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Des organisations de la société civile dominicaine exigent le respect des droits humains

mardi 25 mars 2014 par Administrator

Au cours d’une activité réalisée à Santo Domingo, le 21 Mars 2014, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, des organisations de la société civile dominicaine ont plaidé en faveur de l’éradication des comportements xénophobes qui se manifestent à l’encontre des groupes raciaux en République Dominicaine.

Selon des informations raportées, par le GARR sur son site internet, ces organisations ont réclamé de l’Etat dominicain le respecter des droits humains et la promotion de la tolérance dans le pays.

Intervenant en la circonstance, Ana María Belique, porte-parole du Mouvement Reconoci.do dit reconnaitre les progrès qui se font actuellement dans le monde pour éliminer le racisme. Cependant, elle pense que la victoire sur ce fléau est encore loin à obtenir.

« Beaucoup d’efforts sont en train de se réaliser dans le monde pour éradiquer le racisme. Mais, il reste beaucoup à faire pour arriver à l’égalité de tout un chacun et à l’élimination de la discrimination sous quelle que forme qu’elle apparaisse. », a-t-elle indiqué.

Parlant de la République Dominicaine, Mme Belique a déclaré que dans ce pays de la Caraïbe où vit une forte majorité de personnes d’origine africaine, il se pose un sérieux problème de discrimination raciale. A titre d’exemple, elle a cité l’arrêt 168/13 du Tribunal constitutionnel qui prive du droit à la nationalité dominicaine des milliers de Dominicains/Dominicaines d’ascendance haïtienne.

« L’arrêt TC 168/13 a une portée hautement raciste, car il ne vise que des Dominicains/Dominicaines d’origine haïtienne. Il viole les droits humains, notamment le droit fondamental à l’égalité consacré par la Constitution dominicaine dans son article 39 qui fait injonction à l’Etat dominicain d’adopter des mesures pour prévenir et combattre la discrimination, la marginalisation, la vulnérabilité et l’exclusion dans le pays. », a-t-elle déclaré.

Selon la porte parole du Mouvement Reconoci.do, il n’existe pas de provisions légales pour appliquer la sentence qui, a-t-elle estimé, est en parfaite contradiction avec les traités internationaux signés par la République Dominicaine et ne fait qu’institutionnaliser la discrimination raciale dans ce pays. Elle en a profité pour inviter les autorités dominicaines à annuler cette sentence et travailler pour valoriser la diversité et la richesse qui découlent du mélange culturel dans le pays.

« Nous devons mettre fin aux pratiques discriminatoires qui sont en train d’être institutionnalisées dans le pays et trouver rapidement une solution pour réparer le tort causé aux Dominicains/Dominicaines dénationalisés », a-t-elle insisté.

Signalons que Centro Bonò et MUDHA (Movimiento de Mujeres Dominico Haïtianas) s’étaient associés au Mouvement Reconoci.do dans le cadre de cette activité de commémoration de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale qui s’était déroulée à Santo Domingo devant le Palais national.

EJ/Radio Métropole Haïti

Voir en ligne : Radio Métropole Haïti







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