du Remue-ménage, 2004.

Inventer... La Célestine. Port-au-Prince : Éditions des Antilles, 2000. La Célestine, nouvelle édition, revue par l’auteure. Montréal : Les Éditions du Remue-ménage, 2007.

Récit :
Mémoire errante. Montréal : Éditions du Remue-ménage / Mémoire d’encrier, 2008.

Nouvelles :
Évasion. Port-au-Prince : Éditions des Antilles, 1996 ; Montréal : CIDIHCA, 2005.

Textes parus dans des ouvrages collectifs :
« Roumain et la dévoreuse de mots ». Mon Roumain à moi. Port-au-Prince : Presses Nationales d’Haïti, 2007 : 113-122.
« Cet endroit, mon pays ». Une journée haïtienne, textes réunis par Thomas C. Spear. Montréal : Mémoire d’encrier / Paris : Présence africaine, 2007 : 47-52.

Récompenses littéraires :
1984 Prix Henri Deschamps, pour Mémoire d’une amnésique.
2006 Bourse à la création, Conseil des Arts du Canada.
2007-2008 Résidence d’auteure dans la Maison des écrivains à Québec (P.E.N. Canada et le Centre québécois du P.E.N. International).

Publications à propos de Jan J. Dominique :

Balutansky, Kathleen M. "Naming Caribbean Women Writers". Callaloo 13.3 (Summer 1990) : 539-550.
Chancy, Myriam J.A. "Marvel-Women : J.J. Dominique’s Mémoire d’une Amnésique". MaComère 1 (1998).
Giguère, Suzanne. "Littérature haïtienne - Sous le soleil caraïbe" (sur La Célestine). Le Devoir (26-27 mai 2007).
Smith, Paulette Anne. "The Stakes of the ’I-Game’ in Mémoire d’une Amnésique". Journal of Haitian Studies 8.1 (Spring 2002) : 56-78.
Sourieau, Marie-Agnès. "Tactiques narratives dans Mémoire d’une amnésique de J. J. Dominique". The French Review 68.4 (March 1995) : 694-703.

Traductions :
en anglais :

« From Memories of an Amnesiac ». Trad. Marie-Agnès Sourieau. Callaloo 15.2 (Spring 1992) : 445-451 (Interview with Jan J. Dominique, pages 452-454).

Memoir of an Amnesiac. Trad. Irline François. Foreward by Edwidge Danticat. Coconut Creek (Florida) : Caribbean Studies Press, 2008. (Interviews with Jan J. Dominique, Trad. Marie-Josèphe Silver, pages 279-305).








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