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DE L’URGENCE À LA RECONSTRUCTION : QUEL RÔLE POUR LE CANADA EN HAÏTI ? - Par : David Morin, dans Options Politiques

mardi 6 avril 2010 par William Toussaint

Deux mois après le séisme qui a frappé Haïti en janvier dernier, les autorités
haïtiennes et les partenaires internationaux s’activent maintenant à planifier la
reconstruction. Pour David Morin, le défi qui se pose est de transformer cette crise
en une occasion à saisir pour le développement du pays. Fort de son engagement
passé en Haïti, le Canada pourrait, selon lui, exercer un leadership réel durant ce
processus. Dans cette perspective, l’auteur examine les quatre grandes questions
auxquelles devrait répondre le plan d’action du Canada, soit le cadre de
coopération à privilégier avec les autorités haïtiennes, et les meilleures manières
d’assurer la participation effective du peuple haïtien, d’améliorer la coordination
entre les acteurs internationaux et de mobiliser la diaspora haïtienne.

Two months after the earthquake that hit Haiti in January, the Haitian authorities
and international partners are starting to plan its reconstruction. For David Morin,
the challenge is to transform this crisis into an opportunity for the country’s
development ; one that we have to seize. On the strength of its past involvement in
Haiti, Canada could, according to Morin, exercise real leadership in this process.
From this perspective, the author examines the four broad conditions that Canada’s
action plan has to meet : it must ensure the Haitian authorities have a central place
in the cooperation framework ; it should find the best way to involve the Haitian
people in a meaningful way ; the coordination among the international actors must
be improved ; and the Haitian Diaspora must be mobilized.

Près de deux mois après le terrible séisme qui a frappé
Haïti en janvier dernier, l’action humanitaire continue
de se mettre péniblement en place. Alors que le
Canada entame le retrait graduel de ses troupes déployées
dans le cadre de l’aide humanitaire d’urgence, les esprits —
ceux des donateurs en tout cas — sont déjà tournés vers la
planification de la reconstruction. Fort de son implication
croissante dans ce pays, le Canada a clairement fait entendre
qu’il comptait jouer un rôle de premier plan dans le long
processus qui s’amorce. Reste à savoir lequel. Et la tâche n’a
rien d’aisé. En coulisses, la diplomatie canadienne s’active,
et les consultations vont bon train au sein des ministères et
avec les partenaires pour tenter de définir les contours de sa
future stratégie d’action pangouvernementale.
Si l’ampleur de la désolation causée par le séisme symbolise,
aux yeux de certains, la tabula rasa dans laquelle ils
croient ou espèrent voir l’aube possible d’un « nouvel »
Haïti, l’image est trompeuse. Construire Haïti ? L’ambition
est proclamée après chaque catastrophe naturelle ou
humaine dans ce pays, apportant chaque fois avec elle son
lot de « nouvelles » mesures. L’ignorer reviendrait à oublier
qu’un processus de reconstruction était déjà à l’oeuvre avant
le séisme et à entretenir l’illusion d’une recette miracle qui
n’existe pas.

Malgré l’ampleur du choc du 12 janvier, la vie quotidienne
commence déjà à reprendre ses droits en Haïti. Et la
question se pose de savoir comment transformer la crise en
une occasion à saisir pour le développement du pays. Pour y
arriver, la reconstruction devra privilégier une certaine continuité,
dans les discours et les pratiques, et s’accommoder
de l’héritage du passé récent. Or, en la matière, le bilan est
mitigé. Les leçons apprises invitent assurément à une certaine
humilité. Les premiers résultats de l’action internationale
depuis 2004 sont assez maigres au regard des efforts
investis. En 2009, le Conseil de sécurité admettait que la situation
demeurait critique sur le plan socioéconomique
pour la majeure partie de la population haïtienne.
Malgré ce constat douloureux, les dernières années ont aussi
apporté leur lot de signes encourageants. Ainsi, avant les ouragans
de 2008 et le récent séisme, on notait certains progrès dans
le renforcement de la sécurité, le respect des droits de l’homme
et le dialogue politique. Robert Zoellick, le président du Groupe de la Banque mondiale, soulignait récemment une amélioration dans la perception des recettes et un accroissement des investissements.

Lire le dossier au complet : ici


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6 avril 2010
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1.1 Mo







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