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De la promesse à l’accomplissement

mercredi 3 avril 2013 par Administrator

Des élèves du 3e cycle fondamental (8e et 9e) au niveau de 5 départements scolaires du pays bénéficient déjà de la formation aux métiers en milieu scolaire (en créole « Metye nan lekòl ».) 17 filières de formation ont été retenues par l’équipe de l’Institut national de formation professionnelle (INFP) qui s’en charge.

Aux Cayes, dans le département du Sud, 717 élèves issus de quatre écoles nationales bénéficient de cette formation. Ces élèves se réunissent au Centre diocésain des arts et métiers (CDAM) et au centre de formation professionnelle, tous deux subventionnés par l’Etat. Ils ont été réhabilités et équipés à cette fin, a indiqué le directeur des opérations de l’Institut national de formation professionnelle, (INFP), Marcel Gabaud.

Aux Gonaïves, dans l’Artibonite, le centre de formation professionnelle publique reçoit dans le cadre de cette initiative un nombre de 650 élèves. Des professeurs ont été formés dans cette perspective, afin d’assurer aux enfants une formation de qualité, a ajouté M. Gabaud.

Au Cap-Haïtien, dans le Nord, 791 élèves suivent les cours à la Fondation Vincent dirigée par les Salésiens, partenaires fidèles de l’activité relative à la formation aux métiers en milieu scolaire, s’est réjoui le cadre de l’INFP. La contribution de ces religieux se révèle d’une grande importance en raison, selon lui, de l’excellence qu’ils prônent.

A Fort-Liberté, dans le Nord’Est, 534 élèves se réunissent régulièrement au centre baptisé Don Bosco Technique (DBTEC) pour apprendre leurs métiers. Issus de plusieurs écoles nationales de la zone, ils reçoivent une formation professionnelle solide, a indiqué le responsable.

A Port-au-Prince, dans l’Ouest, le nombre de participants dépasse largement les objectifs visés. 558 élèves suivent les cours au centre polyvalent de Carrefour alors qu’Haïti tec, un autre partenaire, s’ouvre à plus de 150 jeunes issus de l’école nationale du Canada dans le cadre de cette initiative conçue sur une période de deux ans. D’autres centres de formation technique et professionnelle partenaires, dont le centre pilote devant desservir les communes de Cité Soleil, de Tabarre, etc., ouvriront leurs portes dès le début de l’année académique 2013-2014, afin d’étendre cette activité.

Dans le département du Centre, l’expérience va bientôt démarrer à Maïssade dans un centre de formation publique et à Hinche, chez les Soeurs Sainte-Thérèse de Papaye. Les mêmes préparatifs sont également en cours à Milot, dans le Nord, a annoncé Marcel Gabaud.

Une stratégie de proximité

Pour éviter des déplacements trop longs, les responsables ont identifié des centres de formation capables de desservir un certain nombre d’écoles en périphérie. Cette stratégie facilite la participation régulière des élèves à cette activité qui fonctionne en double vacation, a, par ailleurs, souligné Marcel Gabaud, tout en assurant que les heures additionnelles de formation aux métiers (entre 2 et 3 par semaine) ne dérangent en aucun cas le cursus classique régulier.

Des filières de formation qui répondent aux exigences de l’heure

Les filières sont au nombre de 17, choisies pour la plupart en fonction de la disponibilité d’équipements appropriés au niveau des centres de formation professionnelle, a indiqué le directeur des opérations de l’INFP, rappelant que dans le cadre de l’appui de la Banque interaméricaine de développement, 23 ateliers ont été équipés dans 5 écoles couvrant un nombre de 12 disciplines. Ces ateliers sont donc largement exploités, a expliqué Marcel Gabaud.

Construction de bâtiments, électricité, installations sanitaires, techniques agricoles, techniques windows, transformation des produits agricoles, menuiserie, informatique, céramique art, pose de carreaux, mécanique moto, ferronnerie, coupe, couture, mécanique auto, réfrigération, électromécanique et mécanique d’entretien, telles sont ces filières dont les unes se révèlent plus pratiques que les autres en fonction des exigences du moment.

Concernant les trois premières disciplines, les responsables envisagent d’impliquer les élèves, à la fin du cycle d’études, dans des travaux que l’Etat est en train de réaliser au niveau de plusieurs départements géographiques du pays. Une façon de les aider à mettre en pratique la formation reçue et de rendre à l’Etat une partie de ses investissements dans le cadre de ces cours dispensés gratuitement.

En ce qui concerne les techniques agricoles et la transformation des produits agricoles, ces disciplines ont été retenues en fonction de l’intérêt accordé par l’administration Martelly et le gouvernement Lamothe à l’environnement et à l’agriculture. L’introduction de ce volet de formation dans les écoles fait suite à l’annonce faite pour la première fois par le président de la République, Michel Joseph Martelly, le 17 octobre 2012. Depuis, le ministre de l’Education nationale et de la Formation professionnelle, Vanneur Pierre, a multiplié les efforts ayant abouti à la matérialisation de cette idée.

Lucmane Vieux

lucmanov@yahoo.fr








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