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Arrêtez la musique ! - Par : Jean Erich René

dimanche 28 juin 2009 par Erich Jean René

Arrêtez la musique !

Jean Erich René

La symphonie meurtrière qu’exécutent les croque-morts dans les rues d’Haïti
depuis 1990, sous les ordres de Baron Samedi, doit cesser aujourd’hui. Il
est temps de nous ressaisir et de comprendre la grande supercherie de
l’assassin qui se fait passer pour la victime, du multimillionnaire vêtu en
pauvre, de l’athée habillé en prêtre et du capitaliste déguisé en
Christo-marxiste. Enlevons les masques !

A qui profitent ces manifestations sanglantes depuis que le spirituel
interfère dans les affaires du temporel. Au nom de la liberté et de la
justice sociale, Aristide a ravi le trône de César pour faire pire que lui.
Il a trompé le Pape, le peuple et son Parti Politique. Il a reçu à la fois
l’ordre et le mariage, deux sacrements mutuellement exclusifs. Il est le
Chef A Vie de Lavalas. Malheur aux zélés papillons qui s’approchent trop
près de sa lampe ! Ils sont et seront tous brûlés.

Gare aux étudiants qui se laissent induits en erreur par ce matou qui ne
pense qu’à sa tête. Il n’a pas d’amis et n’éprouve aucun sentiment de
reconnaissance envers qui que ce soit, pas même Antoine Izmery qui lui a
cédé sa première maison pour répondre aux exigences de la Constitution
faisant obligation au candidat à la présidence d’avoir pignon sur rue. En
1990 Aristide n’avait pas un centime. Est-ce le Saint Esprit qui est
descendu sous forme de colombe pour bourrer sa poche à ce point. Fanatiques
aveugles, réveillez-vous !

Cassez les vitres des voitures, brûler une fourgonnette de la Minustah,
tuer un passant et faire porter le chapeau méchamment à leurs unités sont
des actes crapuleux dignes seulement des diplomates du béton. Cela fait 23
ans qu’ils fredonnent les mêmes chansons. On finit par avoir les oreilles
rabattues. L’analyse médico-légale révèle que l’individu tué au cours de la
manifestation a été frappé par un instrument contondant, en l’occurrence
une pierre qui ne fait pas partie de l’attirail des soldats de la Minustah.
Si c’était une balle on l’aurait retrouvée dans sa tête et la cartouche
serait repérée sur le macadam. Les traces de la douille suffisent pour que
la balistique indique l’arme et sa provenance. Ce mensonge éhonté à la
saveur aristidienne n’est pas digne des étudiants.

A qui profitent ces crimes ? A ce fou de la politique haïtienne qui,
quoique en exil jusqu’en Afrique du Sud, par sadisme jure de troubler le
sommeil de tous afin de se venger des humiliations subies. Son objectif
confesse-t-il à un ami ce n’est pas son retour mais transformer Haïti en un
brasier où personne ne peut plus vivre en paix. Il ne respecte même pas les
morts. Sous ses ordres le cadavre de Père Jean Juste a été déposé devant le
Palais National. Quelle barbarie !

La transition a trop duré. Nous sommes tous à bout de souffle. De jour en
jour la situation se complique en Haïti. 23 ans de déchouquage et de
manifestations populaires. La France avait connu 18 ans d’anarchie mais un
certain caporal nommé Napoléon, c’est-à-dire un agent 1 de la PNH, a décidé
d’y mettre fin par le coup d’état des 18 brumaire. Sacré Empereur il avait
livré une lutte sans merci aux anarco-populistes et rétabli la paix en
France. Qui est donc, ce chef d’escouade qui va libérer le peuple haïtien
de l’emprise des vagabonds.

Tout devient un sujet de conflit et de manifestation en Haïti. La fixation
du salaire minimum ne relève pas de la compétence du Parlement ni de
l’ADIH. Ces deux institutions ont des rôles à jouer bien sûr. Cependant la
fixation du salaire minimum n’a rien à voir ni à revoir avec les lois de la
Chambre Haute ni Basse. Ce sont les lois de l’économie qui priment sur les
billevesées de certains Parlementaires mal avertis. Sur tous les marchés :
biens, services et monnaie le prix est un jeu d’équilibre entre l’offre et
la demande. Alors si les Sciences Economiques devraient mentir, que Steeven
Benoît réunisse son assemblée de têtes plates pour fixer le taux de change
de la gourde par rapport au dollar, encore le jeu de l’offre et de la
demande. C’est le même dilemme pour les marchés du travail et des facteurs.

L’économie d’un pays est une affaire trop importante pour la laisser à la
discrétion de certains députés constipés. La Courbe de Samuelson confirme
que l’augmentation du salaire minimum de 186% va créer des pertes d’emplois
évidentes dans le secteur de la sous-traitance. Pour éviter cette
révocation massive, on peut élever le salaire à 140 gourdes et garder
l’équilibre. Cependant des mesures d’accompagnement sont indispensables. Le
traitement des salaires exige un minimum de connaissances.

Même lorsqu’on n’est pas initié aux sciences économiques avec un peu de bon
sens on peut comprendre. Il n’y a pas longtemps la question du salaire
minimum faisait rage à la Martinique les LNK avaient manifesté pour obtenir
un salaire minimum de 200 euros. La triste fin de l’histoire c’est la
révocation massive. A la faveur de la Théologie de la Libération depuis
1990 on assiste à la distillation d’une haine implacable contre les
entrepreneurs. Ils ne sont pas des saints mais on ne peut pas les traiter
comme des diables. Malgré tout ils donnent du travail. Au départ d’Aristide
en 2004, on a dévalisé leurs magasins, leurs manufactures. Le commerce et
l’industrie en Haïti étaient moribonds.

Il y a toujours des hijackers aux ordres d’Aristide qui profitent des
circonstances troublantes pour déséquilibrer le secteur entrepreneurial et
aggraver la situation économiques du pays. D’une pierre, ils veulent faire
plusieurs coups. Une juste et légitime manifestation des étudiants a été
renforcée en revendications ouvrières, sous les mains expertes des
acrobates politiques haïtiens qui n’ont que faire de leur réussite ni du
salaire minimum des ouvriers. Traiter d’incompétent le Recteur Jean Vernet
Henri, un as de l’intelligentsia haïtienne, participe de l’effronterie.
Vraiment vous ne connaissez pas l’homme ! Etudiants, cessez de servir de
fer de lance aux politiciens corrompus dont le cœur est à gauche et les
poches à droite. L’accent lugubre de leur partition truffée de fausses
notes met à nu leur plan machiavélique. " Une école où les écoliers
feraient la loi serait une triste école. " disait Ernest Renan. En Haïti
on a atteint le fond du puits. Etudiants, arrêtez la musique, regagnez vos
salles de classe pour les cours de rattrapage !








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