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Emission de la semaine du 17 octobre 2008

dimanche 19 octobre 2008 par Robert Benodin

Orlando le 17 octobre, 2008

Actualités Politiques : Grandes Lignes

Bonsoir chers auditeurs. Vous écoutez sur les ondes de Radio Classique Inter, l’émission Actualités Politiques, Grandes lignes, animée par Robert Bénodin.

Nous avons avec nous, sur les ondes de Radio Classique inter, Le sénateur du Nord-est Rudolph Henri Boulos, opinant sur la conjoncture politique.

Rudolph Henri Boulos, nous vous souhaitons la bienvenue une fois de plus sur les ondes de Radio Classique Inter.

RB : L’énormité du désastre cyclonique et le choc qu’il a produit, remplissent l’avant-scène politique et supplantent tout. L’ensemble des problèmes qui sous-tendent la crise multiforme qui ruine le pays depuis plus d’un an, malgré le fait qu’ils n’ont pas encore été résolus, sont momentanément jetés au rancart, pour ressurgit bien sûr.
Pouvez-vous dresser succinctement, le tableau du drame social, économique et politique que vit Haïti et sa problématique ?

RHB : Nous sommes en face d’une situation où la faim est en train de déchirer les entrailles d’un peuple et de ses enfants, « grand-goût Clorox, acide batterie ». Ce peuple n’a pas les moyens pour faire face à la rentrée des classes cette année. Ces enfants qui par le sacrifice de leurs parents ont terminé 12 ans d’études, n’ont aucune option leur permettant de poursuivre leurs études pour arriver à une formation professionnelle. Encore pire il n’y a aucune opportunité d’emploi qui pourrait leur permettre de se caser. Ce qu’ils contemplent dans l’immédiat, comme résultat de l’énorme investissement de leurs parents sur douze ans et de leurs efforts personnels durant la même période, c’est de passer de longues journées à jouer au domino. Avec la nuance que cette fois-ci, ce sera dans les tourments de la faim.
Les petites marchandes qui ont besoin du microcrédit pour pouvoir stimuler l’économie, elles n’ont aucun espoir. Le transport a augmenté énormément. Les paysans ruinés par les intempéries n’ont plus d’accès aux intrants agricoles. Pire, les canaux d’irrigation dévastés par les cyclones ne peuvent plus apporter l’eau. On entend des cris d’alarme partout dans les provinces. On ne voit pas d’où viendra le miracle. Jusqu’à quand peut-on rester dans cet état de misère et espérer l’intervention divine ? Si par malheur, dans l’état exécrable où l’on se trouve aujourd’hui, on est frappé par un autre cyclone, qu’adviendra-t-il ? Ce sera inimaginable.

RB : « Mamit la ap bouilli ! » Cette expression imagée, dépeint clairement l’état d’esprit d’un peuple à bout de souffle et aux abois, qui constate dans les faits, la déclaration récente d’incapacité de Préval, son laxisme, son immobilisme, son absence totale de sens de l’urgence, et son indifférence manifeste, envers sa misère et ses souffrances.
Les 4 ouragans ont-ils éteint le feu qui faisait bouillir la marmite, ou ont-ils atténué sa chaleur ?

RHB : Permettez moi de citer un extrait d’un texte sur la crise économique récente que nous traversons, qui répond en partie à la question que vous posez. « Quand un système, biologique, chimique ou social, dévie trop et trop souvent de sa situation de stabilité, il ne parvient plus à retrouver l’équilibre, et l’on assiste alors à une bifurcation.
La situation devient chaotique, incontrôlable pour les forces qui la dominaient jusqu’alors, et l’on voit émerger une lutte, non plus entre les tenants et les adversaires du système, mais entre tous les acteurs pour déterminer ce qui va le remplacer. Je réserve l’usage du mot "crise" à ce type de période. »
Il y a une lutte qui commence, pas nécessairement entre « les have et les have not », pas entre ceux qui détiennent et ceux qui ne détiennent pas le pouvoir, mais entre tous les acteurs qui vont tout azimute à la recherche de ce qui doit remplacer ce qui est là, le système haïtien qui est entré en « Crise ». Le problème qui se pose en ce moment, on ne sait pas, on ne peut pas savoir ce qui va en résulter.
Comment peut-on éteindre ce feu ? Avec quoi peut-on le faire ? Avec la boue d’un mètre d’épaisseur qui a enseveli les Gonaïves ? Il y a une semaine de cela à Miami, un membre du gouvernement me disait : « Si on utilisait tous les camions qu’on a pour enlever cette boue, il faudra au moins dix ans pour le faire. » Si en moins de quatre ans après le cyclone Jeanne, on a ce qu’on a là aujourd’hui, dans dix ans qu’aura-t-on ? Il faut construire des ponts, des canaux d’irrigation. Il y a plus de 100,000 personnes sans abri. La marmite ne fait que commencer à bouillir. Elle va commencer à créer graduellement l’instabilité économique, politique et sociale. Les grands mangeurs de Port-au-Prince sont en train de jeter de l’huile sur ce feu. Qui contrôle la résurgence du kidnapping que nous constatons aujourd’hui ?

RB : Depuis plus d’un an, Préval ignore ces problèmes :
- déclin rapide des conditions de vie après les émeutes de la faim,
- augmentation de la cherté de la vie,
- plus de 75% de taux de chômage,
- stagnation chronique de l’économie empirée par les intempéries,
- échec de ses déclarations d’intention pour baisser le prix du riz,
- adoption du 1er programme de gouvernement depuis 2 ans, basé sur le DSNCRP,
- caducité d’un tiers du Sénat et pas d’élection jusqu’à présent,
- fragilisation du quorum du Sénat,
- pression extraordinaire du milieu international (les pays tuteurs),
- ras-le-bol exprimé par le milieu international dans la distribution de l’aide pour les sinistrés.

Le pays peut-il continuer à ce train là ?

RHB : Je dois dire, que je ne vois personne qui soit intéresser à résoudre cette liste de problèmes. Il n’y a aucune volonté politique. Ils déclarent qu’ils ne veulent pas faire de trou dans la caisse de l’état. Mais ils préfèrent avoir un trou dans le ventre des enfants qui n’ont rien à manger et qui ne peuvent pas aller à l’école. N’oubliez pas la réponse du prince : « Je ne peux pas faire de miracle ! Je ne peux pas faire sortir du sang des roches ! » En avril jetant la poudre aux yeux du peuple, on lui a promis de faire baisser le prix du riz. Le prix du riz a triplé. On n’a pas fait ce qu’il fallait faire. Ils n’ont pas voulu vraiment résoudre le problème. Ils ne se sont astreints, comme d’habitude, qu’à la duperie. On a l’impression qu’ils veulent maintenir ce peuple préoccuper par la hantise de la faim. Occupé et préoccupé uniquement par l’instinct animal de survie. Ce peuple est réduit qu’à n’avoir comme fonction mental et physique la hantise du prochain repas. Il n’a ni le temps, ni la possibilité de penser, de réfléchir, de prendre conscience de son état. En un mot, abasourdi, il ne peut plus se mettre debout pour clamer son humanité et réclamer ses droits. Ces gouvernants ne veulent pas de contestation, de revendication sociale. Ils préfèrent la corruption pour contrôler les OP armées de Port-au-Prince.
C’est une situation inespérée pour le pouvoir central. Ils n’ont pas fait d’élection. Ils n’ont pas installé le Conseil Electoral Permanent. Ils ont un CEP fait sur mesure. On vient de voir un exemple de la domination de l’Exécutif sur le Législatif, particulièrement sur le Sénat. On présente le 30 septembre la proposition d’annulation de la résolution de radiation du 18 mars 2008 avec le budget rectificatif. A cause de la fragilisation du quorum du Sénat, un seul sénateur, contrôlé par l’Exécutif, opposé à l’annulation de la résolution du 18 mars, a menacé d’infirmer le quorum en abandonnant la session.
Ce soir là ils ont voté pour un budget rectificatif. Il faut voir ce qu’ils ont voté. Les subventions qu’ils se sont donnés.
L’international a dit ce qu’il voulait dire. Lorsque l’ambassadeur panaméen à l’OEA a dit à l’ambassadeur haïtien, je vois les français les américains, les canadiens sont venus avec leurs bateaux. On voit la Minustah faire des efforts pour sauver le peuple gonaïvien. Que fait votre gouvernement ? L’ambassadeur haïtien n’a pu rien dire. Avec 9 milles paires de bottes qui les protégent, ils n’ont rien à craindre.

RB : Considérant, la situation de l’aide post-cyclonique, n’était-ce le geste de Hugo Chavez, Préval aurait pu être dans de beau drap, totalement impotent.
Comment interprétez-vous le fait qu’aucun autre donneur d’aide traditionnel, n’ait pas donné de l’aide directement au gouvernement de Préval/Pierre Louis, jusqu’à présent ?

RHB : Il y a 3 mois de cela, la réponse vient d’un jeune homme, Dan Erikson. Quand CSIS l’un des plus importent think-tank de Washington organisait un débat sur la question, « Est-ce qu’Haïti est en crise ? » L’ambassadeur haïtien aux Etats-Unis était présent. Dan Erikson pour répondre à la question déclare : « Haiti is not a failed state, but a hollow state ». En d’autres termes, Haïti n’est pas un état en faillite, mais un état creux, une coquille vide. C’est un état qui n’a pas de capacité pour assumer, ni répondre à ses obligations, ni satisfaire les besoins de sa population. C’est un état corrompu. Lorsqu’on a des responsables de l’Exécutif et du parlement qui reçoivent de l’argent pour satisfaire les besoins de la population en éducation. Ces sommes sont utilisées pour l’achat d’une piscine, d’un terrain, d’une maison, de voitures luxurieuses à air conditionné et aux vitres fumées, etc.

RB : Préval a avoué sont incapacité de subvenir au besoins du pays, et ses craintes de voir Haïti se transformer en une base opérationnelle de groupes terroristes parallèlement à son rôle de "couloir de transit" du narcotrafic, si la communauté internationale ne met pas la main à la pâte, pour venir en aide à d’Haïti.
L’interprétez-vous comme du chantage, ou une menace ?

RHB : Les deux ! Mais, l’autre question, a-t-il les moyens de faire du chantage et de la menace ? Il ne les a pas ! Il sait qui tient les ficelles de la marionnette. Et sait mieux que tout le monde qui est la marionnette. Il pense que de temps à autre, ayant à sa solde certain pion de l’institution, il peut saisir l’opportunité pour faire des siens. Il sait très bien qu’il est limité. Qu’il n’a pas les coudées franches. Ceux sont des déclarations vides de sens.

RB : 197 millions de dollars US de Petrocaribe, soit 8 milliards de gourdes sont disponibles. Les décisions pour la distribution sont faites. Le ministère de l’agriculture a eu la part du lion, soit 2 milliards 270 millions de gourdes. 710 millions de gourdes sont allouées pour les 142 communes. Les parlementaires veulent gérer une portion de cette allocation dans leur juridiction. L’Exécutif, qui leur avait fait cette promesse, est revenu sur sa promesse.
Que pensez-vous de la distribution ? Qu’auriez-vous fait différemment ?

RHB : Le gouvernement ayant de l’argent en main, est en train de faire des promesses pour tenir la dragée haute à ceux qui sont avides d’argent. C’est un moyen de contrôle. Ce que je peux donner, je peux aussi le retirer. Il y aura toujours des promesses. Il ne faut pas oublier qu’il a des OP armées à qui il doit jeter des miettes. C’est la même méthode clanique qui se poursuit.
Pour la distribution, il faudrait plutôt établir un plan régional, par province. Avec la considération de provinces qui ont des besoins similaires dans une région. Il faudrait un plan avec les maires, les CASEC, les députés, les sénateurs, les instances déconcentrés de l’Exécutif, l’international et les ONG, pour aboutir à un plan coordonné d’exécution de projet porteur de soulagement pour la population à court terme. Il faut aussi retirer momentanément la taxe sur les produits comestibles. Qui a ouvert les vannes de Péligre qui ont contribué à la destruction des rizières ? Le fait que le prix du riz a triplé. En levant la taxe, ceci ne pourra pas handicaper la production nationale de riz. De toute façon, on ne produit que 20% de la consommation. Ces taxes ne contribuent qu’à pénaliser les affamés.
Il faut chercher à réduire le coût de la farine et par ce biais le coût du pain, pour le rendre plus accessible. Peut-on renégocier le PL480 ?
Le pétrole sur le marché mondial a baissé de 50%. Vous n’avez pas fait refléter cette baisse sur le marché haïtien, pour réduire le prix du transport.
Le microcrédit pour les petites marchandes et pour les paysans. Ceux sont les petites marchandes qui achètent les produits des paysans pour les apporter au marché des milieux urbains. Ceux sont eux qui apportent dans le milieu rural, les produits manufacturés. C’est par le biais du microcrédit que le paysan et la petite marchande peuvent stimuler l’économie.
Il faut faire en sorte que ces 200 millions fassent œuvres qui vaillent. Mais que ce ne soit pas le gaspillage traditionnel. Il faut faire en sorte que la majorité bénéficie directement de ces 200 millions. C’est ce qui devrait diminuer la tension sociale.
Quel est le dernier projet d’irrigation ? Ce n’est pas l’ODVA. Il faut mettre les terres cultivables en valeur. On a dans le Nord-ouest, La Plaine de l’arbre et Plaine des moustiques, et pour les irriguer vous avez les Trois rivières, un volume énorme d’eau important qui n’est pas utilisé pour l’irrigation. On peut commencer ce projet avec 20 millions de dollars, ou peut être 10 millions pour la première phase. On a les terres de la Plantation Dauphin et cinq rivières dan le Nord-est. Ces terres sont vides.
Pourquoi vous n’utilisez pas une portion de ces 200 millions pour donner au peuple un soulagement à court terme, comme déjà mentionné. Une autre portion pour des projets à moyen et long terme, en pensant aux étudiants, les écoles professionnelles. Il faut faire des choses pour que ce ne soit pas seulement les petits copains qui en bénéficient. En investissant de la sorte, cela va être une valeur ajoutée, qui va soulager dans l’immédiat et qui va vous rapporter de l’argent dans l’avenir. Il ne faut pas oublier que c’est un prêt, ces 200 millions de dollars. C’est le pays qui aura à les payer dans 15 ans.
Il faudrait aussi penser aussi à Transparency International qui vous regarde. Une utilisation à bon escient de ces 200 millions est un teste, une opportunité pour améliorer l’opinion que l’on se fait du pays le plus pauvre de l’hémisphère et classifié parmi les quatre pays les plus corrompus du monde.

RB : On veut acheter des tracteurs et des équipements lourds. Il y avait des tracteurs donnés par Taiwan.
Où sont-ils ?

RHB : Ils sont en République dominicaine, labourant les terres dominicaines. Ils ont vendu tout ce qui était portable ou mobile. Ceci est important pour ceux qui sont soucieux de maintenir le pouvoir par la voie de la corruption. Ils leur faut financer leurs élections.

RB : Préval courtise-t-il la Diaspora pour en faire son complice dans sa volonté obsessive de vouloir remplacer la Constitution de 1987 ?

RHB : Depuis 1987 ils promettent à la Diaspora la double citoyenneté. Jusqu’à présent rien n’a été fait. Ceux sont de fausses promesses. A Miami il a fait des menaces. On n’a jamais proposé à la Diaspora de s’asseoir sérieusement à une table pour négocier de choses tangibles, à des conditions raisonnables, pour qu’il vienne participer au développement du pays. C’est clair que le temps a prouvé que l’on ne veut pas lui donner ce qu’il espère et ce à quoi il aspire.
A la conférence des Amériques à Miami, le ministre de la Diaspora était venu. Il s’est assit avec les groupes de notables haïtianoaméricains, il leur a proposé de monter une banque. On lui a répondu que oui. On lui a demandé ensuite ce qu’il apportait comme capital. Quand il n’a pas pu répondre, on lui a demandé, s’il n’était pas fatigué de les tromper ? « Ne réalisez-vous pas que l’on ne peut plus croire à vos promesses ? » Pour la prochaine fois, en venant, apportez ce que vous nous avez promis. Et à ce moment là on pourra dialoguer sur toutes vos propositions. En d’autres termes, les gouvernants haïtiens ne peuvent plus avoir la prétention de venir s’assoire à la table avec la Diaspora, sans apporter ce que spécifiquement la Diaspora exige.

RB : La Diaspora a-t-elle intérêt à s’immiscer dans cette manœuvre, ce jeu de dupe ?

RHB : Il faut que la Diaspora tienne un seul langage. Il faut qu’à chaque fois que le gouvernement s’assoit avec la Diaspora, il faut que le langage de la Diaspora soit concerté et uniforme. Il faut que le message soit cohérant et constant. Pour que les gouvernants ne trouvent pas de faille entre les différentes communautés haïtiennes, pour les diviser. Il faut que la demande soit la même partout, la double citoyenneté, dans un temps recors, peu importe le moyen légal utilisé. D’ailleurs ils font ce qu’ils veulent pour servir leurs intérêts. Ils manipulent les lois et la Constitution à volonté pour obtenir ce qu’ils veulent depuis 20 ans.

RB : Il y a-t-il une participation plus seine à laquelle la Diaspora a intérêt à s’adonner ?

RHB : Il faut investir à travers les associations régionales, pour pouvoir supporter directement le développement à partir de la base. Ceci donne un avantage. On devient influent politiquement pas auprès des élus, mais des électeurs. Il faut que la Diaspora joue de prés avec cette base, si elle veut réussir. C’est la Diaspora qui est le plus grand supporteur de l’économie avec 1 milliard 600 millions de dollars US de transfère l’an. Mais on la traite en parent pauvre. La xénophobie fait qu’on la traite en pestiféré.

RB : Qu’est-ce peut arriver dans le jumelage des Communes et des Sections communales avec les associations régionales de la Diaspora, à travers un plan d’action, une courroie de transmission avec ceux qui font l’inventaire des besoins à l’intérieur. Pour qu’on sache dans quoi on investit et pourquoi on investit ?

RHB : Toutes ses associations régionales de la Diaspora doivent avoir en commun un clearing house. Avec l’Internet il y a moyen qu’à travers un site que les associations communales qui regroupent les autorités locales et les associations locales de l’intérieur peuvent préparer des tas de projets qu’il font postés sur le site. On peut envoyer de l’extérieur des techniciens de la Diaspora pour évaluer et vérifier ces projets. Il y a au Canada une organisation ROCAHD qui depuis 5 ou 6 ans gère plusieurs projets en Haïti. Comment ai-je pu dépanner une centaine de pompes, construire une dizaine de ponts, construire des écoles etc. Il faut définitivement avoir des yeux sur place. Il faut s’associer au un regroupement de gens sérieux. Il faut aussi utiliser la force des ONG qui sont dans la zone. Mais, ce n’est pas obligatoire que l’on s’associe aux ONG.

RB : Face à cette situation de chaos, une stagnation chronique de l’économie empirée par les intempéries, d’où viendra ce deus ex-machina au secours du dernier mandat constitutionnel de Préval ?

RHB : Le prince parlant à son cousin lui dit un jour : « Je suis un expert de la déstabilisation. » Il est donc expert dans la gestion du chaos. Ne pas avoir de solutions, ne veut pas dire n’être pas capable d’identifier des solutions. Mais plutôt ne pas avoir la volonté politique pour les appliquer.
Le maintien de ce peuple dans cet état de misère atroce, équivaut non seulement à une forme de répression, mais aussi à une forme d’esclavage mental de ce peuple.
Ne pas réussir un premier mandat. Etre en train d’échouer dans un deuxième. Et vouloir à tout prix un troisième, au nom de la continuité de l’état. Alors l’état c’est le prince. François Duvalier a peut être des adeptes qu’il ignore.
Il nous faut changer de paradigme. Il nous faut changer d’état d’esprit. Il nous faut changer la façon de penser. Les juifs qui ont erré pendant 40 ans dans le désert, attendait-ils un changement de génération ? Une nouvelle façon de penser ?
Nous avons un « hollow state », une coquille vide, un état vide ! On est devenu tous des gonaïviens.

RB : Je vous remercie pour votre participation a notre émission. Et je souhaite pouvoir vous inviter bientôt.

RHB : Je vous remercie. Et je salue tous les auditeurs. Je suis toujours à votre disposition. Il faut nous mettre ensemble pour mettre le pays sur une autre voie








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