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Attention au « chikugunya » !

mardi 29 avril 2014 par Administrator

Contrairement à ce que laissent croire les ouï-dire, le chikugunya « n’est pas encore dans nos murs ». Entre une vingtaine de cas suspects prélevés notamment à Léogâne et qui devraient être sous peu diagnostiqués au Laboratoire régional de référence pour la Caraïbe (CARFA) et les mesures à adopter pour éviter de l’attraper, les autorités du Ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) semblent avoir jusque-là tenu le coup.

Détectée en République domincaine il y a moins d’un mois, le chikugunya est une maladie transmise par un moustique qui a la particularité de piquer pendant la journée : Aedes albopictus. Il est aussi appelé moustique “tigre” à cause de sa silhouette noire à rayures blanches. A part des douleurs articulaires, des courbatures et des maux de tête, ses conséquences ne sont pas « trop graves ». « Cette maladie n’est pas mortelle », s’empresse de souligner le Dr Jocelyne Pierre-Louis, directrice de la promotion de la santé familiale au MSPP, soulignant que les symptômes apparaissent chez la personne contaminée par le moustique dans 4 à 7 jours.

Comment s’en prémunir ? Le Dr Corvil Salomon, chef de service de la surveillance épidémiologique au MSPP, se veut précis. « Il faut éliminer les eaux stagnantes chez soi et autour de chez soi pour limiter la présence des moustiques », a-t-il recommandé lundi devant un parterre de journalistes à la salle de conférence du ministère. La maladie, selon lui, se manifeste par l’apparition brutale d’une fièvre souvent supérieure à 38.5°C.

Il est de bon ton que chaque membre de la population débarrasse sa demeure de tout objet contenant des gites d’eau susceptibles de générer des foyers de moustiques contaminateurs. En ce sens, les autorités indiquent qu’elles entreprendront toute une série de visites dans certains quartiers afin de sensibiliser la population à la question. « Nous commençons déjà par mettre des systèmes de contrôle dans les parages de l’aéroport Toussaint Louverture –qui est une zone de grandes activités (aller/retour) – afin de mieux combattre la maladie », a affirmé le Dr Salomon, soulignant que des émissions de radio seront lancées afin que la population soit au parfum des mesures préservatives à adopter.

Par ailleurs, dans les quartiers de Drouillard, de Juvénat, plusieurs cas suspects de chikugunya sont déjà détectés et sont sous contrôle. « Ils seront sous peu expédiés au Laboratoire régional de référence pour la Caraïbe. Celui-ci va effectuer des diagnostics de haut niveau pour nous indiquer si oui ou non le chikugunya est en Haïti », a révélé le Dr Corvil Salomon, qui appelle à une action individuelle de chaque citoyen pour éviter la multiplication des moustiques dans leur entourage et concomitamment contrecarrer la propagation de la maladie.

Entre-temps, la maladie sévit en République voisine. 17 cas de chikugunya y sont déjà confirmés jusqu’à aujourd’hui. Les Haïtiens doivent continuer à faire gaffe, comme le conseille le Dr Jocelyne Pierre-Louis : « Continuez à dormir sous les moustiquaires, si vous en avez. Et vous autres, appliquez les mesures préservatives ! »

Juno Jean Baptiste
jjeanbaptiste@lenouvelliste.com

Voir en ligne : Le Nouvelliste







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