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Des menaces, des mesures et d’autres contraintes encore ...

jeudi 26 septembre 2013 par Administrator

A six jours de la rentrée scolaire, les autorités du pays ont annoncé mercredi un train de mesures et de sanctions afin de faciliter le retour à l’école.

A l’occasion de la rentrée des classes qui aura lieu le mardi 1er octobre, les autorités disent mettre les bouchées doubles afin d’assurer aux millions d’élèves une année académique dans les meilleures conditions possibles. Le commissaire du gouvernement, Francisco René, le secrétaire d’Etat à la Sécurité publique, Réginald Delva, le commissaire Will Dimanche de la Direction centrale de la police routière (DCPR), le directeur exécutif de Dignité transport/scolaire, Castro Arboite, et Jackson Pléteau, responsable de la Direction de l’enseignement secondaire (DEF) ont fait successivement le point mercredi lors d’une conférence de presse tenue à la Primature.

Le secrétaire d’Etat à la Sécurité publique, Réginald Delva, croit pour sa part que la question de l’éducation est un tout et qu’il est du devoir de la Police nationale d’Haïti (PNH) d’accompagner le Ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) dans le combat pour une éducation de qualité. Selon lui, la sécurité des écoliers dans les établissements scolaires, dans les rues et même dans leurs maisons est de sa compétence. Rappelant les cas d’écoliers kidnappés l’année dernière, notamment à Carrefour, il a affirmé que « cette année, nous voulons que le bilan des élèves kidnappés soit nul ».

Selon lui, pour résoudre le problème du kidnapping dans les établissements scolaires, il est important de prendre en compte la faiblesse de certaines écoles. « Les écoles ont intérêt à mettre en place des structures afin de garantir la sécurité des écoliers, explique-t-il. Le système de renvoi doit être plus vigilant. Quand un bandit entre dans la cour d’une école et qu’il kidnappe un enfant sans opposition, les responsables de cette école auront à s’expliquer. »

« Les parents doivent aussi savoir que la sécurité des enfants ne dépend pas de ces derniers, mais bien d’eux-mêmes, dit Réginald Delva. Ils doivent prendre les mesures appropriées pour éviter la répétition des kidnappings dans les écoles publiques et privées. Au niveau de la sécurité publique, notre rôle est d’identifier les maillons faibles de la chaîne en vue d’apporter des réponses appropriées. »

D’autres mesures d’accompagnement seront prises à l’encontre des marchands qui déposent leurs étals devant les écoles et qui, selon lui, sont pour la plupart des malades mentaux. « L’année dernière, nous avons même surpris des marchands en train de vendre des stupéfiants devant les écoles, a ajouté le secrétaire d’Etat. Il y en a qui servent parfois d’éclaireurs pour les kidnappeurs. Nous allons mettre en place une structure afin d’identifier ces marchands qui se regroupent auprès des établissements scolaires. »

Le changement de direction des rues facilitera la circulation

Par ailleurs, le chef de la circulation, le commissaire Will Dimanche, a insisté sur les raisons qui ont poussé l’Etat haïtien à changer le sens de certaines rues de la capitale. « Ces changements ont pour but de moderniser la circulation dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince, et notamment à Pétion-Ville. Nous sommes dans une période de rodage. Sous peu, la population sera satisfaite de ces changements et la circulation sera plus fluide », a-t-il promis.
Des agents seront placés à des points fixes en vue d’assurer la sécurité des écoliers, promet Will Dimanche. « Parallèlement, nous sommes en train de dégager les trottoirs des véhicules abandonnés, des marchands et autres personnes qui s’en servent à des fins particulières, ajoute-t-il. Nous sommes certains que ces changements amélioreront la circulation pour la rentrée scolaire. »

Transport en commun : Dignité donne le ton

Décrété gratuit depuis l’arrivée de Michel J. Martelly à la magistrature suprême de l’Etat, le service qu’offre la compagnie de transports scolaires Dignité couvre tout le territoire national. « A Port-au-Prince et dans ses environs, la compagnie dispose de 35 points de collecte et de 95 dans tout le reste du pays », a dit Castro Arboite, directeur de la compagnie de transport scolaire Dignité, invitant également les élèves à ne pas vandaliser les autobus.

« Pour cette nouvelle année académique, Dignité continuera de permettre à un plus grand nombre d’élèves de se rendre à l’école dans de meilleures conditions », a-t-il promis tout en vantant les bienfaits de la compagnie, créée en 1995.

Des sanctions contre les mineurs et les directeurs d’école

De son côté, le commissaire du gouvernement, Francisco René, a fait le point sur l’application du décret du 8 décembre 1960 sanctionnant les responsables d’un mineur qui refusent de l’envoyer à l’école. « Selon l’article 1er de ce décret, tout père ou mère, ou toute personne responsable de l’éducation d’un mineur a pour obligation d’envoyer ce dernier à l’école, a-t-il martelé. Dans le cas où un parent ferait le contraire, nous appliquerons l’article qui nous donne le pouvoir de décerner un mandat d’amener contre le père, la mère ou la personne responsable du mineur qui, par négligence, ne fréquenterait pas l’école. »

« Si la personne est reconnue coupable, elle sera passible d’une amende pouvant aller d’un minimum de 5 000 gourdes à un maximum de 50 000 gourdes, ou d’un emprisonnement de deux mois à un an selon l’article 2 du présent décret. Si le responsable est introuvable, il sera pris par l’Etat une mesure hypothécaire sur ses biens »,a-t-il ajouté.

Des peines disciplinaires seront appliquées contre tout mineur qui sera suspendu ou qui interrompra ses études dans un établissement quelconque sans un certificat motivé d’un médecin de la Santé publique. « Et le père ou la mère ou la personne responsable de son éducation sera poursuivie et tombera sous le coup des sanctions prévues au dernier alinéa de l’article 2, à savoir de 5 000 à 50 000 gourdes d’amende et d’un an de prison maximum. »

Selon le commissaire du gouvernement, tout directeur d’école devra expédier à la fin de chaque semaine les noms, prénoms et adresses de tout élève au ministère de l’Education nationale selon l’article 4 de ce présent décret. « Tout directeur d’établissement, tout professeur d’établissement officiel ou privé, haïtien ou étranger, congréganiste ou national encourra les rigueurs de l’article 2 du présent décret s’il est établi que les enfants confiés à leurs soins ont dû abandonner ou suspendre leurs études malgré la volonté des parents. Si le directeur ou le professeur est d’origine étrangère, il pourra être expulsé par le gouvernement haïtien dans les 24 heures », a-t-il conclu.

Jocelyn Belfort

belfort87jocelyn@yahoo.fr

Juno Jean Baptiste

Jeanbaptistejuno@yahoo.fr








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